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	<title>Etats-Unis &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Après l’accord entre Washington et Téhéran, un nouveau Moyen-Orient ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/apres-laccord-entre-washington-et-teheran-un-nouveau-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 15:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 juin 2026, Ardavan Amir-Aslani accordait un entretien au quotidien Le Télégramme à la suite de la signature d’un<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/apres-laccord-entre-washington-et-teheran-un-nouveau-moyen-orient/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 18 juin 2026, Ardavan Amir-Aslani accordait un entretien au quotidien Le Télégramme à la suite de la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, étape majeure dans un processus diplomatique susceptible de redessiner durablement les équilibres régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette interview, l’avocat et essayiste franco-iranien analyse les conséquences géopolitiques de cet accord et revient sur un constat contre-intuitif : malgré plusieurs années de sanctions, de tensions militaires et de pressions diplomatiques, la République islamique d’Iran semble sortir renforcée de cette séquence historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ardavan Amir-Aslani souligne notamment que :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• les principaux objectifs initiaux de Washington n’ont pas été atteints ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• les négociations ouvrent la voie à une normalisation progressive des relations entre Téhéran et les puissances occidentales ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• un accord définitif sur le nucléaire iranien demeure probable dans les mois à venir ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• les rapports de force au Moyen-Orient pourraient être profondément transformés par cette nouvelle donne diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la seule question nucléaire, cet entretien invite à réfléchir à l’émergence d’un nouvel équilibre régional et au rôle que l’Iran</p>



<p class="wp-block-paragraph">pourrait être amené à jouer dans la stabilité future du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez l’entretien complet dans Le Télégramme. (https://www.letelegramme.fr/monde/interview-un-accord-sera-egalement-trouve-sur-la-question-nucleaire-7066748.php)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le Liban à la croisée des chemins</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/le-liban-a-la-croisee-des-chemins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 09:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/le-liban-a-la-croisee-des-chemins/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de l’offensive israélienne contre le Hezbollah qui s’est soldée par un cessez-le-feu le 27&nbsp;novembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fraîchement élu en janvier 2025 après plus de deux ans de vacance présidentielle, Joseph Aoun s’était engagé auprès des Libanais à mener deux grands chantiers : redresser économiquement le pays et restaurer l’autorité de l’État en rendant à l’armée libanaise le monopole de la violence légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, le pays du Cèdre compte sur l’appui des États du golfe Persique et de Washington, dont il a impérativement besoin pour obtenir des financements internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Garants du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, les représentants américains enchaînent les déplacements au Liban depuis un mois. Lundi 21 juillet, l’envoyé spécial Tom Barrack entamait sa troisième visite pour accélérer le désarmement du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre d’une nouvelle guerre civile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, l’ambition jacobine du président Aoun se heurte à trois difficultés majeures : le refus des protagonistes d’appliquer sérieusement le cessez-le-feu, la crainte d’une nouvelle guerre civile et le retour du chaos syrien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah refuse de rendre son arsenal militaire. Ses députés ont fustigé la pression américaine, estimant que les Israéliens, en poursuivant leurs bombardements et en maintenant leurs troupes dans cinq positions du Sud-Liban, ne respectaient pas davantage l’accord de trêve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La classe politique libanaise est de son côté divisée sur la manière de procéder, entre ceux qui prônent un désarmement par la force s’il le faut et ceux, plus prudents, qui plaident pour un dialogue afin d’éviter que le pays ne bascule à nouveau dans la guerre civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient de ce risque, et malgré les pressions américaines qui réclament des actes concrets, le président Joseph Aoun, lors de sa visite au Bahreïn le 22 juillet, a