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	<title>élections &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Les conséquences complexes de l&#8217;élection d&#8217;Ebrahim Raïssi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 15:00:51 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-10000 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/06/ebrahim-raeissi-826x459-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/06/ebrahim-raeissi-826x459-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/06/ebrahim-raeissi-826x459-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/06/ebrahim-raeissi-826x459.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Vendredi, c’est l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l’appareil judiciaire de la République islamique, qui a été élu avec près de 60 % des votes, rendant tout second tour inutile face aux trois autres candidats en lice qui faisaient office de figurants. Cette élection restera particulière à plusieurs égards. Si les scrutins présidentiels n’ont jamais été véritablement libres en Iran depuis 1979, ils conservaient néanmoins une certaine compétition. Depuis 1997, cette ouverture a permis l’élection de deux présidents réformateurs, Mohammad Khatami en 1997, et Hassan Rohani en 2013. Rien de tel en 2021 : il ressort de cette élection un sentiment d’hyper-contrôle accru de la part du régime, et surtout plusieurs interrogations sur ses conséquences, dans un moment où l’Iran est plus que jamais en train de jouer son avenir.</p>
<p class="mise_en_avant">“Depuis 1997, cette ouverture a permis l’élection de deux présidents réformateurs, Mohammad Khatami en 1997, et Hassan Rohani en 2013. Rien de tel en 2021”</p>
<p>Prenons ainsi le retentissement international de ce nouveau visage de la présidence iranienne, et son possible impact sur les relations diplomatiques. Si on peut s’attendre à très peu de changements sur le fond, sur la forme, les échanges seront sans doute plus âpres et difficiles, les conservateurs étant connus pour leur inflexibilité stratégique et pour leur dédain envers un rapprochement avec l’Occident.</p>
<p class="inter-titre"><strong>Relations diplomatiques inchangées avec la Chine, la Russie et l’Inde</strong></p>
<p>Néanmoins, pour les grandes puissances asiatiques alliées à l’Iran, la Chine, la Russie et l’Inde, l’identité du président iranien ne changera guère la qualité des relations stratégiques avec Téhéran. De manière générale, ces trois pays se gardent volontiers de toute ingérence dans ses affaires intérieures, et critiquent peu voire jamais son activisme militaire au Moyen-Orient pour plusieurs raisons – le fait de défendre un monde multipolaire et de s’opposer ainsi à l’Occident n’étant pas la moindre. La Chine, la Russie et l’Inde, deux nations aux régimes autoritaires, et une démocratie aujourd’hui aux mains d’ultranationalistes dédiés à une idéologie ségrégationniste, se garantissent ainsi une réciprocité en la matière, et donc des relations bilatérales relativement apaisées. Pragmatiques, leurs intérêts se concentrent essentiellement sur les accords de coopération économiques et diplomatiques, qui transcendent les personnes.</p>
<p class="mise_en_avant">“La Chine, la Russie et l’Inde se garantissent ainsi une réciprocité en la matière, et donc des relations bilatérales relativement apaisées”</p>
<p>Il ne faut pas non plus oublier que la Chine et la Russie sont restées les meilleurs soutiens de l’Iran après la mise en place des sanctions américaines en mai 2018, la Chine continuant d’ailleurs à importer des hydrocarbures iraniens pour soutenir sa forte demande énergétique. Enfin, le mandat de Donald Trump ayant aggravé la défiance des Iraniens envers les Occidentaux, les poussant à tourner leur regard vers l’Asie, il semble logique que cette orientation stratégique perdure avec un conservateur élu président, qui de surcroît avait vivement critiqué en 2015 le rapprochement de l’Iran avec les États-Unis et les Européens.</p>
<p class="inter-titre"><strong>Une fenêtre de négociation pour un accord sur le nucléaire ?</strong></p>
<p>À l’inverse, pour les Occidentaux, Raïssi apparaît d’emblée comme clivant. Le nouveau président pâtit en effet d’un bilan extrêmement sombre en matière de droits de l’homme, lui qui a fait partie des quatre juges ayant signé les condamnations à mort de 5 000 prisonniers politiques iraniens en 1988. De ce fait, Raïssi se trouve être le premier président iranien sous le coup de sanctions de la part du Trésor américain et de l’Union européenne, et directement impliqué dans des exécutions de masse. Mais en diplomatie, choisit-on toujours la main que l’on souhaite serrer ?</p>
