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	<title>sanctions &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Les sanctions ne servent à rien ? Le dessous des cartes avec Me. Amir-Aslani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 09:12:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Entretien du Cercle exclusif avec Me. Amir-Aslani, avocat d’affaires international et expert en géopolitique. Décryptage de la géopolitique des sanctions<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-sanctions-ne-servent-a-rien-le-dessous-des-cartes-avec-me-amir-aslani/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien du Cercle exclusif avec Me. Amir-Aslani, avocat d’affaires international et expert en géopolitique. Décryptage de la géopolitique des sanctions économiques internationales, analyse à 360°, le regard d&rsquo;un intellectuel et acteur de premier plan.</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;interview <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FAuRfbD0kFI" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les sanctions contre l&#8217;Iran, un danger pour l&#8217;Europe ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-sanctions-contre-liran-un-danger-pour-leurope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 07:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que la « stratégie du regard vers l&#8217;Est » commence à être remise en question en Iran, le rapprochement<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-sanctions-contre-liran-un-danger-pour-leurope/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Alors que la « stratégie du regard vers l&rsquo;Est » commence à être remise en question en Iran, le rapprochement diplomatique que le régime a également entamé avec l&rsquo;Occident entre dans une séquence de rapport de force qui s&rsquo;annonce difficile. Menacée dans sa stabilité depuis les manifestations qui ont violemment secoué le pays à l&rsquo;automne 2022, la République islamique se sait acculée face à une jeunesse qui représente les deux tiers de la population iranienne et souhaite bâtir un autre avenir pour l&rsquo;Iran, loin des sanctions internationales et des privations de libertés individuelles. L&rsquo;activisme diplomatique des autorités iraniennes s&rsquo;inscrit dans cette volonté de sortir l&rsquo;Iran de l&rsquo;ostracisme économique et politique, afin de redynamiser l&rsquo;économie iranienne et de redonner des perspectives d&rsquo;avenir à des forces vives qui ne songent pour l&rsquo;heure qu&rsquo;à l&rsquo;exil.</p>
<p style="font-weight: 400;">Alors que la Chine et la Russie, ses alliées asiatiques, donnent de nombreux signes d&rsquo;ambivalence stratégique en dépit des multiples partenariats qui les lient à l&rsquo;Iran, l&rsquo;obligation de diversifier ses relations devrait logiquement ouvrir la voie à la mise au point d&rsquo;un nouvel accord avec l&rsquo;Occident. Le <em>Joint Comprehensive Plan of Action</em>, toujours officiellement en vigueur, prévoit une première porte de sortie puisqu&rsquo;il stipule qu&rsquo;en octobre prochain, plusieurs sanctions occidentales contre l&rsquo;Iran liées aux programmes nucléaires et balistiques auront expiré. Le traité et la résolution onusienne 2231 précisent par ailleurs que les Nations Unies devront également lever l&rsquo;interdiction d&rsquo;importation et d&rsquo;exportation par l&rsquo;Iran de technologies liées aux missiles balistiques, ainsi que les drones d&rsquo;une portée de 300 km ou plus.</p>
<p>Des informations récentes laisseraient néanmoins entendre que les Européens auraient l&rsquo;intention demaintenir l&rsquo;ensemble de ces sanctions en raison du partenariat militaire de l&rsquo;Iran avec la Russie, et de son implication dans le conflit ukrainien aux côtés de Moscou. En réponse, les médias ultra conservateurs iraniens ont menacé l&rsquo;Europe d&rsquo;une accélération du programme nucléaire iranien et d&rsquo;une levée de la distance maximum que l&rsquo;Iran impose pour l&rsquo;heure à ses missiles balistiques, limités à une portée 2000 km. En clair, l&rsquo;Europe serait potentiellement à portée des missiles iraniens. Au-delà d’une rhétorique vindicative de circonstance, comment comprendre cette menace ?</p>
<p>Certes, l&rsquo;arsenal iranien est de haute technicité, et l&rsquo;efficacité de l&rsquo;ensemble de ses missiles balistiques n&rsquo;est plus à démontrer, tant au Yémen qu&rsquo;en Arabie Saoudite. En outre, l&rsquo;Iran en rompant avec ses engagements du traité de Vienne après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, a attendu un an avant de poursuivre son programme nucléaire. En augmentant progressivement son enrichissement d’uranium de 3,67 % à 60 %, il est parvenu en trois ans à devenir un « Etat du seuil », statut qui semble logiquement irréversible et que les Occidentaux, comme les voisins immédiats de l&rsquo;Iran, doivent désormais prendre en considération dans les négociations. Pour autant, il paraît peu vraisemblable que l’Iran s’engage dans un conflit de grande ampleur avec des grandes puissances occidentales, qui de surcroit ne serait pas soutenu par la population iranienne et pourrait générer plus de risques que de bénéfices pour le régime iranien.</p>
