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	<title>golfe persique &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Donald Trump dans les pétromonarchies du golfe Persique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 13:50:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour son premier déplacement au Moyen-Orient, Donald Trump a frappé fort, prenant à contre-pied la plupart des observateurs. Au-delà des avantages économiques considérables attendus, il a dessiné les contours de sa nouvelle politique dans cette région agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Promesses d’investissements faramineux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En leur réservant sa première visite officielle, le 47e président des États-Unis a voulu ramener les pétromonarchies dans l’orbite de Washington. Adeptes du réalisme politique, celles-ci avaient amorcé depuis déjà plusieurs années une politique étrangère “non alignée”, tissant d’étroits liens aussi bien avec la Russie que la Chine qui figure parmi leurs premiers partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pari en voie d’être gagné : les pétromonarchies ont annoncé des promesses d’investissements titanesques aux États-Unis dans les dix prochaines années – respectivement de 600 milliards de l’Arabie saoudite, 500 milliards du Qatar et 400 milliards des Émirats arabes unis (EAU), principalement dans les technologies de pointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises américaines sont aussi parvenues à décrocher d’importants contrats, à commencer par Boeing qui, en sérieuse difficulté financière, en avait plus que jamais besoin. Alors que les EAU ont passé commande de 28 avions, Qatar Airways a annoncé un contrat faramineux de 200 milliards de dollars auprès du constructeur américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donnant-donnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les monarchies du Golfe ne perdent pas de vue leurs intérêts. Alors que l’Arabie saoudite compte en contrepartie sur l’aval de Washington pour le développement de son industrie nucléaire civile, les EAU espèrent négocier une coopération énergétique mais surtout technologique, tant Abu Dhabi ambitionne de devenir un leader de l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la défense de ses intérêts économiques, le président américain a profité de ce déplacement pour présenter les grandes orientations de son second mandat. À l’occasion du forum d’investissement américano-saoudien, Donald Trump a prononcé un discours de politique étrangère dans lequel il tire les leçons du passé, fustigeant l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs néoconservateurs comme démocrates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eloge de souveraineté des nations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a salué les réussites de ses hôtes dans des termes peu communs, rendant hommage à la souveraineté des nations : “Il est essentiel que le reste du monde en prenne conscience : cette grande transformation n’est pas le fait d’interventionnistes occidentaux, ou d’hommes qui prennent de beaux avions pour venir vous donner des leçons sur la façon de vivre et de gérer vos propres affaires. Non. Les merveilles étincelantes de Riyad et d’Abou Dhabi n’ont pas été créées par les soi-disant “nation-builders”, les ‘neocons’ [ou néoconservateurs, réputés avoir la volonté d’imposer l’ordre libéral par la force si nécessaire, ndlr] ou les ‘non-profit liberals’ [organisations œuvrant dans le secteur à but non lucratif et perçues comme libérales ou progressistes sur le plan politique, ndlr] – comme ceux qui ont dépensé des milliers de milliards de dollars pour ne pas réussir à développer Kaboul, Bagdad et tant d’autres villes.”</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran et Syrie sur la table</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a également exposé ses ambitions stratégiques sur les dossiers brûlants du Moyen-Orient : l’issue du programme nucléaire iranien et l’avenir de la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un véritable réquisitoire contre la politique iranienne passée, Donald Trump a rappelé sa volonté de “mettre fin aux conflits” et de “conclure un accord” avec Téhéran, écartant de facto les frappes préventives voulues par Tel Aviv. Cependant l’issue des négociations demeure incertaine, l’Iran restant intransigeant sur le maintien de son programme nucléaire civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, à la surprise générale, le président Trump a décidé la levée des sanctions contre une Syrie à l’économie exsangue. Encouragé par