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	<title>l&rsquo;Opinion &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>«En Iran, une population avide d’un changement radical» – la tribune d’Ardavan Amir-Aslani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2022 10:20:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani : « L’Iran se vide de ses forces vives, qui choisissent l’exil face à des perspectives désastreuses dans leur propre<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/en-iran-une-population-avide-dun-changement-radical-la-tribune-dardavan-amir-aslani/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Page-subHeadline">Ardavan Amir-Aslani : « L’Iran se vide de ses forces vives, qui choisissent l’exil face à des perspectives désastreuses dans leur propre pays. La combinaison d’une emprise de plus en plus forte de l’autorité morale de l’Etat sur la société, et d’une économie en berne, ne pouvait que mettre à mal une cohésion sociale déjà intrinsèquement fragile »</p>
<p>Retrouver la tribune d&rsquo;Ardavan Amir-Aslani sur <a href="https://www.lopinion.fr/international/en-iran-une-population-avide-dun-changement-radical-la-tribune-dardavan-amir-aslani" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Opinion</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Occident n’accepte plus la mort, ce qui profite à la Russie, la Turquie, l’Iran ou la Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 16:48:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[Avocat d’affaires parisien, Ardavan Amir-Aslani vient de publier Le siècle des défis aux éditions de l’Archipel (407 pages, 22 euros), sur les<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/loccident-naccepte-plus-la-mort-ce-qui-profite-a-la-russie-la-turquie-liran-ou-la-chine/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avocat d’affaires parisien, Ardavan Amir-Aslani vient de publier <em>Le siècle des défis</em> aux éditions de l’Archipel (407 pages, 22 euros), sur les grands enjeux géostratégiques internationaux.</p>
<p><strong>Vous ne voyez dans la crise de la Covid aucune référence au passé. Pourquoi?</strong></p>
<p>Ce que l’on vit est inédit, sans commune mesure avec ce qui s’est passé auparavant. La grippe espagnole n’avait pas mis l’économie mondiale à l’arrêt comme aujourd’hui. Nous sommes confrontés à une crise sanitaire, économique et géopolitique. Et l’Occident n’accepte plus la mort. Au lieu de tuer l’économie en décidant de fermer le pays, l’Etat français aurait pu investir pour accroître les capacités hospitalières. Non, il a eu peur de la mort. Durant la guerre de 1914, les milliers de morts enregistrés chaque jour ne suscitaient pas de grandes émotions. Aujourd’hui, dès qu’un <a href="https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/militaires-morts-mali-ca-suffit-232566">militaire périt au Mali</a>, on organise une cérémonie aux Invalides. La perspective d’enregistrer des pertes humaines dans un conflit est insupportable pour les pays occidentaux. Cela renverse les rapports de force au profit de ceux qui sont disposés à accepter la mort comme la Russie, la Turquie, l’Iran et la Chine. C’est ainsi qu’on constate la fin de la domination occidentale dans les rapports internationaux. Aux yeux de beaucoup, la France et l’Europe ne représentent plus une menace. Le président français n’est respecté, ni chez lui, ni ailleurs. Recep Tayyip Erdogan qui <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/mediterranee-turquie-fait-provocation-en-renvoyant-navire-226122">agit comme un brigand en Méditerranée orientale</a>, en Libye et en Syrie pour rétablir le califat et replacer la Turquie à la tête du monde sunnite a pu insulter Emmanuel Macron sans que la France ne renvoie l’ambassadeur turc ! On a une politique étrangère de paillasson. On nous maltraite, on ne réagit pas.</p>
<p><strong>Comment voyez-vous les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis sur <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/nucleaire-iranien">le nucléaire</a> ?</strong></p>
