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	<title>Israël &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Le Liban à la croisée des chemins</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/le-liban-a-la-croisee-des-chemins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 09:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/le-liban-a-la-croisee-des-chemins/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de l’offensive israélienne contre le Hezbollah qui s’est soldée par un cessez-le-feu le 27&nbsp;novembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fraîchement élu en janvier 2025 après plus de deux ans de vacance présidentielle, Joseph Aoun s’était engagé auprès des Libanais à mener deux grands chantiers : redresser économiquement le pays et restaurer l’autorité de l’État en rendant à l’armée libanaise le monopole de la violence légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, le pays du Cèdre compte sur l’appui des États du golfe Persique et de Washington, dont il a impérativement besoin pour obtenir des financements internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Garants du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, les représentants américains enchaînent les déplacements au Liban depuis un mois. Lundi 21 juillet, l’envoyé spécial Tom Barrack entamait sa troisième visite pour accélérer le désarmement du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre d’une nouvelle guerre civile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, l’ambition jacobine du président Aoun se heurte à trois difficultés majeures : le refus des protagonistes d’appliquer sérieusement le cessez-le-feu, la crainte d’une nouvelle guerre civile et le retour du chaos syrien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah refuse de rendre son arsenal militaire. Ses députés ont fustigé la pression américaine, estimant que les Israéliens, en poursuivant leurs bombardements et en maintenant leurs troupes dans cinq positions du Sud-Liban, ne respectaient pas davantage l’accord de trêve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La classe politique libanaise est de son côté divisée sur la manière de procéder, entre ceux qui prônent un désarmement par la force s’il le faut et ceux, plus prudents, qui plaident pour un dialogue afin d’éviter que le pays ne bascule à nouveau dans la guerre civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient de ce risque, et malgré les pressions américaines qui réclament des actes concrets, le président Joseph Aoun, lors de sa visite au Bahreïn le 22 juillet, a rappelé vouloir agir avec “précaution afin de préserver l’unité du Liban et d’éviter toute atteinte à la paix civile”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque syrien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, côté syrien, les récents affrontements de Soueïda inquiètent au plus haut point l’exécutif libanais. La perméabilité de la frontière entre les deux pays, longue de plus de 300 kilomètres, fait craindre l’extension du chaos syrien sur le territoire libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant que le renvoi des détenus syriens, représentant plus de 30 % de la population carcérale libanaise, renforce les tensions entre les deux voisins. Le nouveau pouvoir de Damas exige leur retour immédiat alors que les autorités libanaises entendent bien garder en détention les auteurs de crimes de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la rencontre, à Djeddah, le 27 mars dernier, entre les ministres de la Défense libanais et syrien, l’Arabie saoudite, qui entend profiter du retour de ces pays dans le giron sunnite, pourrait de nouveau proposer ses bons offices pour faire avancer les négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les bombardements israéliens, les pressions américaines, l’instinct de survie du Hezbollah qui prend prétexte du chaos syrien pour conserver son arsenal, le nouveau président Joseph Aoun est condamné à gagner du temps pour préserver l’unité du pays et respecter à terme sa promesse de reconstruire l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/">Le nouvel Economiste</a> le 24/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran &#8211; États-Unis, la reprise des négociations en suspens</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette paix demeure fragile. L’ampleur des dégâts causés par les raids américains sur les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan est encore méconnue et le doute plane quant à la véracité du transfert sur des sites cachés par les Iraniens de 400 kilos d’uranium hautement enrichi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, malgré ses déclarations contradictoires, Donald Trump espère profiter de l’affaiblissement de l’Iran pour le forcer à revenir à la table des négociations. La raison commanderait que l’Iran accepte pour obtenir enfin la levée des sanctions qui asphyxient son économie et sa population civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture de confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la reprise du dialogue s’avère plus délicate que jamais. Tout d’abord, la fragile confiance qui régnait entre Washington et Téhéran est rompue. Après s’être retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Donald Trump a renoué avec sa politique de pression maximale. Alors que les négociations achoppaient sur