rappelé vouloir agir avec “précaution afin de préserver l’unité du Liban et d’éviter toute atteinte à la paix civile”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque syrien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, côté syrien, les récents affrontements de Soueïda inquiètent au plus haut point l’exécutif libanais. La perméabilité de la frontière entre les deux pays, longue de plus de 300 kilomètres, fait craindre l’extension du chaos syrien sur le territoire libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant que le renvoi des détenus syriens, représentant plus de 30 % de la population carcérale libanaise, renforce les tensions entre les deux voisins. Le nouveau pouvoir de Damas exige leur retour immédiat alors que les autorités libanaises entendent bien garder en détention les auteurs de crimes de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la rencontre, à Djeddah, le 27 mars dernier, entre les ministres de la Défense libanais et syrien, l’Arabie saoudite, qui entend profiter du retour de ces pays dans le giron sunnite, pourrait de nouveau proposer ses bons offices pour faire avancer les négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les bombardements israéliens, les pressions américaines, l’instinct de survie du Hezbollah qui prend prétexte du chaos syrien pour conserver son arsenal, le nouveau président Joseph Aoun est condamné à gagner du temps pour préserver l’unité du pays et respecter à terme sa promesse de reconstruire l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/">Le nouvel Economiste</a> le 24/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<item>
		<title>Syrie, une guerre civile renouvelée ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la Syrie s’enlise dans la violence et les minorités en sont les premières victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Meurtri par treize ans de guerre civile, le pays est confronté à un engrenage de vengeances communautaires. Les nouvelles autorités, incapables d’assurer la sécurité du pays, sont dépassées par les milices qui les ont appuyées pour prendre le pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minorités décimées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en mars dernier, plus de 1 000 Alaouites – minorité dont est issu Bachar al-Assad – ont été massacrés dans la région côtière de l’est du pays, les enlèvements de femmes alaouites se multiplient, rappelant le terrible sort réservé aux femmes yézidies [minorité ethnique et religieuse kurdophone du nord de l’Irak, ndlr] par les bourreaux de Daech entre 2014 et 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juin dernier, ce sont les chrétiens qui ont été ciblés par un attentat sanglant contre l’Église grecque orthodoxe de Saint-Élie à Damas, faisant 25 morts et 63 blessés. D’abord attribué à l’État islamique, cet attentat a été revendiqué par le groupuscule terroriste “Saraya Ansar el-Sunna” qui, d’après les experts, serait composé d’anciens partisans de Hayat Tahrir al-Cham devenus dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la proportion de chrétiens en Syrie a drastiquement baissé depuis le début du conflit en 2011, passant d’environ 1,5 million à seulement 300 000 fidèles aujourd’hui, le patriarche orthodoxe d’Antioche a déclaré pendant la messe des victimes que le gouvernement du président Ahmed Al-Charra portait la responsabilité de ne pas protéger les minorités et que ses condoléances ne suffisaient pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affrontements et revirements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sud du pays est aussi confronté à de violents affrontements entre des tribus bédouines sunnites, la communauté druze et les forces gouvernementales, faisant plus de 500 morts depuis dimanche 13 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après être entrée mardi 15 juillet dans la ville de Soueïda, l’armée syrienne a été sommée de s’en retirer par Israël, qui a bombardé des sites des forces gouvernementales à Damas, affirmant protéger les minorités druzes tout en maintenant ses positions sur le Golan. Le président syrien, qui veut éviter un conflit ouvert avec Israël, s’est exécuté et a annoncé transférer “à des factions locales et des cheiks” druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’accord du 10 mars dernier entre Damas et les Kurdes pour l’intégration de ces derniers à l’administration syrienne n’est toujours pas appliqué. Mazloum Abdi, le dirigeant militaire des Kurdes, a renouvelé sa préférence pour une administration décentralisée, refusant de céder aux pressions américaines. Échaudés par le déchaînement de violence et le sort réservé aux minorités, les Kurdes, qui avaient noué des alliances de circonstance avec le régime d’Assad pour contenir les manœuvres militaires turques, rechignent à se désarmer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis, méfiants jusqu’alors, conditionnaient leur appui à des garanties “d’inclusion”, la menace d’un chaos généralisé les conduit, pour rétablir