<p>L’Iran n’est pas en train de fabriquer une bombe, comme le confirment les services de renseignement américains eux-mêmes. La question nucléaire est secondaire par rapport à l’enjeu majeur de ses missiles ultra-précis. On l’a vu avec les engins balistiques <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/l-iran-frappe-bases-americaines-en-irak-en-represailles-207875">lorsqu’ils ont pris pour cible les bases américaines en Irak après l’assassinat du général Soleimani</a>, en janvier 2020. Ou avec les missiles de croisière contre les sites pétroliers saoudiens, en septembre 2019. Cinquante centimètres de précision à 800 km, ça fait peur ! L’Iran agit de manière ouverte au profit de ses « proxys » dans la région. L’Irak n’est pas un Etat souverain, c’est une province iranienne. La monnaie iranienne y a cours dans les villes où les chiites sont ultra-majoritaires, comme Bassora, Nadjaf ou Kerbala. <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/chretiens-d-irak-doivent-vivre-en-paix-insiste-l-ayatollah-al-sistani-238352">La principale source d’inspiration religieuse du pays, l’ayatollah al-Sistani</a>, est Iranien. Les chiites, majoritaires en Irak, n’ont pas envie de revenir en arrière sous la tutelle des sunnites. Ils savent qu’ils ne sont pas Perses mais, <em>in fine</em>, ils ne peuvent compter que sur les Iraniens, comme dernier recours. Ce sont eux qui ont bloqué l’avance de Daech vers Bagdad, Samara ou Erbil, qui seraient tombées sans cela entre les mains de l’Etat islamique. L’Iran contrôle l’Irak avec l’assentiment de sa population. En Syrie, le régime d’Assad est resté au pouvoir grâce au soutien de la légion étrangère chiite, formée par les Iraniens. Damas dépend aujourd’hui de Téhéran. Au Yémen, la version locale du chiisme, les zaidistes, plus proches du rituel sunnite, sont devenus pro-iraniens parce qu’ils ont rencontré le regard haineux des Saoudiens qui les bombardent.</p>
<p><strong>Quid du <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/liban">Liban</a> ?</strong></p>
<p>Il faut voir le contexte historique. Les Iraniens sont devenus chiites au XVIe siècle. Sous la dynastie safavide turcophone, ils ont changé de religion pour se différencier de l’empire ottoman sunnite. Or, ce sont des Libanais et des Bahreinis qui ont enseigné le chiisme aux Safavides. En Iran, le chiisme est une importation venue principalement du Liban. Il y a toujours eu des liens étroits, même à l’époque du Shah : c’est lui qui avait envoyé l’imam Moussa Sadr au Liban pour aider à la création du parti chiite Amal dans les années 1970. Moussa Sadr sera ensuite tué par Kadhafi. La République islamique a continué en créant le Hezbollah, avec une dimension militaire qui le rend aujourd’hui plus puissante que l’armée libanaise. Daech n’a pas pu pénétrer au Liban grâce au Hezbollah qui a acheté ainsi sa libanité, comme en 2006 contre Israël. Le Hezbollah est un facteur majeur, voire essentiel, sur l’échiquier politique libanais. Quand le président <a href="http://www.lopinion.fr/edition/international/liban-emmanuel-macron-devra-tenir-compte-oui-hezbollah-225182">Macron va à Beyrouth, il tend la main au Hezbollah</a> parce qu’il sait qu’on ne peut rien faire sans lui. Si la reconstruction du port de Beyrouth n’avance pas, c’est parce qu’il a voulu le contourner.</p>
<p><em>«Confrontée aux Etats-Unis et à la Chine, deux puissances majeures monocéphales et organisées – ce qui n’est pas son cas – l’Europe n’a d’autre choix que de devenir une puissance souveraine. Cela passe par la création d’une armée commune avec un commandement unique»</em></p>
<p><strong>Faut-il discuter avec le <a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/hezbollah">Hezbollah</a> ?</strong></p>
<p>Non, avec l’Iran, qu’on l’aime ou que l’on ne l’aime pas. L’Iran c’est aussi la Syrie, l’Irak, le Hezbollah, le Yémen, l’Afghanistan. Il a un rayonnement culturel international. Le nouvel an iranien – Norouz – est fêté le 21 mars dans 23 pays de la région. Le chiisme n’est pas un monopole iranien : il est présent à Bahreïn, au Pakistan, en Arabie saoudite. L’Amérique est obligée de transiger avec Téhéran, à cause de la Chine. Les Etats-Unis essaient de contrôler la Chine au travers de sa dépendance énergétique. Or l’Iran possède la principale réserve gazière et la troisième pétrolière au monde. Il peut devenir un maillon essentiel dans la projection de pouvoir et d’indépendance énergétique de Pékin. Joe Biden va donc tout faire pour que l’Iran ne tombe pas dans l’orbite chinoise, alors qu’un <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/iran-chine-signent-grand-pacte-cooperation-240268">récent accord permettrait à la Chine d’investir en Iran</a> jusqu’à 400 milliards de dollars sur les vingt prochaines années.</p>