le fameux taux d’enrichissement d’uranium et qu’une nouvelle réunion américano-iranienne devait se tenir à Mascate, le président américain a privilégié une solution militaire, prenant à rebours sa base électorale à qui il avait promis la fin des expéditions militaires nébuleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes joutes verbales entre Washington et Téhéran n’ont rien arrangé. Alors que le guide suprême déclarait avoir infligé une “gifle cinglante” aux États-Unis, Donald Trump lui a répondu en se vantant d’être celui qui l’avait épargné d’une mort “affreuse”, déchaînant les partisans du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflexibilité côté iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la classe politique iranienne était déjà divisée sur le bien-fondé des négociations avec les États-Unis, les frappes américaines ont renforcé l’intransigeance du camp conservateur. Ce dernier, prenant exemple sur le Pakistan, est désormais plus convaincu que jamais que le programme nucléaire est son assurance-vie pour sanctuariser son territoire et se maintenir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que toutes les inspections demandées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont été refusées, le parlement iranien a approuvé un projet de loi visant à suspendre sa coopération avec l’agence onusienne. Le régime reproche à la résolution de l’AIEA du 12 juin 2025, accusant l’Iran de non-respect de ses obligations nucléaires, d’avoir servi de prétexte à Israël pour conduire son offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président iranien Masoud Pezeshkian, qui jusqu’à présent restait prudent et laissait une possibilité à la reprise du dialogue, a pourtant ratifié mercredi 2 juillet la suspension de cette coopération. Abbas Araghtchi, son ministre des Affaires étrangères, a rappelé à plusieurs reprises que l’Iran ne négocierait pas sous la menace de bombardements et a exigé des garanties de Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël fauteur de troubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Tel-Aviv a accepté le cessez-le-feu sous la pression des missiles iraniens, Benjamin Netanyahu, qui ne cesse de militer en faveur d’un changement de régime en Iran, risque de compliquer la reprise des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de ces obstacles, Washington et Téhéran parviendront-ils à surmonter l’hubris ? Donald Trump en a besoin s’il veut rester fidèle à ses engagements de campagne et obtenir le prix Nobel de la paix qu’il convoite tant. Quant à Téhéran, sa situation économique exsangue et la détresse de sa population l’obligeront sans doute à faire des concessions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/">Le nouvel Economiste</a></em> le 03/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran, et maintenant ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 10:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&#160;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&nbsp;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, Donald Trump a imposé avec difficulté un cessez-le-feu à Tel-Aviv et Téhéran, mettant un terme à l’escalade qui menaçait la stabilité régionale et mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un trop coûteux conflit pour tout le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Donald Trump multipliait jusqu’à présent les signaux contradictoires sur les buts de guerre de l’intervention israélienne à laquelle Washington a participé, ses dernières déclarations sont sans équivoques. Après avoir exhorté Israël et l’Iran à cesser immédiatement leurs attaques, le président américain a refusé catégoriquement de céder aux ambitions israéliennes de changement de régime qui “n’apportent que le chaos”, selon ses mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington, Téhéran et Tel-Aviv semblent avoir intégré qu’en dépit de leurs ambitions respectives, l’aggravation de ce conflit ne profite à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci est tout d’abord trop coûteux pour la propre popularité du président américain. Élu sur la promesse de rompre avec l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs, Donald Trump a absolument besoin de rassurer sa base électorale du mouvement MAGA – Make America Great Again – qui, voyant se dessiner un scénario similaire à celui de la guerre d’Irak de 2003, réclame la fin des hostilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran et Israël fragilisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En difficulté, le pouvoir iranien n’a pas eu d’autre choix que d’accepter le cessez-le-feu pour assurer sa survie et limiter les dégâts des frappes israéliennes qui ont fait plus de 600&nbsp;victimes. Israël pareillement, qui contrairement à ses attentes, ayant été incapable d’enrayer le lancement des missiles iraniens et ayant subi des dégâts très importants à ses infrastructures, ne pouvait pas non plus persévérer dans ce conflit. Alors que l’armée israélienne est parvenue très rapidement à contrôler l’espace aérien de Téhéran, l’arsenal balistique et les installations nucléaires iraniennes ont été gravement endommagés. Redoutant un embrasement qui lui aurait été coûteux, le pouvoir iranien a parfaitement calibré sa riposte en informant en amont Washington de ses frappes symboliques contre ses bases au Qatar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Israël, malgré