Mohammed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, qui s’est dit prêt à régler la dette syrienne envers la Banque mondiale – 15 millions de dollars – et à participer à la reconstruction de l’État syrien, le président américain a rencontré dès le lendemain, mercredi 14 mai, à Riyad, Ahmed al-Charaa, l’ancien terroriste d’Al-Qaïda relooké. Véritable pari au moment où les autorités provisoires peinent à établir l’autorité de l’État et où des factions encore plus radicales, à l’image de l’État islamique, profitent du vide sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise de distance avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de gestes qui n’ont pu que renforcer les tensions récentes entre Tel-Aviv et Washington. Alors qu’Israël a été exclu de la tournée présidentielle, le vice-président américain J.D Vance a de son côté annulé son déplacement à Tel-Aviv, soi-disant pour des raisons logistiques, à l’annonce de la nouvelle offensive dans l’enclave palestinienne où la tragédie humanitaire s’aggrave jour après jour. Une telle situation a empêché Donald Trump d’obtenir de la part des monarchies du Golfe l’élargissement des accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, si sur le plan économique cette première visite au Moyen-Orient est une réussite, l’issue des dossiers régionaux – l’accord nucléaire avec l’Iran, l’avenir de Gaza, du Liban et de la Syrie – demeure encore incertaine. Reste à savoir si la “méthode Trump”, baroque mais pragmatique, fonctionnera.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/donald-trump-dans-les-petromonarchies-du-golfe-persique-125578/">Le nouvel Economiste</a></em> le 22/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<item>
		<title>Entre Washington et les Etats arabes du Golfe Persique, une opération séduction contreproductive</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/entre-washington-et-les-etats-arabes-du-golfe-persique-une-operation-seduction-contreproductive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2022 12:41:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-18647 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/06/000_94_U3_KG_8f26508766-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/06/000_94_U3_KG_8f26508766-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/06/000_94_U3_KG_8f26508766-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/06/000_94_U3_KG_8f26508766.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Emaillée de tensions depuis les printemps arabes, la relation entre Washington et les Etats arabes du Golfe Persique s&rsquo;est considérablement dégradée ces dernières années avec la guerre au Yémen, le dossier du nucléaire iranien et depuis, la guerre en Ukraine. Considérant que les Etats-Unis se désengageaient militairement de la région et, de surcroit, semblaient prêts à normaliser leurs relations avec l&rsquo;Iran – tendance qui paraissait validée en 2015 avec la signature de l&rsquo;accord de Vienne sur le nucléaire iranien – les pétromonarchies ont favorisé ces dernières années leurs partenariats avec la Russie et la Chine, au point d&rsquo;avoir récemment proposé à Pékin l&rsquo;implantation d&rsquo;une base militaire sur le territoire émirati et d&rsquo;en avoir fait leur principale cliente en hydrocarbures.</p>
<p>Concrètement, les Emirats et l&rsquo;Arabie Saoudite reprochent aux Etats-Unis leur ouverture envers tout ce qui à leurs yeux constituent une menace existentielle : envers l&rsquo;essor de la démocratie dans le monde arabe au risque de favoriser l&rsquo;islam politique, comme ce fut le cas avec l&rsquo;élection de Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, en Egypte en 2013 ; envers l&rsquo;Iran, la principale puissance régionale, dont l&rsquo;influence et les proxies les visent parfois directement, comme les récentes frappes des Houthis en témoignent. Le « divorce » semblait consommé avec l&rsquo;arrivée au pouvoir de Joe Biden, animé d&rsquo;un véritable courage politique et d&rsquo;une volonté de prendre ses distances avec les pétromonarchies, et singulièrement l&rsquo;Arabie Saoudite, en passe de devenir un « Etat voyou ».</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui pourtant, sans avoir l&rsquo;espoir de retrouver le niveau de confiance et de soutien qui fondait sa relation avec les Etats du Golfe Persique, Washington cherche manifestement à obtenir un dégel intéressé. Sinon, comment expliquer ce projet de visite présidentielle en Arabie Saoudite, où Joe Biden acceptera de rencontrer Mohammed Ben Salmane, celui-là même qu&rsquo;il considérait comme infréquentable et auquel il refusait obstinément de s&rsquo;adresser ?</p>