l’ordre, à miser sur les islamistes qui ont investi le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affilié par le passé à Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Cham n’est plus considéré comme une organisation terroriste par le département d’État américain et le mandat d’arrêt contre son chef Ahmed al-Charaa – djihadiste relooké devenu président – est tombé. Les sanctions contre la Syrie ont été officiellement levées par Donald Trump à l’occasion de son déplacement en mai dernier dans les pétromonarchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington est même revenu sur ce qui était jusqu’à présent sa ligne rouge&nbsp;: autoriser les 3 500 djihadistes étrangers à intégrer l’armée syrienne, afin qu’ils ne se jettent pas dans les bras de l’État islamique qui reconstitue ses forces dans certaines localités du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ne voient sans doute pas dans les nouvelles autorités syriennes des démocrates, mais ils espèrent éviter la désintégration de l’État syrien dont les conséquences géopolitiques seraient dramatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, rien n’indique pour le moment que ce pari puisse être gagné. Les nouvelles autorités syriennes disent vouloir réconcilier les Syriens pour obtenir la bénédiction de la communauté internationale, mais les faits sont têtus et trahissent pour l’instant leurs paroles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si la Syrie bascule à nouveau dans le chaos ou si la patience des Occidentaux et des États du golfe Persique avec le nouveau maître de Damas permet la stabilisation du pays. Mais à quel prix…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/">Le nouvel Economiste</a> le 17/07/2025</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Brics +, nouvelle alliance anti-US ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 13:03:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les 6 et 7 juillet derniers se tenait le 17e sommet des Brics&#160;+ à Rio, réunissant ses membres fondateurs, ses<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les 6 et 7 juillet derniers se tenait le 17e sommet des Brics&nbsp;+ à Rio, réunissant ses membres fondateurs, ses récents adhérents, des pays “associés” ainsi que plusieurs États “invités”. Les Occidentaux, longtemps habitués à distribuer les cartes, doivent à présent composer avec les Brics&nbsp;+ symbole d’un nouveau monde multipolaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Puissance économique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 2009 à l’initiative de la Chine, de la Russie, du Brésil et de l’Inde, le groupe s’est significativement élargi ces dernières années, représentant une véritable force d’attraction géopolitique sous-estimée par les observateurs européens. Après l’adhésion de l’Afrique du Sud en 2010, l’Iran, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Indonésie les ont rejoints en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en 2000, les États-Unis et l’Union européenne représentaient respectivement 25 % et 22 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat (PPA), le rapport de force s’est, depuis, inversé. La part de l’Union européenne est tombée à 17 %, celle des États-Unis à 15 %, tandis que les Brics&nbsp;+ concentrent désormais 40 % du PIB mondial en PPA et la moitié de la population mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contournement du dollar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges commerciaux entre ses membres connaissent un bond sans précédent, au point d’amorcer le contournement du dollar en privilégiant des transactions en monnaie locale, à l’instar des échanges russo-chinois. Dans le sillage de ces nouvelles routes de la soie, la Chine a multiplié les accords bilatéraux d’échanges de devises. Pour cela, Pékin s’appuie aussi sur des partenariats commerciaux étroits. En mai 2025, Pékin et Brasilia ont renouvelé pour cinq ans leur accord d’échanges en devise locale. La Chine, premier partenaire commercial du Brésil depuis 2009, s’approvisionne massivement auprès de ce pays, devenu un véritable grenier alimentaire pour son marché intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux mesures douanières de Washington, les BRICS ont menacé de renforcer les mécanismes d’échange en monnaie locale, tout en écartant l’idée de créer une monnaie commune concurrente au dollar, à laquelle plusieurs membres — à commencer par l’Inde — restent opposés. L’organisation a aussi, à nouveau, réclamé une représentation plus équitable dans les structures internationales héritées de la Seconde guerre mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Force géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence des présidents russe, chinois, égyptien et iranien, ses membres sont parvenus à émettre des positions communes sur plusieurs dossiers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur déclaration finale, les dirigeants des Brics ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza et ont condamné l’intervention militaire en Iran. S’agissant du conflit ukrainien, l’organisation a embrassé la position de la Russie en ne mentionnant pas sa responsabilité mais en condamnant les attaques ukrainiennes contre des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Brics ont aussi pris soin de ménager les États-Unis pour poursuivre leurs intérêts respectifs. Si ses membres ont vivement dénoncé les pressions douanières américaines, ils ont fait preuve de retenue en évitant d’attaquer frontalement Donald Trump. Ce zèle n’a pas eu l’effet escompté puisque le président américain a immédiatement menacé de nouveaux droits de douane les États “s’alignant sur les politiques antiaméricaines des Brics”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indispensable coopération américaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants des Brics&nbsp;+ ne peuvent faire abstraction de l’influence commerciale et géopolitique des États-Unis, dont la coopération demeure indispensable à la préservation de leurs intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À commencer par la Russie, qui a absolument besoin de la neutralité américaine pour isoler Zelensky et ses soutiens européens afin de pouvoir gagner un maximum de territoires avant un cessez-le-feu en Ukraine. La Chine qui, en valorisant son monopole sur les terres rares, a réussi à obtenir de Washington un accord-cadre sur les droits de douane, reste aussi prudente à l’approche de prochaines négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran de son côté est dans une position délicate. Deux semaines après la fin de “la guerre des douze jours”, le président iranien Massoud Pezeshkian a fait preuve de bonne volonté en se disant prêt à reprendre les négociations avec les États-Unis dans un entretien exclusif réservé à l’animateur américain Tucker Carlson, proche de Donald Trump. Ses déclarations ont déchaîné le camp conservateur iranien, laissant planer le doute sur une éventuelle reprise des pourparlers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, représenté par le prince Faisal au sommet de Rio, l’Arabie saoudite hésite encore à rejoindre l’organisation, craignant de froisser son allié outre-Atlantique avec qui elle a signé des accords commerciaux titanesques et dont elle a besoin impérativement pour développer son programme nucléaire civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’émergence des Brics ne doit pas être lue comme une nouvelle guerre froide et le rétablissement de la logique des blocs, mais davantage comme l’avènement d’un monde multipolaire rééquilibré dans lequel les nations souveraines aspirent légitimement à la défense de leurs intérêts nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us-126979/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us-126979/">Le nouvel Economiste</a>, le 10/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Freepik</p>
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		<item>
		<title>Iran &#8211; États-Unis, la reprise des négociations en suspens</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:00:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette paix demeure fragile. L’ampleur des dégâts causés par les raids américains sur les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan est encore méconnue et le doute plane quant à la véracité du transfert sur des sites cachés par les Iraniens de 400 kilos d’uranium hautement enrichi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, malgré ses déclarations contradictoires, Donald Trump espère profiter de l’affaiblissement de l’Iran pour le forcer à revenir à la table des négociations. La raison commanderait que l’Iran accepte pour obtenir enfin la levée des sanctions qui asphyxient son économie et sa population civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture de confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la reprise du dialogue s’avère plus délicate que jamais. Tout d’abord, la fragile confiance qui régnait entre Washington et Téhéran est rompue. Après s’être retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Donald Trump a renoué avec sa politique de pression maximale. Alors que les négociations achoppaient sur le fameux taux d’enrichissement d’uranium et qu’une nouvelle réunion américano-iranienne devait se tenir à Mascate, le président américain a privilégié une solution militaire, prenant à rebours sa base électorale à qui il avait promis la fin des expéditions militaires nébuleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes joutes verbales entre Washington et Téhéran n’ont rien arrangé. Alors que le guide suprême déclarait avoir infligé une “gifle cinglante” aux États-Unis, Donald Trump lui a répondu en se vantant d’être celui qui l’avait épargné d’une mort “affreuse”, déchaînant les partisans du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflexibilité côté iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la classe politique iranienne était déjà divisée sur le bien-fondé des négociations