<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hayat Tahrir al-Cham &#8211; Amir Aslani</title>
	<atom:link href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/tag/hayat-tahrir-al-cham/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com</link>
	<description>Éclairages et réflexions</description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2025 08:13:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>
	<item>
		<title>Syrie, une guerre civile renouvelée ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[alaouites]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[druzes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hayat Tahrir al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Soueïda]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ardavan-amir-aslani.com/?p=29925</guid>

					<description><![CDATA[Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la Syrie s’enlise dans la violence et les minorités en sont les premières victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Meurtri par treize ans de guerre civile, le pays est confronté à un engrenage de vengeances communautaires. Les nouvelles autorités, incapables d’assurer la sécurité du pays, sont dépassées par les milices qui les ont appuyées pour prendre le pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minorités décimées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en mars dernier, plus de 1 000 Alaouites – minorité dont est issu Bachar al-Assad – ont été massacrés dans la région côtière de l’est du pays, les enlèvements de femmes alaouites se multiplient, rappelant le terrible sort réservé aux femmes yézidies [minorité ethnique et religieuse kurdophone du nord de l’Irak, ndlr] par les bourreaux de Daech entre 2014 et 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juin dernier, ce sont les chrétiens qui ont été ciblés par un attentat sanglant contre l’Église grecque orthodoxe de Saint-Élie à Damas, faisant 25 morts et 63 blessés. D’abord attribué à l’État islamique, cet attentat a été revendiqué par le groupuscule terroriste “Saraya Ansar el-Sunna” qui, d’après les experts, serait composé d’anciens partisans de Hayat Tahrir al-Cham devenus dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la proportion de chrétiens en Syrie a drastiquement baissé depuis le début du conflit en 2011, passant d’environ 1,5 million à seulement 300 000 fidèles aujourd’hui, le patriarche orthodoxe d’Antioche a déclaré pendant la messe des victimes que le gouvernement du président Ahmed Al-Charra portait la responsabilité de ne pas protéger les minorités et que ses condoléances ne suffisaient pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affrontements et revirements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sud du pays est aussi confronté à de violents affrontements entre des tribus bédouines sunnites, la communauté druze et les forces gouvernementales, faisant plus de 500 morts depuis dimanche 13 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après être entrée mardi 15 juillet dans la ville de Soueïda, l’armée syrienne a été sommée de s’en retirer par Israël, qui a bombardé des sites des forces gouvernementales à Damas, affirmant protéger les minorités druzes tout en maintenant ses positions sur le Golan. Le président syrien, qui veut éviter un conflit ouvert avec Israël, s’est exécuté et a annoncé transférer “à des factions locales et des cheiks” druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’accord du 10 mars dernier entre Damas et les Kurdes pour l’intégration de ces derniers à l’administration syrienne n’est toujours pas appliqué. Mazloum Abdi, le dirigeant militaire des Kurdes, a renouvelé sa préférence pour une administration décentralisée, refusant de céder aux pressions américaines. Échaudés par le déchaînement de violence et le sort réservé aux minorités, les Kurdes, qui avaient noué des alliances de circonstance avec le régime d’Assad pour contenir les manœuvres militaires turques, rechignent à se désarmer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis, méfiants jusqu’alors, conditionnaient leur appui à des garanties “d’inclusion”, la menace d’un chaos généralisé les conduit, pour rétablir l’ordre, à miser sur les islamistes qui ont investi le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affilié par le passé à Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Cham n’est plus considéré comme une organisation terroriste par le département d’État américain et le mandat d’arrêt contre son chef Ahmed al-Charaa – djihadiste relooké devenu président – est tombé. Les sanctions contre la Syrie ont été officiellement levées par Donald Trump à l’occasion de son déplacement en mai dernier dans les pétromonarchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington est même revenu sur ce qui était jusqu’à présent sa ligne rouge&nbsp;: autoriser les 3 500 djihadistes étrangers à intégrer l’armée syrienne, afin qu’ils ne se jettent pas dans les bras de l’État islamique qui reconstitue ses forces dans certaines localités du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ne voient sans doute pas dans les nouvelles autorités syriennes des démocrates, mais ils espèrent éviter la désintégration de l’État syrien dont les conséquences géopolitiques seraient dramatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, rien n’indique pour le moment que ce pari puisse être gagné. Les nouvelles autorités syriennes disent vouloir réconcilier les Syriens pour obtenir la bénédiction de la communauté internationale, mais les faits sont têtus et trahissent pour l’instant leurs paroles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si la Syrie bascule à nouveau dans le chaos ou si la patience des Occidentaux et des États du golfe Persique avec le nouveau maître de Damas permet la stabilisation du pays. Mais à quel prix…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/">Le nouvel Economiste</a> le 17/07/2025</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Syrie, le jeu de pouvoir après Assad.</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-le-jeu-de-pouvoir-apres-assad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 10:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Geopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Hayat Tahrir al-Cham]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ardavan-amir-aslani.com/?p=29736</guid>