<p>Dans un contexte mondial où l&rsquo;impact économique et énergétique de la guerre russo-ukrainienne commence à peine à se faire sentir, l&rsquo;évolution de ce positionnement s&rsquo;explique par le soudain consentement de Riyad d&rsquo;augmenter sa production d&rsquo;hydrocarbures, et de répondre enfin à la demande américaine pour stabiliser le marché de l&rsquo;énergie. L&rsquo;augmentation ne serait pourtant pas significative : 648 000 barils quotidiens supplémentaires représentent en effet une goutte d&rsquo;eau face à une consommation mondiale de 100 millions de barils par jour. Cette « aide » substantielle n&rsquo;aura au demeurant aucun impact sur le prix de l&rsquo;essence aux Etats-Unis, critère qui préoccupe particulièrement le président démocrate à l&rsquo;approche des élections de mid-terms : face à l&rsquo;instabilité géopolitique actuelle, où la croissance chinoise est au ralenti et la Russie écartée du marché des hydrocarbures, les prix du brut ne peuvent en effet qu&rsquo;augmenter. Au final, les Etats-Unis risquent de ne pas obtenir tant d&rsquo;avantages, tandis que l&rsquo;Arabie Saoudite retrouvera la place d&rsquo;interlocuteur privilégié à laquelle elle aspirait depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir du président démocrate.</p>
<p>Dans le fond, les Etats-Unis ont-ils raison de courtiser les Etats arabes du Golfe Persique ? Certes, Washington se doit de maintenir une présence notamment militaire dans la région pour la défense de ses propres intérêts stratégiques. Mais cette présence doit-elle être dépendre exclusivement d&rsquo;une relation globalement insatisfaisante, comme la décennie écoulée l&rsquo;a démontré, sans la remettre en cause ou poser des conditions ? Le scandale récent du soutien financier alloué par le Qatar à certains think tanks américains très orientés à droite de l&rsquo;échiquier politique, tout comme le lobbying actif des Emirats en faveur des Républicains et d&rsquo;un retour de Donald Trump, beaucoup plus favorable à leurs préoccupations sécuritaires et régionales notamment vis-à-vis de l&rsquo;Iran, ne font que confirmer leur ambiguïté. Sur le plan énergétique, le peu d&#8217;empressement des pétromonarchies pour répondre aux exigences américaines était également significatif. Ainsi, il serait naïf de penser que les Emirats Arabes Unis ou l&rsquo;Arabie Saoudite se montrent des alliés fidèles et surtout fiables, susceptibles de soutenir les intérêts américains. Car, comme pour tout Etat, seule compte la défense de leurs propres intérêts, même s&rsquo;ils se heurtent occasionnellement à ceux des Américains.</p>
<p>Pour autant, Joe Biden a promis de réviser les conditions des relations entre les Etats-Unis et les pétromonarchies. Il aurait ainsi répondu aux préoccupations sécuritaires des Emirats en leur proposant une garantie similaire à celle qui les lie aux membres de l&rsquo;OTAN, sans que les contours de ce nouveau « cadre stratégique » aient été précisés pour le moment : s&rsquo;agira-t-il de garantir une riposte en cas d&rsquo;attaque de la part de l&rsquo;Iran ? De les soutenir dans leur guerre au Yémen, alors même que l&rsquo;administration Biden a retiré les Houthis de la liste des organisations terroristes ? De leur assurer la protection nucléaire américaine ? Pour l&rsquo;heure, ces questions qui n&rsquo;ont rien d&rsquo;anodin pour l&rsquo;équilibre régional demeurent sans réponse.</p>
<p>Afin de réévaluer la relation qui les lie aux Etats du Golfe Persique, les Etats-Unis doivent peser leurs enjeux immédiats. Certes, l&rsquo;urgence énergétique semble s&rsquo;imposer, mais il n&rsquo;est même pas certain que les Démocrates tirent un quelconque bénéfice d&rsquo;une baisse du prix de l&rsquo;essence, auquel cas tous ces efforts diplomatiques auront été vains et à sens unique. Le choc causé par l&rsquo;annonce du voyage présidentiel à Riyad auprès de l&rsquo;opinion publique américaine en dit long sur la stratégie la plus pertinente qui s&rsquo;impose à Washington : conserver sa ligne initiale avec ces pays en maintenant certes de bonnes relations, mais aussi une forme de pression politique afin d&rsquo;obtenir des ouvertures démocratiques de leur part. En dépit de ses progrès, la Chine demeure encore loin de remplacer les Etats-Unis pour assurer la sécurité du Golfe Persique. La permanence de leur rôle de « gendarme », dont les pétromonarchies sont pleinement conscientes, devrait donc contribuer à faire pencher de nouveau le rapport de force en leur faveur.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani.</strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 19/06/2022.