<p><strong>Que doit faire l’Union européenne dans le différend sino-américain?</strong></p>
<p>On a vu avec Donald Trump que les intérêts américains ne coïncidaient pas forcément avec ceux des Européens. Les Etats-Unis jouent leur jeu et<a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/comment-etats-unis-abusent-l-arme-l-extraterritorialite-dans-monde-190872"> utilisent leur arsenal juridique au niveau des sanctions internationales pour projeter leur puissance</a> et engager une guerre économique contre leurs partenaires européens. Confrontée à deux puissances majeures monocéphales et organisées – ce qui n’est pas son cas – l’Europe n’a d’autre choix que de devenir une puissance souveraine. Cela passe par la création d’une armée commune avec un commandement unique.</p>
<p><strong>L’Europe a un grand voisin qu’est le Maghreb. Comment gère-t-on la situation là-bas ?</strong></p>
<p>C’est un problème de taille. Il y a des Etats faibles voire inexistants. Ceux qui avaient vocation à jouer un rôle majeur, comme l’Egypte, n’ont cessé d’être affaibli. Elle n’existe plus sur la scène internationale et se trouve dans une totale dépendance à l’égard de l’Arabie saoudite. Ce qui se passe en Libye est une honte pour Le Caire, incapable d’y déployer des forces et d’y peser politiquement contre la Turquie qui a désormais les mains libres dans le monde sunnite. Soutenue financièrement par le Qatar, prise en tenaille entre la Libye et l’Algérie, la Tunisie n’existe pas dans la région. C’est le pays qui, proportionnellement, fournit le plus de jihadistes. Le Maroc ne tient que parce que c’est le « jardin d’acclimatation » des Européens. L’Algérie, c’est encore pire ! C’est un no man’s land où la population n’adhère pas au pouvoir, où il n’y a aucun projet d’avenir et où l’islamisme, loin d’être anéanti, se tient en stand-by. L’idée selon laquelle le Maghreb serait « le Mexique de l’Europe », pour y produire à bas coûts, a été mise à mal par la Covid. Il n’est plus question de délocaliser. <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/what-if-3-si-maghreb-s-enflammait-chronique-frederic-charillon-235955">Le Maghreb est une menace</a>, pas un atout.</p>
<p><strong>Une « menace » migratoire ou terroriste ?</strong></p>
<p>Les deux. Le problème aujourd’hui, c’est d’empêcher l’immigration sauvage parce que ces pays n’arrivent pas à assurer la croissance économique et le pouvoir d’achat suffisants pour que leurs habitants restent chez eux. Quant à la menace islamiste, contrairement à ce que l’on dit, elle ne vient pas de la théocratie iranienne. C’est une menace sunnite. De tous les attentats de ces trente dernières années, aucun n’a été commis par un chiite. On se trompe d’ennemi en présentant l’Arabie saoudite comme un allié ! Quarante pour cent des combattants de Daech en Irak étaient des Saoudiens. C’est l’islam sunnite, salafiste, dans sa version wahhabite, qui est en guerre contre l’Occident ! Cela tient au contrôle par les Saoudiens des gisements de pétrole et des deux villes saintes de l’islam. Ce qui lui permet d’imposer sa version de la religion à la terre entière.</p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Opinion du 21/04/2021.</strong></p>
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		<item>
		<title>Qu’anticiper sur la question iranienne avec l’avènement de l’administration Biden</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/quanticiper-sur-la-question-iranienne-avec-lavenement-de-ladministration-biden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 13:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[l'Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[Les quatre années chaotiques de l’administration Trump viennent de s’achever. Un jour nouveau s’annonce à Washington avec non seulement l’espoir d’un<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/quanticiper-sur-la-question-iranienne-avec-lavenement-de-ladministration-biden/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.lopinion.fr/presidentielle-americaine/index" target="_blank" rel="noopener">Les quatre années chaotiques de l’administration Trump</a> viennent de s’achever. Un jour nouveau s’annonce à Washington avec non seulement l’espoir d’un changement dans la façon de gouverner, mais aussi un changement radical par rapport au programme de Donald Trump. Si ce dernier a consacré l’essentiel de son mandat à défaire ce que Barack Obama avait fait, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/joe-biden-president-cohabitation-228567" target="_blank" rel="noopener">Joe Biden</a>, le président élu, s’empressera de défaire ce que Donald Trump a fait pour revenir à la situation ante.</p>
