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	<title>Moyen-Orient &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Syrie, une guerre civile renouvelée ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la Syrie s’enlise dans la violence et les minorités en sont les premières victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Meurtri par treize ans de guerre civile, le pays est confronté à un engrenage de vengeances communautaires. Les nouvelles autorités, incapables d’assurer la sécurité du pays, sont dépassées par les milices qui les ont appuyées pour prendre le pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minorités décimées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en mars dernier, plus de 1 000 Alaouites – minorité dont est issu Bachar al-Assad – ont été massacrés dans la région côtière de l’est du pays, les enlèvements de femmes alaouites se multiplient, rappelant le terrible sort réservé aux femmes yézidies [minorité ethnique et religieuse kurdophone du nord de l’Irak, ndlr] par les bourreaux de Daech entre 2014 et 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juin dernier, ce sont les chrétiens qui ont été ciblés par un attentat sanglant contre l’Église grecque orthodoxe de Saint-Élie à Damas, faisant 25 morts et 63 blessés. D’abord attribué à l’État islamique, cet attentat a été revendiqué par le groupuscule terroriste “Saraya Ansar el-Sunna” qui, d’après les experts, serait composé d’anciens partisans de Hayat Tahrir al-Cham devenus dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la proportion de chrétiens en Syrie a drastiquement baissé depuis le début du conflit en 2011, passant d’environ 1,5 million à seulement 300 000 fidèles aujourd’hui, le patriarche orthodoxe d’Antioche a déclaré pendant la messe des victimes que le gouvernement du président Ahmed Al-Charra portait la responsabilité de ne pas protéger les minorités et que ses condoléances ne suffisaient pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affrontements et revirements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sud du pays est aussi confronté à de violents affrontements entre des tribus bédouines sunnites, la communauté druze et les forces gouvernementales, faisant plus de 500 morts depuis dimanche 13 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après être entrée mardi 15 juillet dans la ville de Soueïda, l’armée syrienne a été sommée de s’en retirer par Israël, qui a bombardé des sites des forces gouvernementales à Damas, affirmant protéger les minorités druzes tout en maintenant ses positions sur le Golan. Le président syrien, qui veut éviter un conflit ouvert avec Israël, s’est exécuté et a annoncé transférer “à des factions locales et des cheiks” druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’accord du 10 mars dernier entre Damas et les Kurdes pour l’intégration de ces derniers à l’administration syrienne n’est toujours pas appliqué. Mazloum Abdi, le dirigeant militaire des Kurdes, a renouvelé sa préférence pour une administration décentralisée, refusant de céder aux pressions américaines. Échaudés par le déchaînement de violence et le sort réservé aux minorités, les Kurdes, qui avaient noué des alliances de circonstance avec le régime d’Assad pour contenir les manœuvres militaires turques, rechignent à se désarmer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis, méfiants jusqu’alors, conditionnaient leur appui à des garanties “d’inclusion”, la menace d’un chaos généralisé les conduit, pour rétablir l’ordre, à miser sur les islamistes qui ont investi le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affilié par le passé à Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Cham n’est plus considéré comme une organisation terroriste par le département d’État américain et le mandat d’arrêt contre son chef Ahmed al-Charaa – djihadiste relooké devenu président – est tombé. Les sanctions contre la Syrie ont été officiellement levées par Donald Trump à l’occasion de son déplacement en mai dernier dans les pétromonarchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington est même revenu sur ce qui était jusqu’à présent sa ligne rouge&nbsp;: autoriser les 3 500 djihadistes étrangers à intégrer l’armée syrienne, afin qu’ils ne se jettent pas dans les bras de l’État islamique qui reconstitue ses forces dans certaines localités du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ne voient sans doute pas dans les nouvelles autorités syriennes des démocrates, mais ils espèrent éviter la désintégration de l’État syrien dont les conséquences géopolitiques seraient dramatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, rien n’indique pour le moment que ce pari puisse être gagné. Les nouvelles autorités syriennes disent vouloir réconcilier les Syriens pour obtenir la bénédiction de la communauté internationale, mais les faits sont têtus et trahissent pour l’instant leurs paroles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si la Syrie bascule à nouveau dans le chaos ou si la patience des Occidentaux et des États du golfe Persique avec le nouveau maître de Damas permet la stabilisation du pays. Mais à quel prix…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/">Le nouvel Economiste</a> le 17/07/2025</p>
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		<item>