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Volte-face de la politique américaine dans le golfe persique</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/volte-face-de-la-politique-americaine-dans-le-golfe-persique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 08:37:18 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine lettrine"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-7309 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/063_1200797557-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/063_1200797557-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/063_1200797557-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/063_1200797557.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="lettrine lettrine">Alors qu’aujourd’hui marque le premier anniversaire de l’assassinat du Général iranien Qassem Soleimani, assassinat pour lequel l’Iran avait juré vengeance, les Etats-Unis viennent de faire une volte-face radicale de leur politique de dissuasion à l’encontre de l’Iran. En effet, et contre l’avis même de ses propres Généraux, dont Kenneth F. McKenzie commandant des forces armées américaines au Moyen-Orient, le pentagone a ordonné le rapatriement du porte avion USS Nimitz jusqu’à son port d’attache dans l’Etat de Washington sur la côte pacifique des Etats-Unis et bien loin du golfe persique&#8230;</p>
<div>
<p>Cette désescalade soudaine, intervenant dans la foulée de l’arrivée du Nimitz dans la zone, intervient à un moment où les Etats-Unis étaient engagés dans une campagne de démonstration de leur puissance militaire à un niveau inédit. Par trois reprises, en l’espace d’une semaine, des bombardiers B-52 américains avaient survolé le golfe persique à quelques dizaines de kilomètres des côtes iraniennes. Un sous-marin à propulsion nucléaire américain, suivi d’un autre, diesel et israélien cette fois, avaient même franchi le détroit d’Ormuz, fin décembre. Alors que l’objectif proclamé de la présence de cette armada était de dissuader l’Iran de prendre pour cible les troupes américaines dans la région pour se venger de l’assassinat du Général Soleimani, beaucoup dont le Ministre iranien des affaires étrangères, considéraient qu’en fait l’objectif était de provoquer l’Iran espérant une réaction militaire de ce dernier, donnant ainsi le prétexte aux américains de procéder à des frappes contre les installations économiques et militaires iraniennes. A 17 jours de la fin de l’administration Trump, l’occasion aurait été inespérée car il est peu probable que la stratégie va-t’en guerre du Président sortant soit celle adoptée par son successeur. Toutes choses égales par ailleurs, ce rappel du Nimitz est très néfaste pour la stratégie globale américaine dans la région, rappelant, la diplomatie chancelante et instable du Président Obama. On se souvient, en effet, des lignes rouges fixées par ce dernier qui une fois franchies n’ont donné lieu à aucune réaction de la part des Etats-Unis. Le cas syrien à cet égard est édifiant.  Ainsi, le retrait du Nimitz du golfe persique jette non seulement le discrédit sur la stratégie de dissuasion des Etats-Unis à l’encontre de l’Iran, il entraine également une perte de confiance de leurs alliés arabes dans la région.</p>
<p>De plus, le timing de ce retrait est remarquable. Ainsi, le jour même du rappel du Nimitz, le Sénat, contrôlé par les républicains, a voté à une majorité écrasante pour contrer le véto présidentiel opposé à la loi de finance sur le budget de la défense. C’est une première durant le mandat de Donald Trump. Comment interpréter ces deux évènements autrement que comme un dédit de la politique du président sortant dans la région et le présage de l’arrivée d’une diplomatie plus apaisée; ce retrait du Nimitz a été qualifié par le pentagone lui même comme une « volonté de désescalade ». L’ère de la stratégie belliqueuse de Trump est donc bel et bien révolue.</p>
<p>Afin d’illustrer davantage l’inconsistance de la menace dissuasive américaine, le jour même du rappel du Nimitz, l’Iran annonçait sa décision d’enrichir non seulement l’uranium à 20%, seuil fatidique jamais vu depuis l’accord nucléaire du 14 juillet 2015, mais de le faire sur le site de Fordo, site ne devant servir à aucune forme d’enrichissement d’après l’accord. Le seuil de 20% étant une étape majeure avant l’enrichissement à 90% nécessaire pour la fabrication d’une bombe nucléaire et le site de Fordo étant difficilement accessible de par sa profondeur souterraine, cette initiative est clairement une provocation iranienne. Jusque là les dépassements de seuil de l’enrichissement par l’Iran étaient de l’ordre de 1% par rapport au 3,67% autorisés par l’accord nucléaire. Un enrichissement à 20% ne peut être anodin et marque un tournant.</p>