<p>Le véritable enjeu est donc plutôt diplomatique. Alors que le retrait des Etats-Unis de l’accord de Vienne avait constitué un premier affront de taille pour l’Iran, Téhéran s’était alors progressivement autorisé à prendre des « mesures compensatoires », avec principalement la relance de son programme nucléaire, dans une volonté d’établir un rapport de force avec les Occidentaux et de les inciter à rouvrir les négociations. Alors que celles-ci étaient sur le point d’aboutir, la violente répression du régime envers les manifestations de l’automne 2022 en Iran a mis un nouveau coup d’arrêt au processus. La reprise d’échanges officieux, bien que démentis par Téhéran et Washington, laissait espérer la conclusion d’un accord informel, conçu pour contourner l’épreuve de l’examen du traité par le Congrès américain, très divisé sur le sujet.</p>
<p>L’Iran serait en effet prêt à un ralentissement de son programme nucléaire sous réserve d’obtenir la levée des principales sanctions économiques et le dégel d’actifs bloqués à l’étranger, qui représentent plusieurs milliards de dollars et lui sont nécessaires pour soulager une économie exsangue. Preuve de sa bonne volonté, Téhéran a rétabli sa coopération avec l’AIEA sur ses sites sensibles, ce qui semblait être le principal obstacle à une reprise du <em>JCPoA</em>.</p>
<p>Dans un tel contexte, les rumeurs concernant un maintien des sanctions visent certainement à tenter d’éloigner l’Iran de la Russie, alors même que les contentieux envers cette ambivalente alliée se multiplient et qu’à Téhéran même, la pertinence et les gains d’un tel partenariat commencent à être questionnés. Cette stratégie méconnaît cependant les intentions de l’Iran, désormais attaché à diversifier ses relations, qui ne l’amèneront pas nécessairement à rompre avec la Russie pour prix d’un rapprochement avec l’Occident. Si les Occidentaux refusent donc de lever les sanctions stipulées dans l’accord de Vienne &#8211; alors même que leur statut de membre signataire du traité les y oblige – le risque est de nourrir l’argumentaire des ultra-conservateurs iraniens, qui y verront clairement une absence totale de volonté d’éviter la mort définitive du <em>JCPoA</em> et de proposer un texte alternatif ou transitoire. L&rsquo;Iran se sentant exonéré de tous ses engagements n&rsquo;en poursuivra que davantage ses programmes militaires, ce qui compromettrait ses efforts diplomatiques entrepris par ailleurs avec ses voisins du Moyen-Orient. Une telle décision de la part des Occidentaux pourrait donc entraîner un regain d&rsquo;instabilité dans la région. Ont-ils les moyens de l’assumer ?</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans L&rsquo;Atlantico du 23/07/2023.</strong></p>
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		<title>Ardavan Amir-Aslani, invité de RFI</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-rfi-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 May 2022 09:00:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ardavan Amir Aslani a eu le plaisir d&#8217;être l&#8217;invité de RFI English afin d&#8217;intervenir sur les leçons à tirer de l&#8217;Iran<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-rfi-2/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ardavan Amir Aslani a eu le plaisir d&rsquo;être l&rsquo;invité de RFI English afin d&rsquo;intervenir sur les leçons à tirer de l&rsquo;Iran quant à l&rsquo;efficacité des sanctions occidentales contre Moscou ainsi que sur l&#8217;embargo sur le pétrole et le gaz russes .</p>
<p>Regarder l&rsquo;intégralité de l&rsquo;interview <a href="https://www.youtube.com/watch?v=d345j3spoaw" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>En multipliant les sanctions, Trump crée un bourbier inextricable pour Biden et l&#8217;Iran</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/en-multipliant-les-sanctions-trump-cree-un-bourbier-inextricable-pour-biden-et-liran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 12:52:47 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine lettrine"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-6810 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="lettrine lettrine">L&rsquo;ONU ne se montrant pas complaisante avec son projet de mettre l&rsquo;Iran à genoux, l&rsquo;administration Trump poursuit unilatéralement sa surenchère de sanctions. Début octobre, dix-huit banques iraniennes étaient ainsi exclues du circuit financier international, pénalisant encore un peu plus l&rsquo;économie iranienne déjà exsangue. Une semaine avant le scrutin très attendu de l&rsquo;élection présidentielle américaine, c&rsquo;est le secteur pétrolier qui est visé. L&rsquo;Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain a ainsi annoncé des sanctions à l’encontre du Ministère iranien du pétrole, de la Compagnie pétrolière nationale iranienne et de sa filiale pétrolière, déjà visées par des sanctions en raison de leur soutien à des « organisations terroristes », à savoir les Gardiens de la Révolution. Le département a également sanctionné plusieurs sociétés écrans, filiales et cadres affiliés à ces organisations, dont le ministre iranien du Pétrole, ainsi que quatre personnes impliquées dans l&rsquo;exportation de pétrole iranien au Venezuela et en Syrie.</p>