		<title>Iran &#8211; États-Unis, la reprise des négociations en suspens</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette paix demeure fragile. L’ampleur des dégâts causés par les raids américains sur les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan est encore méconnue et le doute plane quant à la véracité du transfert sur des sites cachés par les Iraniens de 400 kilos d’uranium hautement enrichi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, malgré ses déclarations contradictoires, Donald Trump espère profiter de l’affaiblissement de l’Iran pour le forcer à revenir à la table des négociations. La raison commanderait que l’Iran accepte pour obtenir enfin la levée des sanctions qui asphyxient son économie et sa population civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture de confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la reprise du dialogue s’avère plus délicate que jamais. Tout d’abord, la fragile confiance qui régnait entre Washington et Téhéran est rompue. Après s’être retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Donald Trump a renoué avec sa politique de pression maximale. Alors que les négociations achoppaient sur le fameux taux d’enrichissement d’uranium et qu’une nouvelle réunion américano-iranienne devait se tenir à Mascate, le président américain a privilégié une solution militaire, prenant à rebours sa base électorale à qui il avait promis la fin des expéditions militaires nébuleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes joutes verbales entre Washington et Téhéran n’ont rien arrangé. Alors que le guide suprême déclarait avoir infligé une “gifle cinglante” aux États-Unis, Donald Trump lui a répondu en se vantant d’être celui qui l’avait épargné d’une mort “affreuse”, déchaînant les partisans du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflexibilité côté iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la classe politique iranienne était déjà divisée sur le bien-fondé des négociations avec les États-Unis, les frappes américaines ont renforcé l’intransigeance du camp conservateur. Ce dernier, prenant exemple sur le Pakistan, est désormais plus convaincu que jamais que le programme nucléaire est son assurance-vie pour sanctuariser son territoire et se maintenir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que toutes les inspections demandées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont été refusées, le parlement iranien a approuvé un projet de loi visant à suspendre sa coopération avec l’agence onusienne. Le régime reproche à la résolution de l’AIEA du 12 juin 2025, accusant l’Iran de non-respect de ses obligations nucléaires, d’avoir servi de prétexte à Israël pour conduire son offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président iranien Masoud Pezeshkian, qui jusqu’à présent restait prudent et laissait une possibilité à la reprise du dialogue, a pourtant ratifié mercredi 2 juillet la suspension de cette coopération. Abbas Araghtchi, son ministre des Affaires étrangères, a rappelé à plusieurs reprises que l’Iran ne négocierait pas sous la menace de bombardements et a exigé des garanties de Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël fauteur de troubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Tel-Aviv a accepté le cessez-le-feu sous la pression des missiles iraniens, Benjamin Netanyahu, qui ne cesse de militer en faveur d’un changement de régime en Iran, risque de compliquer la reprise des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de ces obstacles, Washington et Téhéran parviendront-ils à surmonter l’hubris ? Donald Trump en a besoin s’il veut rester fidèle à ses engagements de campagne et obtenir le prix Nobel de la paix qu’il convoite tant. Quant à Téhéran, sa situation économique exsangue et la détresse de sa population l’obligeront sans doute à faire des concessions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/">Le nouvel Economiste</a></em> le 03/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël/Iran : « Ce conflit traduit la fin du droit international ! » &#8211; Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 13:04:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Jeudi 18 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Ligne Droite, la matinale de Radio Courtoisie, pour réagir à<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jeudi 18 juin 2025</strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de <em>Ligne Droite</em>, la matinale de<strong> Radio Courtoisie</strong>, pour réagir à la guerre dans laquelle Israël et l’Iran s’enlisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocat au barreau de Paris et enseignant en géopolitique du Moyen-Orient à l’École de guerre économique, Maître Ardavan Amir-Aslani décrypte les conséquences de l&rsquo;agression israélienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une intervention à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4">(re)voir ici</a></strong> : </p>
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			</item>
		<item>