la tentative de profiter de l’affaiblissement du régime iranien pour le renverser, le rappel à l’ordre brutal de Donald Trump l’a un peu plus isolé sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, comme rappelé, bien que la supériorité militaire de l’État hébreu soit indiscutable, cette guerre “préventive” a révélé les failles du Dôme de fer [le système de défense aérienne mobile israélien ndlr] qui n’est pas parvenu à intercepter des missiles iraniens, causant d’importants dégâts matériels et près de trente victimes civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une reprise des négociations ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la question est de savoir si cette accalmie n’est qu’une trêve pour poursuivre en sous-main la déstabilisation du pouvoir iranien ou s’il s’agit de l’amorce d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien. Les dires selon lesquels 400 kg d’uranium hautement enrichi auraient été transférés sur d’autres sites gardés secrets obligeraient la communauté internationale à reprendre le chemin du dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après la dénonciation de Trump de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, puis son aval aux frappes israéliennes trois jours avant une réunion irano-américaine à Mascate, la confiance entre l’administration américaine et le pouvoir iranien sera laborieuse à restaurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/">Le nouvel Economiste</a> le 26/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ardavan Amir-Aslani invité de France Info</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-france-info-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 16:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[cessez-le-feu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[guerre des douze jours]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[Mercredi 25 juin, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de France Info pour réagir au cessez-le-feu imposé par Donald Trump à<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-france-info-4/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mercredi 25 juin</strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de <strong>France Info</strong> pour réagir au <strong>cessez-le-feu</strong> imposé par Donald Trump à Israël et à l’Iran, mettant un terme à la <strong>guerre des douze jours</strong> dont l’escalade menaçait la stabilité régionale et mondiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez la retranscription de son interview <strong>ci-dessous</strong> : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous vécu ces dernières heures et ces événements qui s’enchaînent, avec désormais ce cessez-le-feu qui a été clairement imposé par le président américain Donald Trump ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je l’ai vécu comme la plupart des Iraniens que vous avez interrogés : un sentiment de soulagement avec ce cessez-le-feu, et, préalablement à celui-ci, une inquiétude permanente pour mon pays d’origine et pour sa population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que le fait que le régime reste en place est une déception pour vous ? C’est difficile d’appréhender cette situation avec, d’un côté, des bombardements, et de l’autre, le régime qui sauve sa tête.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous savez, je crois que la plupart des Iraniens distinguent dans leur esprit, d’un côté, l’amour et l’affection qu’ils ont pour leur pays et sa population, et de l’autre, le pouvoir islamique qui règne sur place depuis 47 ans. Incontestablement, l’immense majorité des Iraniens exècrent le régime islamique et espèrent son départ. En même temps, les Iraniens, dans leur immense majorité, ne supportent pas que leur pays fasse l’objet de bombardements de la part d’un pays étranger, et a fortiori par Israël, pays poursuivi pour faits de génocide devant la Cour internationale de justice. Les Iraniens considèrent qu’ils sont capables eux-mêmes de procéder à la libération de leur pays et à son retour dans le concert des nations. Et ils s’interrogent : quelle crédibilité pourrait avoir un gouvernement imposé par Israël en Iran, au lendemain de la chute de ce pouvoir, s’il devait intervenir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cela dit, est-ce que le pouvoir iranien est affaibli aujourd’hui ou pas ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Vous savez, vu de Téhéran, le pouvoir iranien ne se perçoit pas du tout fragilisé. Ils se disent qu’ils ont réussi à tenir tête pendant douze jours à l’une des armées les plus puissantes de la terre, appuyée par les États-Unis et d’autres pays membres de l’OTAN comme l’Angleterre et la France, et que le régime n’est pas tombé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël voulait mettre un terme définitif à la quête de nucléaire civil et militaire de l’Iran, mais rien n’est moins certain. On ne connaît pas la situation des sites de Fordo et Natanz, et, globalement, le savoir-faire nucléaire iranien est demeuré intact. On ne sait même pas où sont passés les centaines de kilogrammes d’uranium hautement enrichi à 60 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël voulait également mettre un terme au programme balistique iranien, et l’on a vu que ce n’était pas le cas. Je pense même qu’Israël est très