<p>Afin de permettre à l&rsquo;économie iranienne de survivre malgré les sanctions, le secteur énergétique iranien a en effet trouvé quelques parades, en exportant notamment vers la Chine et la Syrie environ 300 000 à 400 000 barils de brut par jour, une chute néanmoins de 2,5 millions de barils par rapport au niveau d&rsquo;exportation de l&rsquo;Iran avant mai 2018. Conscient de ce contournement, Donald Trump avait déjà placé quatre jours plus tôt sur liste noire six entités chinoises et deux personnalités – le DG et le PDG du groupe Reach Holding – pour leurs liens commerciaux avec la compagnie maritime iranienne Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL) et sa filiale Hafez Darya Arya Shipping Company. Le Venezuela est également un client de l&rsquo;Iran qui avait envoyé en mai dernier cinq tankers chargés de pétrole et d&rsquo;additifs pour l&rsquo;industrie pétrolière, au grand dépit des Etats-Unis qui convoitent le pétrole vénézuélien et rêvent de faire tomber Nicolas Maduro à cette fin. Le rapprochement de Téhéran et Caracas était donc naturellement vu d&rsquo;un mauvais œil et devait faire l&rsquo;objet de sanctions tôt ou tard.</p>
<p>Les réactions iraniennes à ces nouvelles annonces ne se sont pas faites attendre. Dès lundi, Mohammad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères iranien, a dénoncé « <em>l&rsquo;addiction</em> » des Etats-Unis aux sanctions, et n&rsquo;a pas manqué de rappeler que la « pression maximale » n&rsquo;avait fait que diminuer leur influence à travers le monde. Le porte-parole de la mission de l’Iran auprès des Nations Unies a pour sa part dénoncé «<em> l&rsquo;hostilité des Etats-Unis envers le peuple iranien</em> ». Personnellement visé par ces sanctions, le ministre du Pétrole ne semblait guère intimidé : « <em>Imposer des sanctions à mes collègues et à moi-même est une réaction passive à l&rsquo;échec de la politique de Washington visant à réduire à zéro les exportations de pétrole brut [de l&rsquo;Iran]. L&rsquo;ère de l&rsquo;unilatéralisme est terminée dans le monde. L&rsquo;industrie pétrolière iranienne ne sera pas paralysée.</em> »</p>
<p>A Téhéran comme partout ailleurs, nul n&rsquo;est dupe de la manœuvre américaine. Sous couvert de « lutte contre le terrorisme » et contre les « activités de déstabilisation » des Pasdarans au Moyen-Orient, ces sanctions témoignent surtout d&rsquo;une fuite en avant désespérée et de la profonde fébrilité qui saisit la Maison-Blanche, alors que les derniers sondages donnent Donald Trump huit points derrière son adversaire démocrate Joe Biden. Le candidat démocrate a répété à l&rsquo;envi qu&rsquo;en cas de victoire, il reprendrait les négociations avec Téhéran. De la même manière qu&rsquo;il s&rsquo;est d&#8217;emblée refusé à reconnaître son éventuelle défaite, Donald Trump s&#8217;emploie désormais à multiplier les obstacles à la fois pour Joe Biden et pour l&rsquo;Iran, de façon à rendre sa « pression maximale » irréversible.</p>
<p>En frappant le secteur pétrolier iranien de sanctions autorisées par les dispositions antiterroristes adoptées après les attentats du 11 septembre 2001 – au fort poids symbolique – Trump rend effectivement la tâche de Joe Biden particulièrement délicate sur le plan politique pour la justifier auprès de l&rsquo;opinion américaine. A travers ces nouvelles sanctions, il vise clairement la force Al-Qods, l&rsquo;unité d&rsquo;élite de l&rsquo;armée iranienne dirigée par Ghassem Soleimani avant son assassinat sur ordre de Washington en janvier dernier, et s&#8217;emploie à souligner le lien qui existe entre les Pasdarans et le secteur énergétique iranien.</p>
<p>Du côté des clients de l&rsquo;Iran, les choses sont également rendues plus complexes puisque désormais, les entreprises internationales ne pourront pas investir dans le secteur énergétique iranien ou même acheter du pétrole à l’Iran sans se heurter à ces sanctions. La Tanzanie, elle-même impliquée pour « transferts illicites » de brut iranien vers l&rsquo;émirat de Fujairah et la Malaisie, a décidé de retirer leur pavillon à quatre tankers qui avaient rejoint récemment le registre africain. Un négociant en pétrole à Téhéran cité par le <em>New York Times</em>, résume parfaitement l&rsquo;enjeu : « <em>Ils empêchent l&rsquo;Iran et Biden de sortir de ce bourbier. Il semble que Trump pense qu&rsquo;il pourrait perdre et se précipite pour resserrer le nœud coulant sur l&rsquo;Iran et sur la diplomatie de Biden. </em>»</p>