		<title>États-Unis : Marionnette d&#8217;Israël ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 11:19:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 19 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média OMERTA, pour un grand entretien<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 19 juin 2025, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média <strong><a href="https://www.omertamedia.fr/" data-type="link" data-id="https://www.omertamedia.fr/">OMERTA</a></strong>, pour un <strong>grand entretien géopolitique</strong> consacré à la guerre israélo-iranienne qui embrase actuellement le Moyen-Orient.<br>Pendant près d’une heure, Maître Amir-Aslani décrypte cette actualité brûlante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• L’agression militaire israélienne contre l’Iran<br>• Les objectifs de guerre poursuivis par Israël<br>• La violation du droit international<br>• L’absurdité de la doctrine du « regime change »<br>• Le programme nucléaire iranien<br>• L’éventuel engagement des États-Unis dans le conflit<br>• L’effacement de la diplomatie française<br>• Les risques de déstabilisation régionale<br>• L’inquiétude croissante des pays arabes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de points essentiels pour comprendre la guerre en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Regarder l’émission sur la chaîne YouTube d&rsquo;OMERTA</strong> :<strong> </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM">États-Unis : Marionnette d&rsquo;Israël ? &#8211; 19 juin 2025 </a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Iran face à ses défis. Entretien avec Maître Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 10:06:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien accordé le 19 juin 2025 à la revue de géopolitique Conflits, Maître Ardavan Amir-Aslani livre son analyse<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé le <strong>19 juin 2025</strong> à la revue de géopolitique <strong><a href="https://www.revueconflits.com/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/">Conflits</a></strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> livre son analyse de la guerre en cours entre Israël et l’Iran, dont l’escalade menace de bouleverser la stabilité du Moyen-Orient et de déboucher sur un conflit mondial &#8211; Propos recueillis par Jean-Baptiste Noé</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez <strong><a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/">l&rsquo;interview ici </a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ardavan Amir-Aslani dans <a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/"><em>Conflits : Revue de Géopolitique</em></a> le 19/06/2025</p>
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		<item>
		<title>Iran-Israël, l’engrenage funeste</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-israel-lengrenage-funeste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 09:39:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans la nuit du 12 au 13 juin, tandis que Washington et Téhéran poursuivaient leurs négociations de l’accord sur le<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-israel-lengrenage-funeste/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 12 au 13 juin, tandis que Washington et Téhéran poursuivaient leurs négociations de l’accord sur le nucléaire iranien, Israël a mené des frappes militaires sur le territoire iranien au mépris du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que son Premier ministre Benjamin Netanyahou fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le pays s’engouffre dans une guerre d’agression contre l’Iran, détournant l’attention médiatique du chaos humanitaire qui règne à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capotage des négociations sur le seuil d’enrichissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Signataire du Traité de non-prolifération, et contrairement à Israël qui n’autorise pas les vérifications de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Iran a respecté l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015, comme l’attestaient les rapports de AIEA, jusqu’au retrait des États-Unis en mai 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à la dénonciation unilatérale par Washington du JCPOA [Joint Comprehensive Plan of Action, ndlr], Téhéran s’est affranchi de ses engagements en accélérant l’enrichissement de son uranium, dont le taux avoisine à présent les 60 %. Selon les experts militaires, une décision politique et quelques semaines suffiraient pour passer aux 90 % nécessaires à l’arme nucléaire. Ensuite, sa vectorisation sur des missiles nécessiterait au moins un an et demi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs semaines, les négociations irano-américaines bloquaient sur cette question décisive du seuil maximal d’enrichissement d’uranium. Alors que Washington exigeait un taux zéro, Téhéran refusait de renoncer à un taux minimum nécessaire pour le développement de son programme nucléaire civil dont il a le droit en vertu du TNP. Israël a profité de l’affaiblissement intérieur du régime des mollahs et de la déroute de ses proxys pour lancer son offensive et faire capoter les négociations dont le prochain tour devait se tenir dimanche dernier à Mascate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectifs ambigus d’Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les buts de guerre israéliens sont ambigus, oscillant entre destruction des capacités nucléaires iraniennes et renversement du régime. Pourtant, les précédents géopolitiques de 2003 en Irak et de 2011 en Libye ont révélé les conséquences dévastatrices de telles ingérences extérieures, laissant les pays à feu et à sang et créant les conditions du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sites nucléaires et militaires ont été visés par les frappes israéliennes tandis que le bilan des victimes civiles s’alourdit. L’armée israélienne s’est aussi attaquée à des infrastructures énergétiques afin d’occasionner des pénuries d’électricité et de carburant, espérant entamer le soutien du régime et provoquer des mouvements populaires. Cependant, si la population iranienne, attachée à sa souveraineté, est excédée par le régime et sa répression sanglante, elle est loin d’approuver pour autant l’ingérence israélienne. Par