surpris de voir la capacité de l’Iran à résister face à sa surpuissance dans le domaine aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et troisièmement, Israël espérait la chute du régime dans les premiers jours des bombardements. Rien de tout cela n’est arrivé. Donc, vu de Téhéran, je ne suis pas certain que le pouvoir iranien considère avoir été fragilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense en revanche que, si le cessez-le-feu devait tenir, l’Iran va connaître une période de répression extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors justement, vous parliez d’un régime qui reste en place et, vu de Téhéran, qui aurait remporté une grande victoire. Néanmoins, il y a quand même beaucoup de dignitaires importants de ce régime qui ont été tués durant cette guerre. Selon vous, le pouvoir en Iran va-t-il se retourner contre sa population, à la recherche des espions qui ont permis à Israël de monter cette opération ? Comment voyez-vous l’avenir ? Est-ce qu’un espoir de révolte vous paraît possible, malgré les différentes tentatives, et ô combien elles ont été réprimées ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>D’abord, je pense que le pouvoir iranien va effectivement se retourner contre ceux qu’il estime avoir trahi le pays : ceux qui ont soutenu, ne serait-ce que par leur voix ou leurs messages, les frappes israéliennes, et en particulier ceux qu’il considère comme des espions étrangers ayant participé à l’importation de drones pour les frappes effectuées depuis le territoire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, je pense que les assassinats qu’Israël a menés contre les dirigeants iraniens constituent une erreur majeure. Les Israéliens n’ont pas saisi que l’Iran, malgré tout, est un État, et que ce n’est pas parce qu’on assassine un chef d’état-major de l’armée de l’air ou de terre que les solutions de remplacement n’existent pas. D’ailleurs, dans les heures qui ont suivi leur assassinat, ils ont été remplacés – au détriment d’Israël – par des personnes plus jeunes, plus pragmatiques et plus efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la pérennité du régime, je pense que le pouvoir iranien dispose d’environ 20 % de la population qui le soutient, soit par clientélisme, soit par affection ou idéologie. Néanmoins, il y aura un « jour d’avant » et un « jour d’après ». Le pouvoir iranien ne peut pas considérer que demain, comme disent les Anglais, ce sera « business as usual ». Il sera obligé de rendre des comptes aux Iraniens face à cet échec sécuritaire et face à leur incapacité à empêcher le contrôle de l’espace aérien par les Israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Iraniens éprouvent de la colère, d’abord envers Israël pour avoir bombardé leur pays, mais également envers leur propre pouvoir, qui n’a pas su les protéger, qui n’a pas su conserver la maîtrise des airs, et qui, malgré 47 ans de vociférations contre le pouvoir israélien, n’a pas été capable de l’empêcher de pénétrer sur son territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il va y avoir des comptes à rendre. Et je pense que, de toute façon, qu’il y ait ou non une suite des frappes, il y aura un changement en Iran. On ne peut pas maintenir éternellement une population, en décalage profond avec son pouvoir, dans une situation de restrictions systématiques des libertés publiques et sociales. Le pouvoir iranien sera obligé d’écouter les aspirations de la population, dont l’immense majorité est jeune et a moins de 45 ans. Ils n’ont connu, si vous voulez, que la théocratie iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous pensez que ce changement va venir de la population, ou peut-il aussi venir de l’intérieur, dans les cercles de pouvoir actuels ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est aujourd’hui dirigé par un certain nombre de groupes de pouvoir. Il y a, bien entendu, la théocratie religieuse, mais aussi les Gardiens de la révolution, qui sont la force répressive du pouvoir. Tous ces gens-là ont des enfants, et tous ces enfants aspirent à un autre mode de vie : un mode de vie séculier, un mode de vie à l’occidentale, parce que la répression et les restrictions des libertés publiques les touchent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, si vous voulez, il y a un vent de changement qui souffle à travers le pays, et qui va exiger de la part du pouvoir des concessions. Alors, je ne pense pas que cela va intervenir dans les 24 heures, mais je pense que cela va intervenir assez rapidement. Les Iraniens considèrent – et leur histoire en témoigne – que le changement du pays doit venir des Iraniens eux-mêmes. Je vous rappelle que la première révolution constitutionnelle sur le continent asiatique a eu lieu en Iran, en 1905. Même la révolution islamique, qui a mis en place le pouvoir actuel, était la première révolution populaire sur tout le continent asiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’Iran a été à l’avant-garde des changements institutionnels dans la région. Et je pense que les Iraniens sont convaincus que le changement peut venir de leurs propres mains. Et puis, l’Iran d’aujourd’hui n’est pas disposé à accepter l’arrivée de dirigeants imposés par l’étranger, par la CIA ou les services du Mossad. Quelle que soit la personne, cela ne changera rien : ils veulent que le changement vienne de l’intérieur, et que la personne qui mène ce changement à son terme soit issue du pays.