<p>C’est ainsi qu’il a promis de réintégrer les Etats-Unis au sein de l’<a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/organisation-mondiale-sante" target="_blank" rel="noopener">Organisation mondiale de la santé</a>, de l’Accord de Paris sur le climat et d’abroger l’interdiction de rentrée sur le territoire des Etats-Unis des ressortissants d’un certain nombre de pays musulmans. Ces mesures trouveront application par décret présidentiel dès le premier jour de son mandat, au lendemain de la cérémonie d’inauguration le 20 janvier 2021.</p>
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</div>
<p>Ce qui en revanche n’est pas près de s’inverser, en tout cas pas dans l’immédiat, est le retour des Etats-Unis au sein de l’accord nucléaire avec l’Iran. Ce fameux accord communément appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/comment-joe-biden-devrait-remodeler-politique-americaine-moyen-orient-228429" target="_blank" rel="noopener">la JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action)</a> est entré en vigueur en janvier 2016 et les Etats-Unis l’ont quitté au mois de mai 2018. Cet accord qui fut la réussite phare de l’administration Obama avait fait le pari qu’en échange du retour de l’Iran dans le système financier international, Téhéran s’engageait à modérer sa politique interventionniste au Moyen-Orient en sus de soumettre au contrôle international son industrie nucléaire.</p>
<p>On ne saura jamais si ce pari aurait fonctionné car Donald Trump retira Washington de cet accord et propulsa l’Iran, à travers sa politique de pression maximale, vers une récession économique sans précédent.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Contrepartie. </span>Il est vrai que Joe Biden avait déclaré pendant la campagne son souhait de voir les Etats-Unis réintégrer cet accord que Donald Trump avait naguère qualifié de « pire accord jamais conclu par les Etats-Unis ». Or, il est peu probable que Washington réintègre cet accord, purement et simplement, sans demander une contrepartie aux Iraniens.</p>
<div id="ultimedia_lopinion"> La question iranienne est le sujet le plus sensible pour Israël et ne saurait être appréhendée indépendamment de la position israélienne. C’est l’erreur qu’a faite Obama</div>
<p>En effet, même si tel était son souhait, le paysage politique de l’Amérique de 2020, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/nouveaux-enjeux-politique-etrangere-3-volatilite-americaine-chronique-228642" target="_blank" rel="noopener">après quatre années de trumpisme</a>, n’est pas celui qu’il était en 2016. Il est fort probable que les démocrates ne récupèrent pas la majorité du Sénat (après les deux élections à venir en janvier dans l’Etat de Georgie) et il faudra qu’ils fassent avec un parti républicain profondément marqué par le Président sortant qui a récolté plus de voix en 2020 qu’en 2016.</p>
<p>Au même titre qu’il est peu envisageable pour Joe Biden de revenir sur <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/comment-joe-biden-devrait-remodeler-politique-americaine-moyen-orient-228429" target="_blank" rel="noopener">le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem</a> ou encore sur la reconnaissance de l’annexion du Golan par Israël, il est aussi illusoire de considérer qu’il pourra revenir à l’accord nucléaire iranien de 2015 dans sa forme originale. La question de la sécurité d’Israël est une question « bipartisane » au sein du Congrès, ce qu’a d’ailleurs rappelé le Premier ministre israélien qui dans son message de félicitations au Président démocrate élu rappelle ses quarante ans d’amitié avec « Joe ».</p>