<p>Il n&rsquo;en reste pas moins que les sanctions n&rsquo;infléchissent nullement la position de la République islamique, tout en créant les conditions d&rsquo;une grave crise humanitaire en Iran, puisqu&rsquo;elles ont dramatiquement réduit les stocks de médicaments essentiels tels que l&rsquo;insuline et les vaccins anti-grippaux, et complexifient l&rsquo;acheminement de matériel médical indispensables en pleine pandémie de Covid-19, les entreprises importatrices ne pouvant pas payer en raison des restrictions sur les transactions bancaires. L&rsquo;Iran comme le monde entier a les yeux rivés sur la situation politique à Washington, à quelques jours d&rsquo;une élection cruciale pour son avenir. Pour autant, la question de savoir si Joe Biden parviendra à dégager les deux pays du « bourbier » dans lequel l&rsquo;administration Trump les a entraînés est incertaine. Car même en cas de victoire du candidat démocrate, il est certain que la situation actuelle perdurera au moins jusqu&rsquo;au 20 janvier, date de son investiture. Autant dire une éternité&#8230;</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 01/11/2020.</strong></p>
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		<title>Pourquoi l&#8217;Iran a-t-il saisi la Cour internationale de Justice contre les États-Unis ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/pourquoi-liran-a-t-il-saisi-la-cour-internationale-de-justice-contre-les-etats-unis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 06:36:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Iran a saisi la Cour internationale de Justice en vue de faire condamner les États-Unis pour les sanctions que ce<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/pourquoi-liran-a-t-il-saisi-la-cour-internationale-de-justice-contre-les-etats-unis/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Iran a saisi la Cour internationale de Justice en vue de faire condamner les États-Unis pour les sanctions que ce pays a réimposées sur l&rsquo;Iran suite à la décision de l’administration américaine de sortir de l’accord nucléaire du 14 juillet 2015, communément appelé “JCPOA”. Cette saisine de la Cour est effectuée sur la base du traité d’amitié signé entre l&rsquo;Iran impérial et les États-Unis le 15 août 1955, à un moment où ces deux pays étaient particulièrement proches. Rappelons qu’en 1953, soit deux ans auparavant, le gouvernement séculier et démocratiquement élu du Dr. Mohammad Mossadegh avait été renversé par un coup d’État fomenté par ces mêmes États-Unis, qui avaient rétabli le chah sur son trône.</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;article sur <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/pourquoi-liran-a-t-il-saisi-la-cour-internationale-de-justice-contre-les-etats-unis-64429/" target="_blank" rel="noopener">Le Nouvel Economiste</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les sanctions contre l&#8217;Iran peuvent aussi toucher la France</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-sanctions-contre-liran-peuvent-aussi-toucher-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 May 2018 18:57:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les sanctions américaines renouvelées peuvent blesser l&#8217;Iran, mais également devenir un obstacle pour les alliés de l&#8217;Amérique. Regardez l&#8217;intégralité de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-sanctions-contre-liran-peuvent-aussi-toucher-la-france/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les sanctions américaines renouvelées peuvent blesser l&rsquo;Iran, mais également devenir un obstacle pour les alliés de l&rsquo;Amérique.</p>
<p>Regardez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;interview <a href="https://edition.cnn.com/videos/tv/2018/05/25/france-nuclear-fallout.cnn/video/playlists/iran-u-s-relations/" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Rompre un contrat de travail en Iran est une démarche complexe »</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/%e2%80%89rompre-un-contrat-de-travail-en-iran-est-une-demarche-complexe%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2017 14:17:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En dépit de la levée des sanctions en 2016, les entreprises font preuve de frilosité à s’implanter en Iran déplore<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/%e2%80%89rompre-un-contrat-de-travail-en-iran-est-une-demarche-complexe%e2%80%89/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="chapo-article">En dépit de la levée des sanctions en 2016, les entreprises font preuve de frilosité à s’implanter en Iran déplore Ardavan Amir-Aslani, auteur du livre « Faire des affaires avec l’Iran » (Eyrolles), interviewé à la veille de l’élection présidentielle le 19 mai.</h4>