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël/Iran : « Ce conflit traduit la fin du droit international ! » &#8211; Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 13:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeudi 18 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Ligne Droite, la matinale de Radio Courtoisie, pour réagir à<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jeudi 18 juin 2025</strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de <em>Ligne Droite</em>, la matinale de<strong> Radio Courtoisie</strong>, pour réagir à la guerre dans laquelle Israël et l’Iran s’enlisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocat au barreau de Paris et enseignant en géopolitique du Moyen-Orient à l’École de guerre économique, Maître Ardavan Amir-Aslani décrypte les conséquences de l&rsquo;agression israélienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une intervention à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4">(re)voir ici</a></strong> : </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>États-Unis : Marionnette d&#8217;Israël ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 11:19:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 19 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média OMERTA, pour un grand entretien<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 19 juin 2025, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média <strong><a href="https://www.omertamedia.fr/" data-type="link" data-id="https://www.omertamedia.fr/">OMERTA</a></strong>, pour un <strong>grand entretien géopolitique</strong> consacré à la guerre israélo-iranienne qui embrase actuellement le Moyen-Orient.<br>Pendant près d’une heure, Maître Amir-Aslani décrypte cette actualité brûlante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• L’agression militaire israélienne contre l’Iran<br>• Les objectifs de guerre poursuivis par Israël<br>• La violation du droit international<br>• L’absurdité de la doctrine du « regime change »<br>• Le programme nucléaire iranien<br>• L’éventuel engagement des États-Unis dans le conflit<br>• L’effacement de la diplomatie française<br>• Les risques de déstabilisation régionale<br>• L’inquiétude croissante des pays arabes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de points essentiels pour comprendre la guerre en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Regarder l’émission sur la chaîne YouTube d&rsquo;OMERTA</strong> :<strong> </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM">États-Unis : Marionnette d&rsquo;Israël ? &#8211; 19 juin 2025 </a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Iran face à ses défis. Entretien avec Maître Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 10:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits : Revue de Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien accordé le 19 juin 2025 à la revue de géopolitique Conflits, Maître Ardavan Amir-Aslani livre son analyse<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé le <strong>19 juin 2025</strong> à la revue de géopolitique <strong><a href="https://www.revueconflits.com/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/">Conflits</a></strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> livre son analyse de la guerre en cours entre Israël et l’Iran, dont l’escalade menace de bouleverser la stabilité du Moyen-Orient et de déboucher sur un conflit mondial &#8211; Propos recueillis par Jean-Baptiste Noé</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez <strong><a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/">l&rsquo;interview ici </a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ardavan Amir-Aslani dans <a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/"><em>Conflits : Revue de Géopolitique</em></a> le 19/06/2025</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La délicate reconstruction de l’État libanais</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas été consultée localement depuis 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’allié gouvernemental, les Forces libanaises, a enregistré des victoires face à son adversaire le Courant patriotique libre dans les régions chrétiennes, à l’exception de la municipalité de Jezzine, le Hezbollah conserve un soutien populaire significatif, comme en témoignent ses victoires dans ses localités historiques du sud-Liban, malgré une forte abstention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le gouvernement s’attelle à la lourde tâche de reconstruire l’État libanais, la tenue d’élections a été perçue comme un signe positif. Dès son investiture en janvier dernier, le président Aoun, ancien commandant en chef de l’armée libanaise, s’est fixé un double objectif : restaurer l’État régalien en désarmant les milices et endiguer la crise économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président Aoun renoue les liens diplomatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient des fragiles équilibres politiques et sociaux et redoutant une nouvelle guerre civile, le président libanais s’est prononcé avec précaution en faveur du désarmement du Hezbollah, qu’il dit vouloir mener par “un dialogue bilatéral”. La milice chiite est largement affaiblie militairement depuis l’offensive d’Israël et la chute du régime de Bachar al-Assad par lequel