					<description><![CDATA[Chacun avance ses pions dans l’attente de la nouvelle politique étrangère américaine. Un peu plus d’un mois après la chute<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-le-jeu-de-pouvoir-apres-assad/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Chacun avance ses pions dans l’attente de la nouvelle politique étrangère américaine. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un peu plus d’un mois après la chute du régime d’Assad et la prise du pouvoir par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Cham, où en est la Syrie ? À qui profite ce basculement géopolitique ? Quelle sera la politique américaine au lendemain de l’investiture de Donald Trump ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Al-Joulani lisse son image</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa prise du pouvoir, Abou Mohammed Al-Joulani, ancienne figure cardinale des mouvances djihadistes, a su manœuvrer pour asseoir son pouvoir sur la Syrie. Le nouveau maître de Damas, qui a troqué son patronyme de guerre Al-Joulani pour son nom d’état civil Ahmed al-Chareh et tondu sa barbe, ne cesse de donner des gages de tolérance aux minorités alaouites, chrétiennes et kurdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il œuvre en faveur de l’unification et s’efforce de dissoudre les groupes armés au sein d’une force nationale. L’objectif est limpide : gagner du temps pour à la fois rassurer sa population qui conserve les traumatismes de l’État islamique, et lisser son image auprès des puissances internationales dans le but que les sanctions contre la Syrie soient rapidement levées.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>“La communauté internationale veut y croire, comme le prouve la multiplication des rencontres diplomatiques pour participer à la reconstruction complexe et incertaine de la Syrie”</p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté internationale veut y croire, comme le prouve la multiplication des rencontres diplomatiques pour participer à la reconstruction complexe et incertaine de la Syrie. Alors que les chancelleries française et allemande se sont rendues à Damas pour s’entretenir avec Al-Joulani, l’Arabie saoudite a organisé ce dimanche 12 janvier un sommet sur le futur de la Syrie avec les pays arabes et occidentaux. Les États-Unis, quant à eux, ont annoncé renoncer à offrir une récompense pour l’arrestation d’Al-Joulani.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, Turquie et pays du Golfe, les grands gagnants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun avance ses pions dans l’attente de la nouvelle politique étrangère américaine. Israël, la Turquie et les pays du golfe Persique sont pour l’instant les grands gagnants de ce basculement géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chute du régime d’Assad, allié historique de l’Iran par lequel s’approvisionnait le Hezbollah libanais, sert largement les intérêts d’Israël. En bombardant les infrastructures militaires et les stocks d’armement syriens, Tel-Aviv a voulu anéantir le potentiel militaire du pays et éviter qu’il ne tombe entre les mains de factions djihadistes encore présentes dans certaines régions du pays.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>“Alors que le Qatar a annoncé dès décembre la réouverture de son ambassade, l’Arabie saoudite a appelé à la levée des sanctions lors du sommet de ce dimanche.”</p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du golfe Persique et l’islam sunnite sont au cœur de l’impulsion diplomatique depuis la chute du régime d’Assad et prennent une forme de revanche sur l’influence iranienne historique. Alors que le Qatar a annoncé dès décembre la réouverture de son ambassade, l’Arabie saoudite a appelé à la levée des sanctions lors du sommet de ce dimanche. Mais cette projection ne se limite pas à la Syrie. Détail qui ne trompe pas, le nouveau président du Liban, Joseph Aoun, qui a pris soin de ménager le Hezbollah pour sa désignation, a réservé sa première visite à l’étranger à l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie de son côté, même si elle nie son implication dans le renversement du régime syrien, profite largement de la chute d’Assad pour poursuivre son offensive contre les Kurdes du YPG (Unité de protection du peuple) au nord-est du pays, branche syrienne du PKK qu’Ankara considère comme terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le repli tactique des Russes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’avenir de la Syrie reste profondément instable avec une incertitude sur le maintien de la présence russe et sur la future politique américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’ils sont présents depuis plus de 10 ans et ont combattu l’État islamiste et d’autres factions djihadistes, les Russes ont refusé d’engager leurs forces contre le groupe HTS et se sont repliés sur leurs bases de Tartous et Hmeimim. Situées au nord-ouest du pays, ces dernières sont hautement stratégiques puisqu’elles offrent à la Russie une projection navale et aérienne directe sur le bassin méditerranéen, l’Europe et l’Afrique. Comment expliquer ce repli tactique ? Vladimir Poutine a-t-il obtenu des garanties d’Erdogan et d’Al-Joulani ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande inconnue américaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la grande et vraie inconnue est celle de la politique américaine. HTS a-t-il juste profité de la période de transition entre Biden et Trump pour mener son offensive, ou y a-t-il eu un feu vert explicite de Washington aux rebelles islamistes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, la nouvelle administration américaine devra trancher de nombreuses questions épineuses :<br>&#8211; Quel avenir pour les Kurdes au nord de la Syrie compte tenu de la pression de la Turquie qui ne veut pas entendre parler d’un État sur son flanc sud ?</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>“Les États-Unis se laveront-ils les mains de la Syrie comme ils l’ont fait de l’Afghanistan ?”</p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Quelle tolérance pour les bases russes alors même que Donald Trump a annoncé préparer une rencontre avec Poutine pour trouver une issue au conflit en Ukraine, initiative dont s’est félicité Moscou ? Les Russes parviendront-ils à négocier le maintien des bases dans le cadre d’un grand marchandage avec les États-Unis sur l’Ukraine et l’avenir du programme nucléaire iranien ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Quelle sera la politique américaine à l’égard des autorités islamistes ? Alors que Mazloum Abdi, le représentant des Forces démocratiques syriennes (FDS), affirme être tombé d’accord avec les autorités actuelles sur l’importance de l’intégrité et de l’unité du pays, d’autres voix doutent sérieusement de la sincérité de ces promesses et de la capacité des autorités actuelles à contrôler l’ensemble du territoire. Cela sans que des factions encore plus radicales, comme l’État islamique, ne profitent du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis se laveront-ils les mains de la Syrie comme ils l’ont fait de l’Afghanistan, ou au contraire veilleront-ils avec les différents États de la région à garantir les droits des minorités ?<br>Enfin, l’enjeu sera aussi économique tant la détresse de la population civile et les besoins de reconstruction sont colossaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par</em> <em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paru dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-le-jeu-de-pouvoir-apres-assad-121411/">Le Nouvel Economiste</a> du 14 janvier 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