ailleurs, l’opération risque d’être contre-productive et de pousser l’Iran à accélérer clandestinement son programme nucléaire en se retirant du TNP, comme il l’avait menacé si la ligne rouge de frappes militaires était franchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le lendemain, l’armée iranienne a riposté en lançant des premières salves de drones puis de missiles, dont plusieurs ont percé le Dôme de fer [le système de défense aérienne mobile israélien, ndlr], et fait d’importants dégâts matériels et des victimes civiles, révélant la vulnérabilité d’Israël malgré sa suprématie militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences en cascade sur la géopolitique et le commerce mondial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet embrasement inquiète au plus haut point les puissances régionales qui voient leurs intérêts compromis, à commencer par les pays du golfe Persique pour exporter leurs hydrocarbures et réussir leur transition économique post-pétrole. L’Arabie saoudite a d’ailleurs fermement condamné l’agression israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine de son côté a dénoncé la violation de la souveraineté iranienne et appelé à un cessez-le-feu immédiat, craignant que les attaques israéliennes ne visent les installations pétrolières iraniennes. L’or noir iranien, que Pékin achète au rabais, représente près de 15 % de ses importations de brut. Si Donald Trump, en négociant avec l’Iran, espérait aussi éloigner le pays de l’orbite chinoise avec qui il avait tissé d’étroits liens durant son isolement international, l’escalade risque au contraire de renforcer l’alliance sino-iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Pakistan, qui promet de soutenir Téhéran, réclame une réunion de l’Organisation de la Coopération islamique pour s’unir contre Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran, qui a la maîtrise du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des hydrocarbures mondiaux, menace de bloquer son accès, faisant craindre à la communauté internationale une déstabilisation historique des chaînes d’approvisionnement mondial et l’envolée des prix du baril.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voix trop discrète de l’Occident</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La suite du conflit est entre les mains de Washington. Tel-Aviv l’exhorte à lui fournir des bombes GBU-57 dont il a besoin pour frapper les sites nucléaires de Natanz et Fordo profondément enfouis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas plus tard qu’il y a un mois à Riyad, Donald Trump fustigeait l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs. Respectera-t-il son engagement électoral de ne pas mener de guerres coûteuses et inutiles ? Ou au contraire cédera-t-il aux demandes israéliennes, faisant le choix d’une déstabilisation totale du régime iranien, au risque d’un embrasement dont la région ne sortirait pas indemne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 16 juin, les membres du G7 se sont réunis au Canada sur fond d’escalade militaire entre l’Iran et Israël, au point que Donald Trump a dû quitter prématurément le sommet. Alors que les pays européens ont fustigé l’agression russe en Ukraine, leur pudeur à propos de l’agression israélienne en Iran discrédite la voix de l’Occident, qui peine de plus en plus à résonner dans le monde du fait de son indignation à géométrie variable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations civiles, iraniennes comme israéliennes, victimes de l’engrenage de la violence, restent suspendues aux prochains arbitrages politiques qui décideront de l’issue du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-israel-lengrenage-funeste-126363/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-israel-lengrenage-funeste-126363/">Le nouvel Economiste</a></em> le 18/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">@Freepik</p>
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		<title>La délicate reconstruction de l’État libanais</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:00:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas été consultée localement depuis 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’allié gouvernemental, les Forces libanaises, a enregistré des victoires face à son adversaire le Courant patriotique libre dans les régions chrétiennes, à l’exception de la municipalité de Jezzine, le Hezbollah conserve un soutien populaire significatif, comme en témoignent ses victoires dans ses localités historiques du sud-Liban, malgré une forte abstention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le gouvernement s’attelle à la lourde tâche de reconstruire l’État libanais, la tenue d’élections a été perçue comme un signe positif. Dès son investiture en janvier dernier, le président Aoun, ancien commandant en chef de l’armée libanaise, s’est fixé un double objectif : restaurer l’État régalien en désarmant les milices et endiguer la crise économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président Aoun renoue les liens diplomatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient des fragiles équilibres politiques et sociaux et redoutant une nouvelle guerre civile, le président libanais s’est prononcé avec précaution en faveur du désarmement du Hezbollah, qu’il dit vouloir mener par “un dialogue bilatéral”. La milice chiite est largement affaiblie militairement depuis l’offensive d’Israël et la chute du régime de Bachar al-Assad par lequel transitait son approvisionnement auprès