<p>Avec ce seuil de 20% comme but à atteindre, Téhéran est à 6 mois de la fabrication d’une première bombe atomique. Le pays dispose des vecteurs de lancement balistiques et maitrise déjà la militarisation de l’ogive; le message est on ne peut plus clair. L’administration Biden dispose de six mois pour aboutir à un accord avec l’Iran. Pour rappel, le scientifique iranien assassiné par Israël il y a un mois à Téhéran, état en charge des bureaux dits 110 ou 111 des gardiens de la révolution dont la mission était de développer la technologie nécessaire empêchant l’explosion des têtes de missile balistiques lors de leur retour dans l’atmosphère…</p>
<p>C’est dire qu’un accord est urgent.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 03/01/2021.</strong></p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Golfe persique : prémices d’une guerre qui s’annonce ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/golfe-persique-premices-dune-guerre-qui-sannonce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Dec 2020 08:32:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Mais que se passe-t-il dans le golfe Persique ? Il semblerait que ce bras de mer et les eaux avoisinantes soient<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/golfe-persique-premices-dune-guerre-qui-sannonce/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-7306 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/000_1G17OU-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/000_1G17OU-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/000_1G17OU-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/01/000_1G17OU.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mais que se passe-t-il dans le golfe Persique ? Il semblerait que ce bras de mer et les eaux avoisinantes soient appelés à accueillir la plus grande flotte maritime jamais réunie en un seul endroit, depuis la seconde guerre mondiale. En effet, et c’est une première. Lundi dernier un sous-marin américain à propulsion nucléaire lanceur de missiles balistiques, le USS Georgia de la classe Ohio, a traversé le détroit d’Hormuz, une voie navigable stratégiquement vitale entre l&rsquo;Iran et la péninsule arabique. Ce détroit a une importance capitale car un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole y transite.</p>
<p>Ce passage par un sous-marin nucléaire est d’autant plus inhabituel que les eaux du golfe Persique sont très peu profondes et que les submersibles peuvent être identifiés à l’œil nu. Il est donc permis de penser que le passage de ce sous-marin a d’autres objectifs que de rappeler la puissance militaire américaine à l’Iran; ceci quelques semaines après l’assassinat d’un éminent scientifique iranien, responsable du programme nucléaire de la République islamique et moins d’un mois avant l&rsquo;anniversaire de l’assassinat du général Qassem Soleimani par des drones américains. Sachant que l&rsquo;Iran avait promis de venger ces des deux assassinats, on peut, dans un premier temps, en déduire que cette présence militaire américaine vise à décourager toute éventualité de représailles de la part du gouvernement iranien.</p>
<p>Par ailleurs, parallèlement à cette arrivée de USS Georgia, début décembre, les Etats-Unis ont fait voler deux bombardiers B-52 dans la zone du golfe Persique, dans une mission que les responsables américains ont eux-mêmes décrite comme un message de dissuasion à l&rsquo;Iran. Si cela ne suffisait pas, rappelons que sur les onze porte-avions que possède la marine américaine, trois dont Dwight D. Eisenhower, le Nimitz, et le Theodore Roosevelt sont également à proximité des eaux iraniennes dans l‘océan indien. Et pour combler le tout, un des cinq sous-marins Diesel de la marine israélienne, équipée de missile de croisières nucléaires, est également en route vers le golfe Persique. Dire que rarement un tel arsenal nucléaire a été concentré sur une zone en si peu de temps serait un véritable euphémisme.</p>
<p>Dans tous les cas, il est peu probable qu’une telle démonstration de force vise tout simplement à dissuader l’Iran d’une initiative de vengeance à l’occasion des récents assassinats de ses dignitaires. L’arsenal qui est déployé est totalement disproportionné par rapport à l’enjeu et à ce que l’Iran serait à même de prendre comme mesure de rétorsion sur la base de ses faits et gestes antérieurs. Ce d’autant que la réaction iranienne, si réaction il devait y avoir, a peu de chance de se matérialiser sous une forme conventionnelle, surtout  en cette période trouble où Donald Trump, vexé et humilié par sa défaite face à Joe Biden, occupe encore la Maison Blanche. Téhéran a bel et bien décidé de faire profil bas jusqu’au 20 janvier prochain, date de l’investiture du Président-élu, et à ne surtout pas donner un quelconque prétexte à Washington pouvant servir d’excuse pour une frappe contre ses installations nucléaires.</p>