<p>En fait, la question iranienne est le sujet le plus sensible pour Israël et ne saurait être appréhendée indépendamment de la position israélienne. C’est l’erreur qu’a fait Obama et le retrait américain de l’accord nucléaire à l’initiative de Trump en est la conséquence. Biden n’est pas prêt à commettre la même erreur. C’est d’ailleurs de façon très significative que le ministre israélien chargé des « affaires des colonies » a d’ores et déjà annoncée que l’Etat hébreu serait « contraint d’agir » contre Téhéran en cas d’élection de Joe Biden et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/wsj/usa2020-biden-trump-deux-visions-alliances-accords-internationaux-226924" target="_blank" rel="noopener">de nouvelles négociations avec l’Iran</a>.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Biden ne manquera pas de demander comme contrepartie, l’abandon de l’interventionnisme iranien au Moyen-Orient et un arrêt de son programme de missile balistique</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Mirage.</span> Du côté de Téhéran, il n’est même pas certain qu’il y ait un appétit pour un retour au statut ante. Les Iraniens comprennent maintenant, pour l’avoir vécu, que l’accord nucléaire est davantage un mirage qu’autre chose. En effet, des centaines de milliards provenant d’investissements étrangers qui avaient été annoncés lors de sa signature, l’Iran n’a reçu qu’une fraction insignifiante du fait du maintien des sanctions américaines non liées au nucléaire qui pénalisaient l’Iran pour un soutien allégué au terrorisme ou encore pour des considérations de droits de l’homme.</p>
<p>Ce d’autant que Biden ne manquera pas de demander comme contrepartie, l’abandon de l’interventionnisme iranien au Moyen-Orient et un arrêt de son programme de missile balistique. Des demandes inacceptables pour l’Iran. <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/entre-l-iran-etats-unis-nouveaux-parametres-dissuasion-207959" target="_blank" rel="noopener">Le Guide, Ali Khamenei</a>, a même interdit à l’administration finissante de Rohani d’entamer une quelconque négociation avec l’administration nouvellement élue. Il ne souhaite pas, en effet, que Rohani bénéficie d’un avantage quelconque d’un dialogue avec les Américains préférant laisser la prochaine administration iranienne, sûrement conservatrice, s’attribuer les mérites, si mérites il y a, de cette ouverture.</p>
<p>Pareillement, le monde verra <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/multilateralisme-degats-donald-trump-ne-sont-pas-irreparables-selon-228652" target="_blank" rel="noopener">le retour du multilatéralisme</a> dans les relations internationales avec le nouvel occupant démocrate de la Maison Blanche, ce qui signifie que l’Europe ne s’opposera plus à la position américaine et qu’elle s’alignera sur la position de cette dernière, entraînant l’isolement de l’Iran en cas de conflit avec Washington.</p>
<p>Ainsi, il est fort probable que l’incertitude perdure sur le retour de l’Iran dans le concert des nations.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/qu-anticiper-question-iranienne-l-avenement-l-administration-biden-228721" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Opinion</a> le 12/11/2020. </strong></p>
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		<title>Europe: pour une redéfinition de sa stratégie diplomatique et militaire</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/europe-pour-une-redefinition-de-sa-strategie-diplomatique-et-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 08:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[l'Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[Découvrez l&#8217;article d&#8217;Ardavan Amir-Aslani sur le magazine l&#8217;Opinion.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Découvrez l&rsquo;article d&rsquo;Ardavan Amir-Aslani sur le magazine <a href="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/LOpinion.pdf" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Opinion</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La crédibilité de l’Europe passera par une redéfinition de sa stratégie diplomatique et militaire</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-credibilite-de-leurope-passera-par-une-redefinition-de-sa-strategie-diplomatique-et-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 14:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[l'Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[Objet politique particulièrement central pour l’Europe et ses voisins, la Méditerranée est depuis plusieurs mois, singulièrement depuis ces dernières semaines, le théâtre<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-credibilite-de-leurope-passera-par-une-redefinition-de-sa-strategie-diplomatique-et-militaire/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Objet politique particulièrement central pour l’Europe et ses