<p>Lisez l&rsquo;article dans son intégralité sur <a href="https://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/droit-du-travail/contrat-de-travail/0212058464308-rompre-un-contrat-de-travail-en-iran-est-une-demarche-complexe-309698.php">Les Echos.fr </a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview : « Un an après l&#8217;accord sur le nucléaire, c&#8217;est la douche froide en Iran »</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-un-an-apres-laccord-sur-le-nucleaire-cest-la-douche-froide-en-iran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 11:34:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un an après, l&#8217;accord sur le nucléaire iranien n&#8217;a pas tenu ses promesses. L&#8217;engouement pour la marché iranien perçu comme<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-un-an-apres-laccord-sur-le-nucleaire-cest-la-douche-froide-en-iran/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rts-module-infosport-main-intro">
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<div class="inner-module">Un an après, l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien n&rsquo;a pas tenu ses promesses. L&rsquo;engouement pour la marché iranien perçu comme un eldorado est retombé, selon l&rsquo;avocat iranien Ardavan Amir-Aslani, interrogé vendredi par la RTS.</div>
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<p>« L&rsquo;économie iranienne n&rsquo;a pas connu la croissance espérée, même si l&rsquo;inflation est un peu stabilisée. Globalement, il n&rsquo;y a pas eu de création d&#8217;emplois, les investissements étrangers se font attendre, toujours sur la menace de sanctions américaines. Et l&rsquo;élection de Donald Trump à Washington n&rsquo;a pas aidé pour faire avancer les choses dans le bon sens », détaille Ardavan Amir-Aslani dans le Journal du matin sur La Première.</p>
<p>Si seulement 10% des objectifs en termes d&rsquo;investissements étrangers directs ont été remplis à la suite de la levée des sanctions, cela s&rsquo;explique aussi par la question bancaire, estime cet avocat franco-iranien au barreau de Paris.</p>
<h3>Frilosité bancaire</h3>
<p>En effet, l&rsquo;accord nucléaire du 14 juillet 2015, implémenté le 16 janvier 2016, a réalisé seulement la levée des sanctions liées au nucléaire. Mais il n&rsquo;a pas traité la question des sanctions américaines qui sont les plus importantes et les plus menaçantes, observe Ardavan Amir-Aslani.</p>
<p>Résultat: aujourd&rsquo;hui, les banques internationales, les banques européennes, qui sont légalement autorisées à transférer des fonds en euros vers l&rsquo;Iran ou à financer des projets, refusent de s&rsquo;y impliquer par crainte d&rsquo;éventuelles sanctions américaines. Les projets industriels, faute de financement, n&rsquo;ont aucune chance d&rsquo;aboutir.</p>
<h3>Un pays « déçu » en stand-by</h3>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Iran est globalement en stand-by, constate Ardavan Amir-Aslani, qui mentionne la décision du groupe Total, la semaine passée, de mettre en suspens ses projets d&rsquo;investissements. L&rsquo;entreprise pétrolière française attend de voir si l&rsquo;administration Trump va prendre, en juin, l&rsquo;executive order nécessaire pour prolonger la levée des sanctions, raconte-t-il.</p>
<p>« L&rsquo;accord n&rsquo;a pas servi à rien », défend toutefois ce spécialiste du Moyen-Orient. « Il a servi à créer l&rsquo;espoir, à amorcer le retour de l&rsquo;Iran sur la scène internationale et à reprendre ses exportations pétrolières, mais sur le plan pratique, la population iranienne n&rsquo;en a pas perçu les profits. Les Iraniens ne voient pas d&rsquo;amélioration de leur sort au quotidien », assure-t-il, soulignant la déception qui prédomine dans ce pays de 82 millions d&rsquo;habitants, où 70% de la population a moins de 42 ans.</p>
<p>Juliette Galeazzi</p>
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<p>Ecoutez en intégralité l&rsquo;émission <strong><a href="http://www.rts.ch/play/radio/linvite-de-la-redaction/audio/linvite-de-la-redaction---ardavan-amir-aslani-avocat-franco-iranien-specialiste-du-moyen-orient?id=8412985">ICI</a>.</strong> Extrait vidéo de l&rsquo;interview<strong> <a href="https://www.rts.ch/info/monde/8432062--un-an-apres-l-accord-sur-le-nucleaire-c-est-la-douche-froide-en-iran-.html">ICI</a>.</strong></p>
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		<title>Les États-Unis, justiciers du business mondial</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-etats-unis-justiciers-du-business-mondial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 14:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[embargo]]></category>
		<category><![CDATA[législation américaine]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>
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					<description><![CDATA[Au nom de la lutte contre la corruption ou l&#8217;évasion fiscale, les Etats-Unis imposent le droit américain à toute la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-etats-unis-justiciers-du-business-mondial/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="chapo title_gamma" style="text-align: justify;">Au nom de la lutte contre la corruption ou l&rsquo;évasion fiscale, les Etats-Unis imposent le droit américain à toute la planète. Pour mieux servir leurs intérêts.</h3>