de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Joseph Aoun a renoué avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, en convenant les 21 et 23 mai derniers de désarmer, à compter de mi-juin, les camps de réfugiés palestiniens au Liban, administrés par les organisations palestiniennes. Mahmoud Abbas, dont la crédibilité pour incarner l’interlocuteur palestinien est souvent mise en doute, espère restaurer sa représentativité face aux autres factions comme le Hamas et le Jihad islamique dont l’influence progresse dans les camps de réfugiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise en main est fortement encouragée par les États-Unis et les pétromonarchies arabes du golfe Persique qui y conditionnent leur assistance économique. Lors de son discours devant le Forum économique américano-saoudien, le président Trump a fustigé le Hezbollah, se disant désormais “prêt à aider le Liban”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, le président libanais entend bien profiter de la récente recomposition des rapports de force régionaux et du recul de l’influence iranienne pour restaurer des relations diplomatiques avec les pétromonarchies arabes du Golfe. Alors qu’il réservait sa première visite officielle à l’étranger au royaume saoudien, le président Aoun a enchaîné depuis les déplacements au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, espérant séduire des investisseurs et obtenir des aides financières dont dépend fortement l’économie libanaise, exsangue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement financier de 2019, l’explosion du port de Beyrouth, l’offensive israélienne et le blocage institutionnel jusqu’à la récente désignation du président Aoun en janvier 2025, ont plongé le pays dans une crise sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des efforts du nouveau gouvernement et de son jeu d’équilibre, l’avenir du Liban demeure incertain. Le gouvernement parviendra-t-il à imposer au Hezbollah l’abandon total de son arsenal militaire ? Quant à Israël, rien n’indique pour l’instant son respect total du cessez-le-feu de novembre dernier. Enfin, à la veille de l’arrivée d’une délégation du FMI, ce 28 mai 2025, le gouvernement libanais redouble d’efforts pour afficher sa bonne volonté, espérant enfin décrocher un accord de prêt tant attendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/">Le nouvel Economiste</a></em> le 29/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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		<title>Donald Trump dans les pétromonarchies du golfe Persique</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 13:50:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des avantages économiques considérables attendus, il a dessiné les contours de sa nouvelle politique dans cette région agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Promesses d’investissements faramineux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En leur réservant sa première visite officielle, le 47e président des États-Unis a voulu ramener les pétromonarchies dans l’orbite de Washington. Adeptes du réalisme politique, celles-ci avaient amorcé depuis déjà plusieurs années une politique étrangère “non alignée”, tissant d’étroits liens aussi bien avec la Russie que la Chine qui figure parmi leurs premiers partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pari en voie d’être gagné : les pétromonarchies ont annoncé des promesses d’investissements titanesques aux États-Unis dans les dix prochaines années – respectivement de 600 milliards de l’Arabie saoudite, 500 milliards du Qatar et 400 milliards des Émirats arabes unis (EAU), principalement dans les technologies de pointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises américaines sont aussi parvenues à décrocher d’importants contrats, à commencer par Boeing qui, en sérieuse difficulté financière, en avait plus que jamais besoin. Alors que les EAU ont passé commande de 28 avions, Qatar Airways a annoncé un contrat faramineux de 200 milliards de dollars auprès du constructeur américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donnant-donnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les monarchies du Golfe ne perdent pas de vue leurs intérêts. Alors que l’Arabie saoudite compte en contrepartie sur l’aval de Washington pour le développement de son industrie nucléaire civile, les EAU espèrent négocier une coopération énergétique mais surtout technologique, tant Abu Dhabi ambitionne de devenir un leader de l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la défense de ses intérêts économiques, le président américain a profité de ce déplacement pour présenter les grandes orientations de son second mandat. À l’occasion du forum d’investissement américano-saoudien, Donald Trump a prononcé un discours de politique étrangère dans lequel il tire les leçons du passé, fustigeant l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs néoconservateurs comme démocrates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eloge de souveraineté des nations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué les réussites de ses hôtes dans des termes peu communs, rendant hommage à la souveraineté des nations : “Il est essentiel que le reste du monde en prenne conscience : cette grande transformation n’est pas le fait d’interventionnistes occidentaux, ou d’hommes qui prennent de beaux avions pour venir vous donner des leçons sur la façon de vivre et de gérer vos propres affaires. Non. Les merveilles étincelantes de Riyad et d’Abou Dhabi n’ont pas été créées par les soi-disant “nation-builders”, les ‘neocons’ [ou néoconservateurs, réputés avoir la volonté d’imposer l’ordre libéral par la force si nécessaire, ndlr] ou les ‘non-profit liberals’ [organisations œuvrant dans le secteur à but non lucratif et perçues comme libérales ou progressistes sur le plan politique, ndlr] – comme ceux qui ont dépensé des milliers de milliards de dollars pour ne pas réussir à développer Kaboul, Bagdad et tant d’autres villes.”