<p>Cette concentration militaire est aussi particulièrement étonnante compte tenu de l’annonce de Donald Trump de réduire la présence militaire américaine dans la région de manière radicale en ramenant les « boys » comme il s’y était engagé pendant la campagne présidentielle de 2016. Malgré tout, les trois prochaines semaines avant son départ  définitif de la maison blanche restent une période de grande instabilité où tout demeure envisageable. Donald Trump sait que Joe Biden ne sera pas, comme lui, un va-t’en guerre à l’encontre de Téhéran. Ainsi, il serait surement tenté par une frappe contre les sites nucléaires de Fordo et de Natanz si l’occasion devait se présenter.</p>
<p>Cependant, il est peu probable, à moins qu’un prétexte, vrai ou faux, ne lui soit donné,  que l’armée américaine ne se lance dans une telle aventure, à la veille immédiate de l’investiture d’un nouveau président sans une concertation préalable avec ce dernier.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 27/12/2020.</strong></p>
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		<title>Les Américains hésitent dans leur réaction vis-à-vis de l&#8217;Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 09:57:09 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ardavan Amir-Aslani donne son analyse sur le contexte géopolitique de la région du golfe Persique. Il estime que la donne a totalement changé depuis l&rsquo;affaire de l&rsquo;attaque d&rsquo;Aramco, et que les Etats-Unis prennent de nouvelles précautions militaires face à l&rsquo;Iran, qui de son côté, a montré des nouveaux signes de volonté de coopération régionale.</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;interview <a href="https://www.youtube.com/watch?v=YZ44fouqHo8&amp;feature=youtu.be" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
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		<title>Attaques de pétroliers dans le golfe Persique : à qui profite le crime ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 19:45:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2570 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/06/Attaques-de-pétroliers-dans-le-golfe-Persique -à-qui-profite-le-crime -300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/06/Attaques-de-pétroliers-dans-le-golfe-Persique -à-qui-profite-le-crime -300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/06/Attaques-de-pétroliers-dans-le-golfe-Persique -à-qui-profite-le-crime -150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/06/Attaques-de-pétroliers-dans-le-golfe-Persique -à-qui-profite-le-crime .jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Chaque semaine apporte son lot d&rsquo;évènements qui ajoutent à la tension grandissante au Moyen-Orient. Ainsi jeudi 13 juin, deux tankers norvégiens et japonais ont subi des tirs et des explosions en mer d&rsquo;Oman. Le 12 mai dernier, quatre navires – deux saoudiens, un émirati et un norvégien, dont trois pétroliers &#8211;  avaient déjà été endommagés au large de Foujeyrah par des actes de sabotage, dont l&rsquo;Arabie Saoudite avait évidemment rendu l&rsquo;Iran responsable.</p>
<p>Quels sont les faits ? Jeudi vers 6h du matin (heure locale), la 5ème flotte américaine, basée au Bahreïn, a reçu deux appels de détresse émanant des pétroliers. Le premier, norvégien, aurait subi trois explosions à son bord, qui n&rsquo;ont fait aucun blessé. Pour les autorités maritimes norvégiennes, il s&rsquo;agirait bien d&rsquo;attaques extérieures, et non d&rsquo;un accident. Le second navire, japonais, le Kokuka-Courageous, a pour sa part été la cible de tirs. L&rsquo;équipage s&rsquo;en est également sorti indemne après l&rsquo;abandon du tanker, et la cargaison était intacte.</p>
<p>A ce jour, l&rsquo;origine de ces attaques reste indéterminée. Mais les Etats-Unis, basés dans le Golfe Persique et récepteurs des appels de détresse, ont rapidement envoyé des avions de reconnaissance sur place&#8230; et semblent s&rsquo;être déjà fait une idée des responsables. Une vidéo réalisée par l&rsquo;armée américaine montrerait ainsi une patrouille des Gardiens de la Révolution, le corps d&rsquo;élite de l&rsquo;armée iranienne, retirant des mines-ventouses placées sur les coques des pétroliers, qui n&rsquo;auraient pas explosé. Mike Pompeo s&rsquo;est donc naturellement empressé d&rsquo;accuser l&rsquo;Iran d&rsquo;avoir fomenté ces attaques, ce que Téhéran a évidemment nié. Les Iraniens, qui ont par ailleurs porté secours aux tankers attaqués, se montrent pour leur part, légitimement inquiets face à ces « incidents suspects ».</p>