voisins, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/moments-verite-dans-rapport-force-international-chronique-frederic-219943" target="_blank" rel="noopener">la Méditerranée</a> est depuis plusieurs mois, singulièrement depuis ces dernières semaines, le théâtre sur lequel l’impuissance des uns se heurte de plein fouet à l’ambition des autres. A la fois frontière naturelle entre le Nord et le Sud, le monde européen et le monde arabe, la chrétienté et l’islam, cette mer chargée de fortes représentations géopolitiques a vu s’intensifier, début juin, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/turquie-france-suspend-participation-a-l-operation-navale-l-otan-219461" target="_blank" rel="noopener">les tensions de longue date entre la Turquie et la France</a>.</p>
<p>Le 10 juin, la frégate française <em>Courbet,</em> qui opérait en Méditerranée orientale dans le cadre de la mission de l’OTAN <em><span class="DiagPlWs_error">Sea</span> Guardian</em> pour le respect de l’embargo sur les armes à destination de la Libye, a été mise en joue par des frégates turques accompagnant un cargo battant pavillon tanzanien vers Tripoli. Cette version des faits, française, est démentie par Ankara. Les circonstances de l’affrontement furent donc suffisamment floues pour susciter une enquête, puis un rapport « hautement classifié » à l’OTAN et actuellement examiné par le comité militaire de l’Alliance atlantique.</p>
<p>Dans l’attente d’obtenir des « réponses » à ses demandes sur le comportement de la Turquie, pourtant allié de la France et des autres membres de l’OTAN, Paris a décidé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/turquie-france-suspend-participation-a-l-operation-navale-l-otan-219461" target="_blank" rel="noopener">– comme l’a révélé l’Opinion –</a> de suspendre sa participation à la mission de sécurité maritime de l’organisation, jugeant malsain « de maintenir des moyens dans une opération censée, parmi ses différentes tâches, contrôler l’embargo avec des alliés qui ne le respectent pas ». L’argument s’entend parfaitement. Néanmoins, en matière de communication, la décision a de quoi surprendre. Outre qu’elle semble donner un blanc-seing aux agissements de la Turquie en Méditerranée orientale, elle dénote un terrible aveu de faiblesse de la part des Européens.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Suspicions.</span> Bien qu’elles aient multiplié les désaccords, les suspicions, et les frictions diplomatiques au cours des trois dernières années, la France et la Turquie pourraient partager un même constat : tétanisé face à un problème turc de plus en plus manifeste,<a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/puissances-moyennes-europeennes-peuvent-elles-se-reinventer-politique-219006" target="_blank" rel="noopener"> l’OTAN </a>semble effectivement en état de « mort cérébrale », comme l’avait souligné Emmanuel Macron lors de son interview à <em>The Economist </em>en novembre 2019. Cependant, les deux pays réagissent fort différemment face à cette situation.</p>
<p>Motivée par son propre agenda expansionniste et la volonté d’un président tout acquis à une forme d’islam politique pour le moins réactionnaire, la Turquie profite largement de l’immobilisme de l’Alliance atlantique, faisant fi aussi bien des mises en garde que des éventuelles approbations, et fait délibérément passer ses engagements en tant qu’allié au second plan.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Depuis l’enlisement des négociations visant à intégrer le pays au sein de l’Union européenne, la Turquie est une épine de plus en plus douloureuse dans le pied de l’Europe</p>
<p>La France pour sa part espérait encore monter un front au sein de l’OTAN contre cet allié devenu embarrassant. Mais le maigre soutien qu’elle y a obtenu – seuls 8 pays sur 30 l’ont suivie dans sa démarche – démontre de manière éloquente à la fois son isolement diplomatique, mais aussi l’absence de volonté politique et de cohésion au sein de l’organisation militaire. De longue date, la France se veut moteur d’une « Europe de la Défense », de concert avec l’Allemagne. Mais à quoi bon siéger au Conseil de Sécurité et disposer de l’un des plus importants budgets consacrés à la défense en Europe (37,5 milliards d’euros en 2020) pour finalement fuir ses responsabilités en suspendant sa participation à une opération de sécurité de première importance ? La France se donne-t-elle seulement les moyens de s’imposer ? Son choix stratégique suite à l’incident du 10 juin permet d’en douter.</p>