avec les États-Unis, les frappes américaines ont renforcé l’intransigeance du camp conservateur. Ce dernier, prenant exemple sur le Pakistan, est désormais plus convaincu que jamais que le programme nucléaire est son assurance-vie pour sanctuariser son territoire et se maintenir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que toutes les inspections demandées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont été refusées, le parlement iranien a approuvé un projet de loi visant à suspendre sa coopération avec l’agence onusienne. Le régime reproche à la résolution de l’AIEA du 12 juin 2025, accusant l’Iran de non-respect de ses obligations nucléaires, d’avoir servi de prétexte à Israël pour conduire son offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président iranien Masoud Pezeshkian, qui jusqu’à présent restait prudent et laissait une possibilité à la reprise du dialogue, a pourtant ratifié mercredi 2 juillet la suspension de cette coopération. Abbas Araghtchi, son ministre des Affaires étrangères, a rappelé à plusieurs reprises que l’Iran ne négocierait pas sous la menace de bombardements et a exigé des garanties de Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël fauteur de troubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Tel-Aviv a accepté le cessez-le-feu sous la pression des missiles iraniens, Benjamin Netanyahu, qui ne cesse de militer en faveur d’un changement de régime en Iran, risque de compliquer la reprise des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de ces obstacles, Washington et Téhéran parviendront-ils à surmonter l’hubris ? Donald Trump en a besoin s’il veut rester fidèle à ses engagements de campagne et obtenir le prix Nobel de la paix qu’il convoite tant. Quant à Téhéran, sa situation économique exsangue et la détresse de sa population l’obligeront sans doute à faire des concessions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/">Le nouvel Economiste</a></em> le 03/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran, et maintenant ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 10:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[cessez-le-feu]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&#160;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&nbsp;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, Donald Trump a imposé avec difficulté un cessez-le-feu à Tel-Aviv et Téhéran, mettant un terme à l’escalade qui menaçait la stabilité régionale et mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un trop coûteux conflit pour tout le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Donald Trump multipliait jusqu’à présent les signaux contradictoires sur les buts de guerre de l’intervention israélienne à laquelle Washington a participé, ses dernières déclarations sont sans équivoques. Après avoir exhorté Israël et l’Iran à cesser immédiatement leurs attaques, le président américain a refusé catégoriquement de céder aux ambitions israéliennes de changement de régime qui “n’apportent que le chaos”, selon ses mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington, Téhéran et Tel-Aviv semblent avoir intégré qu’en dépit de leurs ambitions respectives, l’aggravation de ce conflit ne profite à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci est tout d’abord trop coûteux pour la propre popularité du président américain. Élu sur la promesse de rompre avec l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs, Donald Trump a absolument besoin de rassurer sa base électorale du mouvement MAGA – Make America Great Again – qui, voyant se dessiner un scénario similaire à celui de la guerre d’Irak de 2003, réclame la fin des hostilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran et Israël fragilisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En difficulté, le pouvoir iranien n’a pas eu d’autre choix que d’accepter le cessez-le-feu pour assurer sa survie et limiter les dégâts des frappes israéliennes qui ont fait plus de 600&nbsp;victimes. Israël pareillement, qui contrairement à ses attentes, ayant été incapable d’enrayer le lancement des missiles iraniens et ayant subi des dégâts très importants à ses infrastructures, ne pouvait pas non plus persévérer dans ce conflit. Alors que l’armée israélienne est parvenue très rapidement à contrôler l’espace aérien de Téhéran, l’arsenal balistique et les installations nucléaires iraniennes ont été gravement endommagés. Redoutant un embrasement qui lui aurait été coûteux, le pouvoir iranien a parfaitement calibré sa riposte en informant en amont Washington de ses frappes symboliques contre ses bases au Qatar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Israël, malgré la tentative de profiter de l’affaiblissement du régime iranien pour le renverser, le rappel à l’ordre brutal de Donald Trump l’a un peu plus isolé sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, comme rappelé, bien que la supériorité militaire de l’État hébreu soit indiscutable, cette guerre “préventive” a révélé les failles du