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	<title>Huile de palme &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Pourquoi la France hésite à taxer davantage l&#8217;huile de palme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2016 06:43:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Huile de palme]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la troisième fois depuis 2012, les députés ont renoncé cet été à augmenter cette taxe. Les deux premiers pays<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/pourquoi-la-france-hesite-a-taxer-davantage-lhuile-de-palme/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="chapo-article">Pour la troisième fois depuis 2012, les députés ont renoncé cet été à augmenter cette taxe.<br />
Les deux premiers pays producteurs mondiaux exercent un lobbying intense.</h2>
<p>Mah Siew Keong a fait le déplacement en France. Une première. Le ministre malaisien des Plantations et des Matières premières est venu la semaine dernière tenter de convaincre les pouvoirs publics d&rsquo;abandonner définitivement tout projet de taxe sur l&rsquo;huile de palme dont le pays asiatique est le deuxième producteur mondial.</p>
<p>Cet été, pour la troisième fois depuis 2012, les députés français ont renoncé à taxer ce produit très décrié dans l&rsquo;Hexagone, sa culture ayant entraîné une déforestation massive. Mais la Malaisie n&rsquo;est pas tranquille. <em>« Nous craignons qu&rsquo;une taxe revienne sous une autre forme, dans le cadre d&rsquo;une loi de finances »</em>, indique le ministre des Plantations aux « Echos ».</p>
<p>L&rsquo;Etat français s&rsquo;est en effet fixé comme objectif de proposer dans les mois à venir une remise à plat de l&rsquo;ensemble de la fiscalité sur les huiles végétales. <em>« La première taxe a été créée dans les années 1970, le système est aujourd&rsquo;hui complètement obsolète »</em>, lance Razzy Hammadi. Le député travaille depuis plus d&rsquo;un an sur la refonte de la fiscalité des produits alimentaires. Il défend une <em>« fiscalité écologique »</em> et reconnaît que, pour l&rsquo;huile de palme, <em>« on ne pourra rester au niveau de taxe actuel »</em>. Dans l&rsquo;entourage de la secrétaire d&rsquo;Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, on insiste sur le fait qu&rsquo; <em>« il faut tenir compte des conditions dans lesquelles l&rsquo;huile de palme est produite »</em>. L&rsquo;idée d&rsquo;une <em>« taxation différenciée »</em> est donc discutée, qui serait moins lourde pour les huiles certifiées.</p>
<p>La Malaisie, de son côté, ne veut pas entendre parler de taxe. Elle juge la mesure <em>« discriminatoire »</em> et <em>« injuste »</em> pour son industrie de la palme qui fait vivre plus de 1 million de personnes. Elle craint en outre que d&rsquo;autres pays européens soient tentés de suivre le mouvement. Elle est donc venue rappeler à Paris la <em>« solide amitié »</em> qui lie les deux pays, et le fait que <em>« la France est l&rsquo;un de [ses] plus gros partenaires commerciaux ».</em> En matière d&rsquo;armement, par exemple, Kuala Lumpur s&rsquo;est placé en 2015 au huitième rang des plus gros clients de la France.</p>
<h3 class="intertitre">Redorer l&rsquo;image de la palme en Europe</h3>
<p>Cette pression diplomatico-commerciale et ce lobbying intense ne sont pas nouveaux. <a href="http://www.lesechos.fr/16/12/2014/LesEchos/21836-062-ECH_huile-de-palme---la-bataille-de-l-image.htm">Kuala Lumpur se bat depuis plusieurs années</a> pour redorer l&rsquo;image de la palme en Europe, et particulièrement en France où la mention « sans huile de palme » s&rsquo;affiche sur de nombreux produits agroalimentaires et cosmétiques.</p>
<p>Cette pression, <a href="http://www.lesechos.fr/06/10/2015/LesEchos/22038-122-ECH_la-culture-sur-brulis-en-asie-fait-s-envoler-l-huile-de-palme.htm">le premier producteur mondial</a> l&rsquo;exerce également. Au début de l&rsquo;année, l&rsquo;Indonésie avait ainsi dénoncé une proposition de loi <em>« arrogante »</em> qui mettait <em>« en danger les relations entre les deux pays »</em>. Selon le député Nicolas Dhuicq, Djakarta a fait planer sur la France des menaces de  <em>« rétorsions économiques, notamment sur des achats d&rsquo;Airbus et de satellites »</em>.</p>
<p>En mars, l&rsquo;Indonésie a fait appel à un cabinet d&rsquo;avocats parisien. De l&rsquo;Assemblée nationale à l&rsquo;Elysée, celui-ci rencontre de nombreux interlocuteurs afin de <em>« souligner l&rsquo;intérêt économique et social de la ressource »</em> : 11 % du PIB indonésien et 16 millions d&#8217;emplois sont en jeu. <em>« Cette volonté d&rsquo;imposer unilatéralement l&rsquo;huile de palme aurait été en contradiction avec l&rsquo;esprit de la COP 21 où les Etats se sont engagés à aider les pays émergents en matière de développement durable »</em>, fait ainsi valoir maître Ardavan Amir-Aslani, qui confie qu&rsquo;une réunion <em>« décisive »</em> a été organisée à Matignon peu de temps avant le vote. <em>« Sans notre travail de pédagogie, la taxe serait passée »</em>, conclut l&rsquo;avocat.<br />
En savoir plus sur <a href="http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211274837556-pourquoi-la-france-hesite-a-taxer-davantage-lhuile-de-palme-2026573.php?CMiX8kexYl4BxvBL.99">Les Echos</a></p>
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