<p style="text-align: justify;">Elle s&rsquo;appelle Lorna G. Schofield: 1,60 mètre à peine juchée sur ses escarpins, mais une poigne d&rsquo;acier. En l&rsquo;espace d&rsquo;une décennie, cette juge fédérale d&rsquo;origine philippine est devenue la bête noire des grands groupes mondiaux. Une sorte de justicière en jupon bien décidée à faire respecter l&rsquo;ordre. L&rsquo;ordre américain, en tout cas. Pas de colt à la ceinture, mais une pile de bouquins de droit sur son petit bureau au tribunal de Manhattan.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est elle qui a confirmé en mai 2015 <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/l-amende-de-bnp-paribas-aux-etats-unis_1548596.html" target="_self">l&rsquo;amende record de 8,9 milliards de dollars infligée à BNP Paribas</a>. Motif: la violation des embargos américains. Les juristes ont une expression alambiquée pour décrire cette histoire: l&rsquo;extraterritorialité du droit américain ». En clair, l&rsquo;exportation des lois américaines au-delà des frontières du pays.</p>
<h3 class="intertitre title_delta" style="text-align: justify;">Toute transaction en dollars sous le joug de la législation américaine</h3>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène ne date pas d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, mais l&rsquo;arsenal juridique de l&rsquo;Oncle Sam s&rsquo;est encore complexifié ces dernières années. Il y a d&rsquo;abord le fameux Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), mis en place en 1977 et étendu aux entreprises étrangères en 1998, qui vise à éradiquer la corruption du milieu des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis la loi Amato-Kennedy, qui date de 1996 et interdit à tout acteur &#8211; Etat ou entreprise &#8211; d&rsquo;investir plus de 40 millions de dollars par an dans un certain nombre d&rsquo;Etats voyous (Libye, Soudan, Iran&#8230;). La réglementation Helms-Burton prohibe, elle, tout « trafic » avec Cuba de biens ayant appartenu directement ou indirectement à des Américains (ou à des Cubains naturalisés) avant la révolution cubaine.</p>
<div id="inread_ms" class="pub_content_display" style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">S&rsquo;ajoute enfin le traitement Ofac, qui interdit tout business avec des personnes ou des organisations ciblées sur la fameuse <em>blacklist </em>du Trésor américain. Chaque fois, il suffit d&rsquo;avoir utilisé le dollar lors d&rsquo;une transaction pour tomber sous le joug d&rsquo;un de ces textes. La procédure est alors bien rodée. En cas de soupçon de fraude ou de triche, l&rsquo;entreprise est sommée d&rsquo;enquêter sur ces pratiques pour justifier de sa bonne foi. Si elle collabore, l&rsquo;amende sera modeste.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si elle traîne des pieds, l&rsquo;addition peut se chiffrer en millions de dollars. Avec, à la clé, la menace de saisie de tous les biens aux Etats-Unis et même carrément l&rsquo;interdiction d&rsquo;activité sur le territoire américain. Dernier outil mis au point il y a deux ans: <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/fatca-une-loi-americaine-difficile-a-appliquer_1378739.html" target="_self">le Foreign Account Tax Compliance Act (Fatca)</a>, qui donne au fisc américain les pouvoirs extraterritoriaux pour contraindre les banques étrangères à lui fournir toutes les informations sur les comptes et avoirs des citoyens américains partout dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien utile pour traquer <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/l-evasion-fiscale_1492273.html" target="_self">les évadés fiscaux</a>! « Depuis quelques années, l&rsquo;Amérique brandit de plus en plus souvent son étoile de shérif du business international », remarque Ali Laïdi, chercheur à l&rsquo;Institut de relations internationales stratégiques (Iris).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au fait, pourquoi s&rsquo;en plaindrait-on? Après tout, lutter contre la corruption ou le financement du terrorisme n&rsquo;a rien de répréhensible! C&rsquo;est la justice américaine qui a démonté <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/sport/football/scandale-a-la-fifa_1683600.html" target="_self">le système de corruption généralisée au sein de la Fifa</a>. C&rsquo;est encore la justice américaine qui, grâce au Fatca, a fait plier <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/ubs-banque-suisse_1491859.html" target="_self">la banque suisse UBS</a> et ouvert la voie à l&rsquo;échange automatique d&rsquo;informations entre les services d&rsquo;impôts des différents pays pour lutter contre l&rsquo;évasion fiscale.</p>
<h3 class="intertitre title_delta" style="text-align: justify;">Un « espionnage paré des vertus de la légalité »</h3>
<p style="text-align: justify;">Sauf que derrière les bons sentiments brillent souvent les dollars du business. Ainsi, sur les dix plus grosses amendes infligées pour corruption par le Trésor américain, sept concernent des entreprises étrangères et trois, des groupes français. Les entreprises américaines seraient-elles plus vertueuses? Pas forcément.</p>