Dôme de fer [le système de défense aérienne mobile israélien ndlr] qui n’est pas parvenu à intercepter des missiles iraniens, causant d’importants dégâts matériels et près de trente victimes civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une reprise des négociations ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la question est de savoir si cette accalmie n’est qu’une trêve pour poursuivre en sous-main la déstabilisation du pouvoir iranien ou s’il s’agit de l’amorce d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien. Les dires selon lesquels 400 kg d’uranium hautement enrichi auraient été transférés sur d’autres sites gardés secrets obligeraient la communauté internationale à reprendre le chemin du dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après la dénonciation de Trump de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, puis son aval aux frappes israéliennes trois jours avant une réunion irano-américaine à Mascate, la confiance entre l’administration américaine et le pouvoir iranien sera laborieuse à restaurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/">Le nouvel Economiste</a> le 26/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<title>Ardavan Amir-Aslani invité de France Info</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-france-info-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 16:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[cessez-le-feu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[guerre des douze jours]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[Mercredi 25 juin, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de France Info pour réagir au cessez-le-feu imposé par Donald Trump à<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/ardavan-amir-aslani-invite-de-france-info-4/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mercredi 25 juin</strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de <strong>France Info</strong> pour réagir au <strong>cessez-le-feu</strong> imposé par Donald Trump à Israël et à l’Iran, mettant un terme à la <strong>guerre des douze jours</strong> dont l’escalade menaçait la stabilité régionale et mondiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez la retranscription de son interview <strong>ci-dessous</strong> : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous vécu ces dernières heures et ces événements qui s’enchaînent, avec désormais ce cessez-le-feu qui a été clairement imposé par le président américain Donald Trump ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je l’ai vécu comme la plupart des Iraniens que vous avez interrogés : un sentiment de soulagement avec ce cessez-le-feu, et, préalablement à celui-ci, une inquiétude permanente pour mon pays d’origine et pour sa population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que le fait que le régime reste en place est une déception pour vous ? C’est difficile d’appréhender cette situation avec, d’un côté, des bombardements, et de l’autre, le régime qui sauve sa tête.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous savez, je crois que la plupart des Iraniens distinguent dans leur esprit, d’un côté, l’amour et l’affection qu’ils ont pour leur pays et sa population, et de l’autre, le pouvoir islamique qui règne sur place depuis 47 ans. Incontestablement, l’immense majorité des Iraniens exècrent le régime islamique et espèrent son départ. En même temps, les Iraniens, dans leur immense majorité, ne supportent pas que leur pays fasse l’objet de bombardements de la part d’un pays étranger, et a fortiori par Israël, pays poursuivi pour faits de génocide devant la Cour internationale de justice. Les Iraniens considèrent qu’ils sont capables eux-mêmes de procéder à la libération de leur pays et à son retour dans le concert des nations. Et ils s’interrogent : quelle crédibilité pourrait avoir un gouvernement imposé par Israël en Iran, au lendemain de la chute de ce pouvoir, s’il devait intervenir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cela dit, est-ce que le pouvoir iranien est affaibli aujourd’hui ou pas ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Vous savez, vu de Téhéran, le pouvoir iranien ne se perçoit pas du tout fragilisé. Ils se disent qu’ils ont réussi à tenir tête pendant douze jours à l’une des armées les plus puissantes de la terre, appuyée par les États-Unis et d’autres pays membres de l’OTAN comme l’Angleterre et la France, et que le régime n’est pas tombé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël voulait mettre un terme définitif à la quête de nucléaire civil et militaire de l’Iran, mais rien n’est moins certain. On ne connaît pas la situation des sites de Fordo et Natanz, et, globalement, le savoir-faire nucléaire iranien est demeuré intact. On ne sait même pas où sont passés les centaines de kilogrammes d’uranium hautement enrichi à 60 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël voulait également mettre un terme au programme balistique iranien, et l’on a vu que ce n’était pas