</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran et Syrie sur la table</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a également exposé ses ambitions stratégiques sur les dossiers brûlants du Moyen-Orient : l’issue du programme nucléaire iranien et l’avenir de la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un véritable réquisitoire contre la politique iranienne passée, Donald Trump a rappelé sa volonté de “mettre fin aux conflits” et de “conclure un accord” avec Téhéran, écartant de facto les frappes préventives voulues par Tel Aviv. Cependant l’issue des négociations demeure incertaine, l’Iran restant intransigeant sur le maintien de son programme nucléaire civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, à la surprise générale, le président Trump a décidé la levée des sanctions contre une Syrie à l’économie exsangue. Encouragé par Mohammed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, qui s’est dit prêt à régler la dette syrienne envers la Banque mondiale – 15 millions de dollars – et à participer à la reconstruction de l’État syrien, le président américain a rencontré dès le lendemain, mercredi 14 mai, à Riyad, Ahmed al-Charaa, l’ancien terroriste d’Al-Qaïda relooké. Véritable pari au moment où les autorités provisoires peinent à établir l’autorité de l’État et où des factions encore plus radicales, à l’image de l’État islamique, profitent du vide sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise de distance avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de gestes qui n’ont pu que renforcer les tensions récentes entre Tel-Aviv et Washington. Alors qu’Israël a été exclu de la tournée présidentielle, le vice-président américain J.D Vance a de son côté annulé son déplacement à Tel-Aviv, soi-disant pour des raisons logistiques, à l’annonce de la nouvelle offensive dans l’enclave palestinienne où la tragédie humanitaire s’aggrave jour après jour. Une telle situation a empêché Donald Trump d’obtenir de la part des monarchies du Golfe l’élargissement des accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, si sur le plan économique cette première visite au Moyen-Orient est une réussite, l’issue des dossiers régionaux – l’accord nucléaire avec l’Iran, l’avenir de Gaza, du Liban et de la Syrie – demeure encore incertaine. Reste à savoir si la “méthode Trump”, baroque mais pragmatique, fonctionnera.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/">Le nouvel Economiste</a></em> le 22/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<title>Iran et États-Unis sous médiation omanaise</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-etats-unis-sous-mediation-omanaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 11:06:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après une première réunion indirecte le 12 avril à Mascate entre les émissaires américain et iranien, la médiation omanaise sur<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-etats-unis-sous-mediation-omanaise/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après une première réunion indirecte le 12 avril à Mascate entre les émissaires américain et iranien, la médiation omanaise sur le dossier du nucléaire iranien se poursuit. Samedi 19 avril, de nouvelles négociations entre l’émissaire américain pour le Moyen Orient et le ministre des Affaires étrangères iranien ont eu lieu à la résidence du sultanat d’Oman à Rome. À en croire l’annonce de prochains pourparlers et de discussions techniques entre experts le 26 avril à Oman, les négociations avancent positivement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Realpolitik saoudienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soucieuses de préserver la stabilité du golfe Persique, les pétromonarchies ont accueilli favorablement ces efforts diplomatiques. À commencer par l’Arabie saoudite qui a choisi cette période opportune pour une visite diplomatique en Iran, tranchant largement avec sa farouche opposition à l’accord sur le nucléaire de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La venue du ministre de la Défense saoudien, le mercredi 16 avril, et sa rencontre avec le président iranien ainsi qu’avec le guide suprême marque la préférence du royaume pour des négociations plutôt qu’une surenchère militaire. Une visite lourde de sens alors que ces deux rivaux historiques se disputent la puissance régionale depuis des décennies et que leur rapprochement de mars 2023 sous l’égide de la Chine demeurait, jusqu’à présent, très embryonnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le royaume saoudien reste marqué par les tirs de missiles de 2019 attribués à l’Iran contre ses installations pétrolières qui avaient sensiblement impacté ses exportations d’hydrocarbures. L’immobilisme américain et l’échec des dispositifs d’interception Patriot, fournis à prix conséquent par les États-Unis, ont largement fait douter le royaume de la protection américaine. De sorte que Mohammed Ben Salmane, qui maîtrise parfaitement les codes de la realpolitik, a saisi l’importance de nouer des relations de bon voisinage avec l’Iran pour la stabilité régionale dont il a impérativement