transitait son approvisionnement auprès de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Joseph Aoun a renoué avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, en convenant les 21 et 23 mai derniers de désarmer, à compter de mi-juin, les camps de réfugiés palestiniens au Liban, administrés par les organisations palestiniennes. Mahmoud Abbas, dont la crédibilité pour incarner l’interlocuteur palestinien est souvent mise en doute, espère restaurer sa représentativité face aux autres factions comme le Hamas et le Jihad islamique dont l’influence progresse dans les camps de réfugiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise en main est fortement encouragée par les États-Unis et les pétromonarchies arabes du golfe Persique qui y conditionnent leur assistance économique. Lors de son discours devant le Forum économique américano-saoudien, le président Trump a fustigé le Hezbollah, se disant désormais “prêt à aider le Liban”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, le président libanais entend bien profiter de la récente recomposition des rapports de force régionaux et du recul de l’influence iranienne pour restaurer des relations diplomatiques avec les pétromonarchies arabes du Golfe. Alors qu’il réservait sa première visite officielle à l’étranger au royaume saoudien, le président Aoun a enchaîné depuis les déplacements au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, espérant séduire des investisseurs et obtenir des aides financières dont dépend fortement l’économie libanaise, exsangue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement financier de 2019, l’explosion du port de Beyrouth, l’offensive israélienne et le blocage institutionnel jusqu’à la récente désignation du président Aoun en janvier 2025, ont plongé le pays dans une crise sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des efforts du nouveau gouvernement et de son jeu d’équilibre, l’avenir du Liban demeure incertain. Le gouvernement parviendra-t-il à imposer au Hezbollah l’abandon total de son arsenal militaire ? Quant à Israël, rien n’indique pour l’instant son respect total du cessez-le-feu de novembre dernier. Enfin, à la veille de l’arrivée d’une délégation du FMI, ce 28 mai 2025, le gouvernement libanais redouble d’efforts pour afficher sa bonne volonté, espérant enfin décrocher un accord de prêt tant attendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/">Le nouvel Economiste</a></em> le 29/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Donald Trump dans les pétromonarchies du golfe Persique</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 13:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des avantages économiques considérables attendus, il a dessiné les contours de sa nouvelle politique dans cette région agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Promesses d’investissements faramineux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En leur réservant sa première visite officielle, le 47e président des États-Unis a voulu ramener les pétromonarchies dans l’orbite de Washington. Adeptes du réalisme politique, celles-ci avaient amorcé depuis déjà plusieurs années une politique étrangère “non alignée”, tissant d’étroits liens aussi bien avec la Russie que la Chine qui figure parmi leurs premiers partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pari en voie d’être gagné : les pétromonarchies ont annoncé des promesses d’investissements titanesques aux États-Unis dans les dix prochaines années – respectivement de 600 milliards de l’Arabie saoudite, 500 milliards du Qatar et 400 milliards des Émirats arabes unis (EAU), principalement dans les technologies de pointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises américaines sont aussi parvenues à décrocher d’importants contrats, à commencer par Boeing qui, en sérieuse difficulté financière, en avait plus que jamais besoin. Alors que les EAU ont passé commande de 28 avions, Qatar Airways a annoncé un contrat faramineux de 200 milliards de dollars auprès du constructeur américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donnant-donnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les monarchies du Golfe ne perdent pas de vue leurs intérêts. Alors que l’Arabie saoudite compte en contrepartie sur l’aval de Washington pour le développement de son industrie nucléaire civile, les EAU espèrent négocier une coopération énergétique mais surtout technologique, tant Abu Dhabi ambitionne de devenir un leader de l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la défense de ses intérêts économiques, le président américain a profité de ce déplacement pour présenter les grandes orientations de son second mandat. À l’occasion du forum d’investissement américano-saoudien, Donald Trump a prononcé un discours de politique étrangère dans lequel il tire les leçons du passé, fustigeant l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs néoconservateurs comme démocrates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eloge de souveraineté des nations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué les réussites de ses hôtes dans des termes peu communs, rendant hommage à la souveraineté des nations : “Il est essentiel que le reste du monde en prenne conscience : cette grande transformation n’est pas le fait d’interventionnistes occidentaux, ou d’hommes qui prennent de beaux avions pour venir vous donner des leçons sur la façon de vivre et de gérer vos propres affaires. Non. Les merveilles étincelantes de Riyad et d’Abou Dhabi n’ont pas été créées par les soi-disant “nation-builders”, les ‘neocons’ [ou néoconservateurs, réputés avoir la volonté d’imposer l’ordre libéral par la force si nécessaire, ndlr] ou les ‘non-profit liberals’ [organisations œuvrant dans le secteur à but non lucratif et perçues comme libérales ou progressistes sur le plan politique, ndlr] – comme ceux qui ont dépensé des milliers de milliards de dollars pour ne pas réussir à développer Kaboul, Bagdad et tant d’autres villes.”