le cas. Je pense même qu’Israël est très surpris de voir la capacité de l’Iran à résister face à sa surpuissance dans le domaine aérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et troisièmement, Israël espérait la chute du régime dans les premiers jours des bombardements. Rien de tout cela n’est arrivé. Donc, vu de Téhéran, je ne suis pas certain que le pouvoir iranien considère avoir été fragilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense en revanche que, si le cessez-le-feu devait tenir, l’Iran va connaître une période de répression extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors justement, vous parliez d’un régime qui reste en place et, vu de Téhéran, qui aurait remporté une grande victoire. Néanmoins, il y a quand même beaucoup de dignitaires importants de ce régime qui ont été tués durant cette guerre. Selon vous, le pouvoir en Iran va-t-il se retourner contre sa population, à la recherche des espions qui ont permis à Israël de monter cette opération ? Comment voyez-vous l’avenir ? Est-ce qu’un espoir de révolte vous paraît possible, malgré les différentes tentatives, et ô combien elles ont été réprimées ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>D’abord, je pense que le pouvoir iranien va effectivement se retourner contre ceux qu’il estime avoir trahi le pays : ceux qui ont soutenu, ne serait-ce que par leur voix ou leurs messages, les frappes israéliennes, et en particulier ceux qu’il considère comme des espions étrangers ayant participé à l’importation de drones pour les frappes effectuées depuis le territoire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, je pense que les assassinats qu’Israël a menés contre les dirigeants iraniens constituent une erreur majeure. Les Israéliens n’ont pas saisi que l’Iran, malgré tout, est un État, et que ce n’est pas parce qu’on assassine un chef d’état-major de l’armée de l’air ou de terre que les solutions de remplacement n’existent pas. D’ailleurs, dans les heures qui ont suivi leur assassinat, ils ont été remplacés – au détriment d’Israël – par des personnes plus jeunes, plus pragmatiques et plus efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la pérennité du régime, je pense que le pouvoir iranien dispose d’environ 20 % de la population qui le soutient, soit par clientélisme, soit par affection ou idéologie. Néanmoins, il y aura un « jour d’avant » et un « jour d’après ». Le pouvoir iranien ne peut pas considérer que demain, comme disent les Anglais, ce sera « business as usual ». Il sera obligé de rendre des comptes aux Iraniens face à cet échec sécuritaire et face à leur incapacité à empêcher le contrôle de l’espace aérien par les Israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Iraniens éprouvent de la colère, d’abord envers Israël pour avoir bombardé leur pays, mais également envers leur propre pouvoir, qui n’a pas su les protéger, qui n’a pas su conserver la maîtrise des airs, et qui, malgré 47 ans de vociférations contre le pouvoir israélien, n’a pas été capable de l’empêcher de pénétrer sur son territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il va y avoir des comptes à rendre. Et je pense que, de toute façon, qu’il y ait ou non une suite des frappes, il y aura un changement en Iran. On ne peut pas maintenir éternellement une population, en décalage profond avec son pouvoir, dans une situation de restrictions systématiques des libertés publiques et sociales. Le pouvoir iranien sera obligé d’écouter les aspirations de la population, dont l’immense majorité est jeune et a moins de 45 ans. Ils n’ont connu, si vous voulez, que la théocratie iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous pensez que ce changement va venir de la population, ou peut-il aussi venir de l’intérieur, dans les cercles de pouvoir actuels ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est aujourd’hui dirigé par un certain nombre de groupes de pouvoir. Il y a, bien entendu, la théocratie religieuse, mais aussi les Gardiens de la révolution, qui sont la force répressive du pouvoir. Tous ces gens-là ont des enfants, et tous ces enfants aspirent à un autre mode de vie : un mode de vie séculier, un mode de vie à l’occidentale, parce que la répression et les restrictions des libertés publiques les touchent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, si vous voulez, il y a un vent de changement qui souffle à travers le pays, et qui va exiger de la part du pouvoir des concessions. Alors, je ne pense pas que cela va intervenir dans les 24 heures, mais je pense que cela va intervenir assez rapidement. Les Iraniens considèrent – et leur histoire en témoigne – que le changement du pays doit venir des Iraniens eux-mêmes. Je vous rappelle que la première révolution constitutionnelle sur le continent asiatique a eu lieu en Iran, en 1905. Même la révolution islamique, qui a mis en place le pouvoir actuel, était la première révolution populaire sur tout le continent asiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’Iran a été à l’avant-garde des changements institutionnels dans la région. Et je pense que les Iraniens sont convaincus que le changement peut venir de leurs propres mains. Et puis, l’Iran d’aujourd’hui n’est pas disposé à accepter l’arrivée de dirigeants imposés par l’étranger, par la CIA ou les services du Mossad. Quelle que soit la personne, cela ne changera rien : ils veulent que le changement vienne de l’intérieur, et que la personne qui mène ce changement à son terme soit issue du pays.</p>