besoin pour mener ses ambitions post-pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’Arabie saoudite espère sans doute profiter des liens de l’Iran avec les Houthis pour canaliser leur activisme régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 7 octobre et le début de la guerre à Gaza, les Houthis mènent des attaques en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, ralentissant considérablement le commerce maritime, obligeant les navires à se détourner de leur itinéraire et à passer par le cap de Bonne-Espérance. Alors que les États-Unis mènent depuis mi-mars des frappes meurtrières contre le groupe armé yéménite, ce dernier poursuit ses agissements qui font craindre une escalade régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran en recherche de soutien chinois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne participe pas aux négociations, contrairement à celles qui avaient ébauché l’accord de 2015, son directeur s’est rendu le même jour en Iran. La veille, il confiait au journal ‘Le Monde’ sa crainte de voir un Iran nucléarisé et encourageait les efforts américains et iraniens, espérant qu’ils débouchent sur un accord. Il avertissait également, dans le cas où les pourparlers progresseraient, que la présence de l’agence serait indispensable pour certifier les détails techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant les contours de l’éventuel accord demeurent flous. Mardi 22 avril, le ministre des Affaires étrangères iranien s’est rendu en Chine, qui défend avec la Russie le droit de l’Iran à un programme nucléaire civil. L’Iran cherche sans aucun doute des appuis à son refus catégorique de renoncer totalement à l’enrichissement de son uranium et au démantèlement de son programme nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les exigences fluctuantes de Washington</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de Washington, les exigences exactes sont fluctuantes. Alors que le conseiller à la sécurité nationale et le secrétaire d’État, plaident pour un démantèlement complet du programme nucléaire, Steve Witkoff, à qui ont été confiées les négociations avec Téhéran, serait plus accommodant avec les autorités iraniennes qui ont affirmé à l’agence de presse iranienne Tasnim, par la voix de leur ministre des Affaires étrangères, que “les Américains n’ont jusqu’à présent soulevé aucune discussion en dehors de la question du nucléaire”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump est-il prêt à restaurer un accord proche de celui qu’il avait lui-même dénoncé huit ans plut tôt pour obtenir une victoire diplomatique et éviter une confrontation militaire ? La même incertitude règne du côté iranien. Les partisans d’un accord qui, affolés par la situation intérieure, espèrent un répit pour assurer la survie de leur régime, parviendront-ils à infléchir le dogmatisme du guide pour lui faire accepter des concessions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-etats-unis-sous-mediation-omanaise-124802/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-etats-unis-sous-mediation-omanaise-124802/">Le nouvel Economiste</a> le 24/04/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Freepik</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Iran &#8211; États-Unis, la course contre la montre</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-course-contre-la-montre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 10:58:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Samedi 12 avril se tenaient à Oman des pourparlers entre le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, et l’émissaire<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-course-contre-la-montre/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Samedi 12 avril se tenaient à Oman des pourparlers entre le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, et l’émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Il y a moins d’une semaine, ces derniers s’étaient adonnés à des échanges informels sur le réseau social X. Cette rencontre à Mascate a été suivie d’un communiqué de la Maison-Blanche se félicitant du bon déroulement des réunions, détonant ainsi avec les rapports qu’entretenaient les deux pays ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chemin des négociations s’avère pourtant escarpé, autant pour Washington que pour Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 47e président des États-Unis a, jusqu’à présent, poursuivi la politique de pression maximale conduite lors de son premier mandat. Le retrait unilatéral de Trump du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) en 2018, l’assassinat du général Qassem Soleimani en 2020, les récentes menaces de frappes contre des sites nucléaires iraniens, le nouveau train de sanctions américaines dirigées contre l’industrie pétrolière iranienne — dernier secteur lucratif — ont été perçus par le régime iranien comme autant de provocations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran prêt à négocier pour survivre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, au-delà des ressentiments, les deux pays ont respectivement intérêt à négocier. Étouffé par les sanctions, l’Iran est confronté à une crise économique sans précédent : une inflation galopante, une dévaluation historique de sa monnaie, sans compter un chômage de masse qui frappe principalement sa jeunesse, exténuée par le dogmatisme du régime et l’absence de libertés politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan régional, la République islamique a subi de lourds revers