</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran et Syrie sur la table</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a également exposé ses ambitions stratégiques sur les dossiers brûlants du Moyen-Orient : l’issue du programme nucléaire iranien et l’avenir de la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un véritable réquisitoire contre la politique iranienne passée, Donald Trump a rappelé sa volonté de “mettre fin aux conflits” et de “conclure un accord” avec Téhéran, écartant de facto les frappes préventives voulues par Tel Aviv. Cependant l’issue des négociations demeure incertaine, l’Iran restant intransigeant sur le maintien de son programme nucléaire civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, à la surprise générale, le président Trump a décidé la levée des sanctions contre une Syrie à l’économie exsangue. Encouragé par Mohammed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, qui s’est dit prêt à régler la dette syrienne envers la Banque mondiale – 15 millions de dollars – et à participer à la reconstruction de l’État syrien, le président américain a rencontré dès le lendemain, mercredi 14 mai, à Riyad, Ahmed al-Charaa, l’ancien terroriste d’Al-Qaïda relooké. Véritable pari au moment où les autorités provisoires peinent à établir l’autorité de l’État et où des factions encore plus radicales, à l’image de l’État islamique, profitent du vide sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise de distance avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de gestes qui n’ont pu que renforcer les tensions récentes entre Tel-Aviv et Washington. Alors qu’Israël a été exclu de la tournée présidentielle, le vice-président américain J.D Vance a de son côté annulé son déplacement à Tel-Aviv, soi-disant pour des raisons logistiques, à l’annonce de la nouvelle offensive dans l’enclave palestinienne où la tragédie humanitaire s’aggrave jour après jour. Une telle situation a empêché Donald Trump d’obtenir de la part des monarchies du Golfe l’élargissement des accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, si sur le plan économique cette première visite au Moyen-Orient est une réussite, l’issue des dossiers régionaux – l’accord nucléaire avec l’Iran, l’avenir de Gaza, du Liban et de la Syrie – demeure encore incertaine. Reste à savoir si la “méthode Trump”, baroque mais pragmatique, fonctionnera.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/">Le nouvel Economiste</a></em> le 22/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>L’espoir déçu d’un gouvernement d’union nationale en Syrie</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/lespoir-decu-dun-gouvernement-dunion-nationale-en-syrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 15:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Geopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[Trois mois seulement après sa prise éclair du pouvoir le 8 décembre dernier, renversant le régime de Bachar al-Assad et<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/lespoir-decu-dun-gouvernement-dunion-nationale-en-syrie/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Trois mois seulement après sa prise éclair du pouvoir le 8 décembre dernier, renversant le régime de Bachar al-Assad et laissant la communauté internationale stupéfaite, l’ancien djihadiste Al-Joulani, rebaptisé Ahmed al-Charaa, s’attelle à la délicate reconstruction de l’État syrien. Les autorités doivent relever deux immenses défis : rétablir la paix civile et préserver l’intégrité territoriale du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paix civile encore lointaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’Ahmed al-Charaa tente tant bien que mal de lisser son image pour obtenir des chancelleries occidentales, et notamment de celle des États-Unis, la levée des sanctions économiques, la composition de son nouveau gouvernement, rendue publique le 29 mars dernier, inquiète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’exception d’une chrétienne nommée aux Affaires sociales, d’un alaouite aux Transports, d’un druze à l’Agriculture et d’un Kurde à l’Éducation – sans lien avec les FDS (Forces démocratiques syriennes) – les ministères régaliens sont réservés aux proches du nouveau maître de Damas et aux sunnites extrémistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de ce nouveau gouvernement a indigné l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), dominée par les Kurdes, estimant qu’il ne reflétait pas la “diversité et la pluralité du pays” et que ses membres ne se sentaient donc pas “concernés par l’application ou l’exécution des décisions émanant de ce gouvernement”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AANES ira-t-elle jusqu’à remettre en cause l’accord du 10 mars dernier entre le