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		<title>Israël/Iran : « Ce conflit traduit la fin du droit international ! » &#8211; Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 13:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeudi 18 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Ligne Droite, la matinale de Radio Courtoisie, pour réagir à<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/israel-iran-ce-conflit-traduit-la-fin-du-droit-international-ardavan-amir-aslani/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jeudi 18 juin 2025</strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de <em>Ligne Droite</em>, la matinale de<strong> Radio Courtoisie</strong>, pour réagir à la guerre dans laquelle Israël et l’Iran s’enlisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocat au barreau de Paris et enseignant en géopolitique du Moyen-Orient à l’École de guerre économique, Maître Ardavan Amir-Aslani décrypte les conséquences de l&rsquo;agression israélienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une intervention à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=gbsq34omvt4">(re)voir ici</a></strong> : </p>
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			</item>
		<item>
		<title>États-Unis : Marionnette d&#8217;Israël ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 11:19:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 19 juin 2025, Maître Ardavan Amir-Aslani était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média OMERTA, pour un grand entretien<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/etats-unis-marionnette-disrael/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 19 juin 2025, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> était l’invité de Charles D’Anjou, Président du média <strong><a href="https://www.omertamedia.fr/" data-type="link" data-id="https://www.omertamedia.fr/">OMERTA</a></strong>, pour un <strong>grand entretien géopolitique</strong> consacré à la guerre israélo-iranienne qui embrase actuellement le Moyen-Orient.<br>Pendant près d’une heure, Maître Amir-Aslani décrypte cette actualité brûlante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• L’agression militaire israélienne contre l’Iran<br>• Les objectifs de guerre poursuivis par Israël<br>• La violation du droit international<br>• L’absurdité de la doctrine du « regime change »<br>• Le programme nucléaire iranien<br>• L’éventuel engagement des États-Unis dans le conflit<br>• L’effacement de la diplomatie française<br>• Les risques de déstabilisation régionale<br>• L’inquiétude croissante des pays arabes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de points essentiels pour comprendre la guerre en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a5.png" alt="🎥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Regarder l’émission sur la chaîne YouTube d&rsquo;OMERTA</strong> :<strong> </strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=ShJ5VCJCXsM">États-Unis : Marionnette d&rsquo;Israël ? &#8211; 19 juin 2025 </a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Iran face à ses défis. Entretien avec Maître Ardavan Amir-Aslani</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 10:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits : Revue de Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien accordé le 19 juin 2025 à la revue de géopolitique Conflits, Maître Ardavan Amir-Aslani livre son analyse<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-face-a-ses-defis/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien accordé le <strong>19 juin 2025</strong> à la revue de géopolitique <strong><a href="https://www.revueconflits.com/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/">Conflits</a></strong>, Maître <strong>Ardavan Amir-Aslani</strong> livre son analyse de la guerre en cours entre Israël et l’Iran, dont l’escalade menace de bouleverser la stabilité du Moyen-Orient et de déboucher sur un conflit mondial &#8211; Propos recueillis par Jean-Baptiste Noé</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez <strong><a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/">l&rsquo;interview ici </a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ardavan Amir-Aslani dans <a href="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/" data-type="link" data-id="https://www.revueconflits.com/liran-face-a-ses-defis-entretien-avec-maitre-ardavan-amir-aslani/"><em>Conflits : Revue de Géopolitique</em></a> le 19/06/2025</p>
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