<p>Depuis l’enlisement des négociations visant à intégrer le pays au sein de l’Union européenne, la Turquie est une épine de plus en plus douloureuse dans le pied de l’Europe. L’échec du coup d’Etat de 2016 a renforcé l’autoritarisme du président Erdogan et plus particulièrement son durcissement contre l’Occident, qui plaît à sa base électorale. La toute récente décision d’une Cour de Justice turque rendant possible <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/turquie-erdogan-a-retabli-decret-statut-mosquee-sainte-sophie-d-220329" target="_blank" rel="noopener">la transformation en mosquée de l’église byzantine Sainte Sophie</a>, convertie en musée par la volonté d’Atatürk, et ce au risque de vives tensions avec les chrétiens à travers le monde, n’en est que le dernier exemple. Sur le terrain géopolitique, la Turquie use abondamment du chantage avec l’Union européenne sur la question des six millions de réfugiés syriens résidant dans le pays. Ce faisant, elle protège ainsi son propre expansionnisme et consolide en toute impunité sa présence en Syrie et en Libye, autre verrou capital de régulation des flux migratoires venant, cette fois, d’Afrique subsaharienne.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Habitude.</span> Malgré tous les risques qu’elle implique pour l’équilibre du Moyen-Orient, cette stratégie agressive ne rencontre aucun obstacle de la part de ses propres alliés. Qu’en conclure, hormis que le rapport de force s’est inversé ? Aujourd’hui, le pouvoir ne revient pas à celui qui dispose de la force militaire la plus puissante, ou de la politique la plus intelligente, mais bien à celui qui est le plus disposé à assumer le coût, financier et surtout humain, d’un conflit. A ce jeu, les Turcs sont passés maîtres en Méditerranée, tandis que l’Europe capitule. Cette absence de réaction, qui la fragilise profondément sur le plan diplomatique, semble être devenue une sorte d’habitude que l’on observe sur de très nombreux dossiers géostratégiques de premier plan, où son effacement est habilement exploité par ses rivaux moins scrupuleux.</p>
<p>Il est donc plus que temps de sortir de cette « léthargie stratégique » soulignée par <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/il-faut-reinventer-nos-rapports-russie-plaide-hubert-vedrine-195093" target="_blank" rel="noopener">l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine</a>, comme il est urgent d’acter le fait que les Etats-Unis, enfermés dans leur isolationnisme, et l’OTAN, objet politique de plus en plus incohérent et inefficace, ne souhaitent plus ou n’ont plus les moyens d’assurer la défense de l’Europe. Cette mission, désormais, lui revient de plein droit.</p>
<p>La gestion de la pandémie de Covid-19 a été l’occasion pour les Européens de comprendre que la solidarité et les stratégies de coopération souveraines pouvaient répondre efficacement aux défis imposés, et singulièrement celui d’organiser cette « Europe de la Défense ». Cela passera naturellement par le renforcement du fonds européen de défense et la multiplication de projets de coopération industriel et technologique, de façon à bâtir une véritable autonomie stratégique. Mais ce nouveau projet ne saurait faire l’économie d’une stratégie diplomatique renouvelée. L’Europe ne doit plus se considérer comme le simple lieutenant des Etats-Unis, mais comme une entité politique indépendante, volontaire, et surtout crédible.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Opinion du 29/07/2020.</strong></p>
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		<title>Repenser la gouvernance internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 15:05:15 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, l’interdépendance entre les Etats s’intensifie, entraînant alors une reconsidération de la notion de la gouvernance internationale. Désormais, seule la puissance économique ou militaire paraît primer sur l’Etat de raison et où des bouleversements géopolitiques et environnementaux affectent sans distinction les victimes et les spectateurs.</p>
<p>Lisez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;article sur l&rsquo;<a href="http://www.lopinion.fr/blog/relais-d-opinion/repenser-gouvernance-internationale-136378?utm_source=twitter" target="_blank" rel="noopener">Opinion</a>.</p>
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