stratégiques. La guerre dans la bande de Gaza, l’offensive israélienne contre le Hezbollah et les frappes israéliennes d’octobre 2024 contre ses systèmes aériens ont entamé les capacités militaires du régime et affaibli ses proxies régionaux, mettant en péril la dissuasion dont il jouissait autrefois auprès des pays de la région, et particulièrement d’Israël. Conscient de ces graves périls, le régime semble prêt à des concessions pour survivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les multiples intérêts américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Donald Trump, qui veut rompre avec l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs, semble vouloir privilégier les négociations plutôt que les frappes militaires, voulues par Tel-Aviv. Le nouveau locataire de la Maison-Blanche ne souhaite pas déclencher une nouvelle escalade au Moyen-Orient, risquant de paralyser le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des approvisionnements mondiaux de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concentré à isoler la Chine, Washington est bien conscient des étroites relations nouées entre Téhéran et Pékin, et souhaite éloigner l’Iran du giron chinois afin que ce dernier ne profite pas des immenses gisements gaziers et pétroliers iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump perçoit aussi sans doute le potentiel économique que pourrait représenter le marché iranien, comme a pris soin de le spécifier le ministre des Affaires étrangères iranien dans une tribune du ‘Washington Post’ du 8 avril, en mentionnant les contrats envisagés entre Boeing et Téhéran en décembre 2016, lorsque le JCPOA était toujours en vigueur. Une perspective avantageuse pour les deux protagonistes, tant l’Iran a un besoin pressant de moderniser sa flotte aérienne, et Boeing de surmonter ses difficultés financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des appels à l’apaisement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les puissances régionales plaident aussi pour un apaisement. Le royaume saoudien s’est félicité de cette rencontre et a encouragé la poursuite des négociations afin de garantir la stabilité régionale, dont il a absolument besoin pour sécuriser ses exportations d’hydrocarbures et mener à bien son projet Vision 2030 de diversification économique et touristique post-pétrole. L’Arabie saoudite reste profondément marquée par les tirs de missiles, attribués à l’Iran, contre ses installations pétrolières en 2019, qui avaient sérieusement freiné ses ventes de brut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les voisins de Téhéran, tout comme la communauté internationale, s’inquiètent d’un Iran nucléarisé, qui conduirait à une prolifération régionale préoccupante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’issue des négociations dépendra désormais de la capacité des parties à s’entendre sur les termes concrets d’un accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la dénonciation du JCPOA avait été largement interprétée comme le signe que Donald Trump n’avait pas digéré la victoire diplomatique de Barack Obama, le 45e président affirmait pour sa part avoir dénoncé cet accord, qu’il jugeait trop favorable à la République islamique, en raison de son silence sur le programme balistique iranien et les activités de ses proxies dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prudence de Téhéran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir jusqu’où Téhéran est prêt à aller pour sortir de son isolement international et obtenir la levée tant attendue des sanctions économiques. Le régime, qui voit dans son programme nucléaire le seul moyen de sanctuariser son territoire, redoute un scénario similaire à celui connu, en son temps, par la Libye. Alors que Khadafi avait accepté de renoncer au développement de son programme nucléaire, son régime avait été renversé quelques années plus tard par une coalition de rebelles soutenue par les puissances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les autorités iraniennes refusent le démantèlement total de leur programme nucléaire, accepteront-elles de négocier le taux d’enrichissement d’uranium qui, aujourd’hui estimé à 60 %, dépasse largement leurs besoins civils ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 14 avril, dans un entretien accordé à Fox News, le représentant américain pour le Moyen-Orient a indiqué que les négociations se concentreraient sur deux points : le programme d’enrichissement d’uranium et la “vérification des capacités militaires, incluant notamment les missiles, leur type, les stocks existants, ainsi que la capacité de déclencher une bombe”. Il a ajouté que l’Iran n’avait “[aucun] besoin d’enrichir son uranium au-delà de 3,67 %” dans le cadre d’un programme civil, avant de se contredire le lendemain en demandant le démantèlement du nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’échéance officielle de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, fixée au 18 octobre 2025, approche – et avec elle la possibilité d’un mécanisme de snapback entraînant le rétablissement de sanctions économiques onusiennes –, une véritable course contre la montre s’est engagée… De nouvelles négociations sont d’ores et déjà prévues pour le samedi 19 avril !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-course-contre-la-montre-124647/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-course-contre-la-montre-124647/"><em>Le nouvel Economiste</em></a> le 17/04/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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