<p style="text-align: justify;">« Quand vous avez décidé des règles du jeu, vous êtes forcément sur votre terrain, ce qui procure un avantage décisif », reconnaît Stéphane de Navacelle, avocat au barreau de New York et de Paris. Là où le jeu devient nettement moins drôle, c&rsquo;est lorsque la sanction s&rsquo;accompagne de la désignation par la justice américaine de<em>corporate monitors </em>chargés de surveiller, pendant une période pouvant aller jusqu&rsquo;à trois ans, les moindres faits et gestes de l&rsquo;entreprise. « Ils peuvent ouvrir toutes les portes. Aucun dossier, même sensible, ne leur échappe », explique l&rsquo;avocat François Ameli.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2014, un rapport de la délégation parlementaire au renseignement, présidée alors par <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/jean-jacques-urvoas-nos-prisons-nous-annoncent-des-malheurs_1811643.html" target="_self">Jean-Jacques Urvoas</a>, dénonçait vertement un « espionnage paré des vertus de la légalité ». Combien sont-ils ces « moniteurs » actuellement à BNP Paribas? Silence gêné des dirigeants de la banque française. On parlerait d&rsquo;une équipe de sept à huit juristes affûtés&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">« L&rsquo;extraterritorialité du droit américain est une des nouvelles armes de la guerre économique moderne », attaque Hervé Juvin, de l&rsquo;observatoire Eurogroup Consulting. L&rsquo;exemple le plus frappant de ces derniers mois: l&rsquo;ouverture du marché iranien après <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/accord-sur-le-nucleaire-iranien_1667895.html" target="_self">l&rsquo;accord sur le nucléaire de l&rsquo;été 2015</a>. <strong>« Le flou juridique, notamment sur la question de la rétroactivité des sanctions dans neuf ans si l&rsquo;Iran ne tient pas ses promesses, fait que tout le monde marche sur des oeufs », témoigne l&rsquo;avocat d&rsquo;affaires Ardavan Amir-Aslani, installé à Téhéran.  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Frédéric Sanchez, le PDG du groupe Fives, confirme: « On a signé en janvier un contrat pour la construction d&rsquo;une usine d&rsquo;aluminium pour un montant d&rsquo;au moins 200 millions d&rsquo;euros, mais tout est à l&rsquo;arrêt, faute de financement. » Même histoire pour Suez, qui n&rsquo;a pas trouvé les 150 millions de dollars nécessaires pour avancer sur le projet d&rsquo;amélioration du réseau des eaux de Téhéran.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les grandes banques européennes sont tétanisées par l&rsquo;affaire BNP Paribas. Depuis huit mois, Airbus attend le feu vert du Trésor américain pour poursuivre <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/iran-teheran-veut-signer-l-achat-de-114-airbus-lors-de-la-visite-de-rohani_1756733.html" target="_self">son deal avec Iran Air portant sur une centaine d&rsquo;appareils</a>.<strong> « Les groupes américains n&rsquo;en profitent pas immédiatement mais, au moins, le marché reste vierge », poursuit Amir-Aslani.</strong> Comme si l&rsquo;Amérique avait fait sienne la devise de lord Palmerston: « En diplomatie, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;amis ou d&rsquo;ennemis, il n&rsquo;y a que des intérêts. »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Retrouvez cet article dans <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/les-etats-unis-justiciers-du-business-mondial_1838440.html">L&rsquo;Express.</a></p>
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		<title>L’avenir de la réforme en jeu en Iran à l’occasion des élections</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/lavenir-de-la-reforme-en-jeu-en-iran-a-loccasion-du-deuxieme-tour-des-elections-parlementaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Rouhani]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les Iraniens étaient appelés aux urnes ce vendredi, ces élections législatives pourraient bien avoir des conséquences géopolitiques internationales,<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/lavenir-de-la-reforme-en-jeu-en-iran-a-loccasion-du-deuxieme-tour-des-elections-parlementaires/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que les Iraniens étaient appelés aux urnes ce vendredi, ces élections législatives pourraient bien avoir des conséquences géopolitiques internationales, sur fond de levée effective des sanctions qui frappent toujours le pays aujourd’hui.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vendredi 29 avril, les électeurs iraniens se sont de nouveau rendus aux urnes afin de participer au deuxième tour des élections parlementaires. Des 290 sièges en jeu, 68 sièges restaient encore à pourvoir, soit presque un quart des sièges. Il s’agissait des circonscriptions, dont celles des villes de Shiraz et de Tabriz, où aucun candidat n’a pu recueillir le score minimal de 25%. Lors des élections du premier tour, le 26 février dernier, les candidats réformateurs se revendiquant du courant du Président réformateur Rouhani se sont vus attribuer 95 sièges alors que les candidats conservateurs ont remporté 103 sièges.</p>