nouveau pouvoir syrien et le commandant des FDS Mazloum Abdi, qui prévoit l’intégration des Kurdes au nouvel État qui se dessine laborieusement, en échange de garanties tangibles pour leurs droits ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord entre les Kurdes et le pouvoir de Damas ne prévoit pas un système étatique réparti par confession, à l’image du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AANES représentant près d’un tiers du territoire et abritant d’importants gisements pétroliers, la normalisation de ses relations avec Damas est indispensable au nouveau pouvoir syrien pour garantir l’intégrité territoriale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce titre, dès la Conférence du dialogue national du 25 février dernier, Ahmed al-Charaa avait insisté sur sa volonté de dissoudre les milices et d’unifier l’armée régulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, selon l’accord du 10 mars, les FDS — qui ont courageusement combattu Daech durant la guerre civile — doivent rejoindre les rangs de l’armée, les contours exacts de cette intégration restent à préciser, et seront sans doute influencés par l’évolution de la situation sécuritaire du pays et le sort réservé aux minorités qui entretenaient de bons rapports avec le régime d’Assad. D’autant que la région du Rojava, contrôlée par les Kurdes, abrite d’importants camps de réfugiés et des prisons peuplées d’anciens djihadistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que plus de mille alaouites ont été tués début mars dans les régions côtières de l’ouest du pays par des miliciens sunnites et partisans du nouveau pouvoir, les arrestations arbitraires se poursuivent et inquiètent fortement les minorités syriennes. En définitive, la paix civile dépendra de la volonté et de la capacité du nouveau maître de Damas à garantir leur sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intégrité territoriale du pays encore incertaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie est aussi confrontée aux ingérences des puissances régionales qui entendent bien profiter de sa fragilité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Asphyxié par les sanctions internationales, le pays doit, pour soutenir son armée, s’en remettre à la Turquie d’Erdogan qui, profitant du recul de l’influence iranienne, avance ses pions. La présence militaire turque serait concentrée principalement le long de l’axe Jarabulus-Idlib au nord-ouest de la Syrie, et dans des proportions plus modestes entre Tal Abyad et Ras al-Aïn, proche des territoires contrôlés par l’AANES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutien historique des rebelles syriens contre Bachar al-Assad, Ankara entretient d’étroits liens avec le gouvernement d’Ahmed al-Charaa et ambitionne de quadriller militairement le pays en installant même des bases militaires en Syrie, notamment vers Alep et Homs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Débarrassé du régime de Bachar al-Assad, par lequel transitait le soutien iranien au Hezbollah, Israël refuse catégoriquement de tels projets turcs et exige la démilitarisation complète du Sud de la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel Aviv craint aussi que les infrastructures et le matériel militaire ne se retrouvent entre les mains de factions encore plus radicales que le pouvoir d’Ahmed al-Charaa, tant l’unité du pays demeure laborieuse et incertaine, sans compter les djihadistes étrangers encore présents sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël entend détruire ce qu’il reste des capacités militaires syriennes et poursuit ses frappes aux alentours de Damas et ses incursions près de sa frontière dans le plateau du Golan, entraînant des affrontements meurtriers avec la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les autorités syriennes et turques ont dénoncé les agissements de l’État hébreu, leurs réactions et ripostes respectives restent prudentes. La Syrie pour la simple raison que son armée n’en a pas les moyens et qu’elle redoute un embrasement qui retarderait la levée des sanctions internationales. Quant à la Turquie, sa priorité reste la question kurde et le sort des FDS, qu’Ankara considère comme la branche syrienne du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan avec qui la Turquie est en conflit depuis plus de 40 ans).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau président syrien est ainsi pris en étau entre l’assistance militaire nécessaire de la Turquie pour la protection de son territoire et la réaction israélienne aux ambitions d’Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 7 avril dernier, à l’occasion de la visite de Benjamin Netanyahou à Washington, le président Trump a annoncé qu’il ferait jouer ses bons rapports avec Recep Tayyip Erdogan pour apaiser la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Washington aurait transmis une liste de conditions à la levée des sanctions, qui apparaît, dès lors, déterminante pour permettre au régime de relever ces défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/lespoir-decu-dun-gouvernement-dunion-nationale-en-syrie-124438/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/lespoir-decu-dun-gouvernement-dunion-nationale-en-syrie-124438/"><em>Le nouvel Economiste</em></a> le 10/04/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>



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