<p>Car au-delà du jeu de rôle entretenu par les Etats-Unis, la véritable question est la suivante : qui peut trouver un intérêt à ces attaques ? C&rsquo;est précisément le sens de l&rsquo;intervention du secrétaire général de la Ligue arabe, l&rsquo;Egyptien Ahmed Aboul Gheit, qui a dénoncé « certaines parties de la région qui essayent d&rsquo;attiser le feu » et appelé à une prise de conscience de cette réalité. Si le secrétaire général n&rsquo;a nommé personne, on peut néanmoins suspecter certaines « parties » sans grand risque de se tromper.</p>
<p>Ainsi, on peut douter fortement de la responsabilité du gouvernement iranien, qui ne serait pas assez malhabile pour donner un prétexte en or aux Américains et aux Israéliens d&rsquo;attaquer l&rsquo;Iran. Ce serait d&rsquo;autant plus préjudiciable que les négociations pour sauver ce qui reste de l&rsquo;accord de Vienne sont actuellement – bien qu&rsquo;officieusement &#8211; en cours avec d&rsquo;autres alliés traditionnels de Téhéran. Continuer à tenir une position de défense, de « patience maximale » face à la pression américaine serait plus profitable aux Iraniens, même si cette position demandera des efforts à la population à long terme.</p>
<p>En revanche, si les Iraniens dans leur ensemble ne souhaitent évidemment pas la guerre, il est une faction qui ne l&rsquo;entend pas ainsi et qui cherche activement non seulement à court-circuiter la reprise des négociations, mais aussi à déclencher un conflit avec les Etats-Unis. Jeudi précisément, le Premier ministre japonais Shinzo Abe était en visite officielle à Téhéran pour rencontrer le Guide Suprême Ali Khamenei. Est-ce un hasard si le tanker japonais a été attaqué ce même jour ?</p>
<p>Les conservateurs les plus réactionnaires, ainsi qu&rsquo;une partie des Gardiens de la Révolution, soucieux de préserver leur influence au sein de la République islamique, trouveraient  un avantage certain et commun à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang par l&rsquo;intermédiaire de groupes divers – Hezbollah au Liban, Hachd-al-Chaabi en Irak, Houthis au Yémen. Quoi de mieux en effet que la menace du chaos, voire le chaos lui-même, pour maintenir son pouvoir ?</p>
<p>Autres commanditaires possibles de ces attaques : les pays arabes du Golfe Persique, Saoudiens et Emiratis en tête, qui par l&rsquo;intermédiaire de mercenaires, multiplieraient à dessein les incidents autour du détroit d&rsquo;Ormuz afin d&rsquo;en faire accuser l&rsquo;Iran et déclencher une intervention militaire américaine. On constate en effet que les attaques se multiplient particulièrement sur mer et frappent les pétroliers étrangers qui circulent autour du détroit, ce qui, encore un fois, n&rsquo;est pas un hasard, puisque c&rsquo;est par cette porte à l&rsquo;intérêt hautement stratégique que transite près de 20% du pétrole mondial, et que celle-ci est contrôlée par l&rsquo;Iran.</p>
<p>Le fait est que la position de Donald Trump vis-à-vis de l&rsquo;Iran est pour le moins fluctuante. S&rsquo;il se dit un jour prêt à partir sur le sentier de la guerre et à rayer l&rsquo;Iran de la surface du globe, le lendemain le président américain se dit ouvert à la reprise du dialogue avec la République islamique. Face à un discours aussi instable, ceux qui dans la région ont intérêt à voir l&rsquo;Iran chuter préfèrent sans doute jouer les <em>deus ex machina</em>et aider Donald Trump à faire son choix&#8230;</p>
<p>L&rsquo;Histoire est remplie d&rsquo;exemples de cette nature, attentats commandités qui ont permis d&rsquo;allumer des guerres, intox et autres fausses rumeurs. A l&rsquo;heure où les <em>fake-news</em>et la désinformation ont été érigées au rang d&rsquo;art, la stratégie pourrait amplement faire recette une fois encore. Rappelons aussi le précédent de la guerre en Irak de 2003, qui a confirmé que les Etats-Unis étaient passés maîtres dans l&rsquo;art de la falsification de preuves.</p>
<p>Il est donc d&rsquo;autant plus urgent de maîtriser la propagande et la rhétorique martiale dans les deux camps, tant iranien qu&rsquo;américain, si l&rsquo;on souhaite préserver le peu d&rsquo;équilibre restant encore au Moyen-Orient. Et surtout, d&rsquo;identifier clairement ceux qui auraient le plus intérêt à voir la région à feu et à sang s&rsquo;ils peuvent en sortir rois des cendres.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 19/06/2019.</strong></p>
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