<p>C’est dire si l’enjeu de ce second tour est de taille puisqu’en fonction du camp qui emportera le plus de sièges, la majorité parlementaire pourrait basculer et revêtir une couleur différente. Les réformateurs ont besoin de remporter 51 des 68 sièges à pourvoir pour contrôler le pouvoir législatif. Avec les candidats d’ores et déjà élus ayant concouru sous une étiquette d’indépendants mais se revendiquant quand même du camp de la réforme, le Président Rouhani pourrait, en cas de victoire, disposer de la majorité parlementaire nécessaire pour réaliser sa politique de réforme.</p>
<p>Or, rien n’est moins sûr. En effet, l’administration Rouhani a de plus en plus de mal à convaincre la population iranienne que sa stratégie qui consistait à mettre fin aux sanctions internationales en abandonnant la quête du nucléaire produira des effets concrets dans le développement économique du pays. Elle est fragilisée. En effet, les Iraniens n’ont pas vu les bienfaits économiques anticipés en plus de 3 mois depuis l’implémentation de l’accord nucléaire du 14 juillet dernier. Malgré la nouvelle possibilité octroyée aux banques non américaines de participer au financement des opérations en Iran, rares sont les banques européennes ou asiatiques qui se sont risquées à engager l’Iran. Cela signifie que la plupart des accords commerciaux annoncés à l’occasion de la visite du Président Rouhani en France fin janvier dernier sont restés lettres mortes faute de financement. Les banques européennes restent tétanisées par l’affaire de la BNP Paribas qui s’est vu imposer une amende de 9 milliards de dollars pour avoir assuré un flux financier en dollars avec l’Iran.</p>
<p>A vrai dire, s’il est vrai que les sanctions frappant l’Iran du fait du nucléaire ont été levées, les sanctions américaines, en revanche, sont restées intactes. Outre celles qui frappent des personnes physiques ou morales iraniennes nommément désignées comme la première compagnie aérienne du pays ou la deuxième banque nationale, des transactions en dollars par le biais du système financier américain restent interdites. Sachant que 98% des flux en dollars passent par New York, de fait aucune transaction en dollars ne peut voir le jour avec l’Iran. Les banques non américaines ont donc, par crainte de voir leur responsabilité pénale ou civile engagée, tout simplement refusé de traiter avec l’Iran. Ceci a pour conséquence de priver l’Iran des bienfaits économiques qu’il espérait récolter du fait de la levée des sanctions. Avec pour conséquence inéluctable de mettre à mal tant la crédibilité du courant de la reforme incarnée par Rouhani que les chances de l’intégration économique du plus grand pays émergent non encore émergé.</p>
<p>Ce constat a amené le guide de la révolution iranienne, l’Ayatollah Khamenei, l’autorité en dernier ressort du pays, à déclarer ce mercredi que les Américains n’ont levé les sanctions que sur le papier. L’affaire de la confiscation de 2 milliards de dollars d’actifs de la banque centrale iranienne au mépris du principe d’immunité des banques centrales à l’issue d’une décision de la Cour Suprême américaine a même incité le Président Rouhani à qualifier la chose de “hold up”. La frustration des autorités iraniennes ne fait que traduire l’anxiété qu’un échec éventuel du camp de la réforme engendrerait dans les élites iraniennes. Le temps joue contre les réformateurs. D’ici six mois auront lieu les élections américaines et rien ne présage de l’avènement d’un Président favorable à l’Iran, ni chez les Démocrates, ni chez les Républicains. Pareillement, en 2017 aura lieu en Iran l’élection présidentielle. Ainsi, si dans les mois à venir l’obstacle du financement bancaire n’est pas réglé, le paysage politique en Iran risque de changer pour le pire avec les conséquences régionales que cela pourrait entraîner à Damas, Bagdad, Beyrouth, Sana’a ou ailleurs. Des conservateurs hostiles au retour de l’Iran dans la communauté internationale, comme l’ancien Président Ahmadinejad, se préparent à un retour aux affaires.</p>
<p>Lors d’un récent échange que j’ai eu avec les responsables du bureau des sanctions du département du trésor américain (Office of Foreign Asset Control ou OFAC), je me suis vu rétorquer que si les sanctions américaines restent en place, il y a bien une raison. Cette raison, quelle qu’elle soit, risque de faire déraper le processus du retour du géant qu’est l’Iran dans le concert des nations.</p>
<p>Pour le pire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article est paru sur le site <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/avenir-reforme-en-jeu-en-iran-occasion-deuxieme-tour-elections-parlementaires-ardavan-amir-aslani-2682099.html">Atlantico</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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