<p class="mise_en_avant">“Raïssi se trouve être le premier président iranien sous le coup de sanctions de la part du Trésor américain et de l’Union européenne, et directement impliqué dans des exécutions de masse”</p>
<p>Il est indispensable que l’Occident ne rompe pas ses relations avec l’Iran, au risque de le voir s’isoler et se radicaliser davantage, surtout s’il souhaite apaiser les tensions au Moyen-Orient. Les négociations en cours à Vienne pour refondre le JCPoA constitueront à cet égard le premier test diplomatique de la nouvelle administration iranienne dans ses relations avec l’Occident. Raïssi a déjà suscité la surprise en s’engageant à mener les négociations à leur terme et en se montrant favorable à un nouvel accord. Il suit bien sûr en cela la ligne du guide suprême, qui souhaite avant tout obtenir la levée des sanctions économiques contre l’Iran. Contre toute attente, les États-Unis voient dans l’élection de ce conservateur une possible “fenêtre” de négociation pour parvenir à un accord. L’unité affichée par le nouveau gouvernement et la fin des dissensions stratégiques entre réformateurs et conservateurs pourraient en effet faciliter les choses.</p>
<p class="inter-titre"><strong>Iran et États-Unis inflexibles sur le programme balistique</strong></p>
<p>Néanmoins, l’administration Biden reste consciente qu’un accord traitant strictement de la question du nucléaire reste insuffisant pour garantir la stabilité des relations irano-américaines et pour tempérer l’activisme militaire de l’Iran au Moyen-Orient. Échaudé par l’expérience Trump, le régime iranien demande d’ores et déjà aux États-Unis plusieurs garanties permettant d’éviter tout risque de départ unilatéral de l’accord et de sanctions économiques. En retour, les États-Unis exigent qu’une fois le nouvel accord signé, les Iraniens acceptent de poursuivre “les négociations”.</p>
<p class="mise_en_avant">“Washington vise naturellement les “sujets qui fâchent”. La question du programme balistique de l’Iran, et sa présence militaire via son réseau de proxies au Moyen-Orient. On sait à quel point les deux pays demeurent inflexibles sur ces sujets”</p>
<p>Sans les nommer explicitement, Washington vise naturellement les “sujets qui fâchent” et qui avaient été laissés de côté par l’administration Obama en 2014-2015 : la question du programme balistique de l’Iran, et sa présence militaire via son réseau de proxies au Moyen-Orient. On sait à quel point les deux pays demeurent inflexibles sur ces sujets. Si ce point ne parvient pas à être tranché, l’accord sur le nucléaire risquerait d’être ajourné, une situation qui non seulement retarderait le retour de l’Iran sur la scène internationale, mais contribuerait aussi à renforcer l’oppression du régime sur la population, avec tous les risques politiques et sociaux que cela comporte. Le nouveau gouvernement sera formé en août. Les prochaines semaines vont donc être décisives.</p>
<p class="inter-titre"><strong>État islamique ou État militaire ?</strong></p>
<p>Sur le plan domestique, on souligne que cette élection d’un président conservateur, en donnant désormais tous les pouvoirs à l’aile dure du régime, permettra au moins de constituer un front uni sur la scène politique iranienne, ce qui pourrait faciliter certaines prises de décisions. Cela reste à prouver. La succession du guide suprême, si elle semble revenir désormais à Raïssi grâce à la position favorable que lui accordent son nouveau statut et le soutien d’Ali Khamenei, pose déjà une question cruciale sur le rôle que joueront les Gardiens de la révolution, et sur l’évolution institutionnelle et idéologique de la République islamique. Très influents sur le plan économique et politique, les Pasdarans verraient peut-être d’un mauvais œil une prééminence du religieux sur le politique, de l’islam sur l’idéal révolutionnaire, une tendance à laquelle Ebrahim Raïssi adhère pleinement. L’Iran évoluera-t-il alors vers un État islamique, ou vers un État militaire ? Le mandat qui s’ouvre en donnera certainement quelque indice.</p>
<p class="mise_en_avant">“Cette élection d’un président conservateur permettra au moins de constituer un front uni sur la scène politique iranienne, ce qui pourrait faciliter certaines prises de décisions”</p>
<p>La grande inconnue reste enfin la conséquence de cette élection sur la population iranienne elle-même. Certes, le guide suprême, surtout préoccupé de consolider le régime avant sa propre disparition, déclarait publiquement que l’opinion oubliait vite les conditions d’une élection, et vivait quatre ans durant avec son résultat. Mais orchestrée, pliée d’avance, cette élection aura justement poussé plus de la moitié des Iraniens à bouder les urnes vendredi, convaincus que leur vote, qui jusqu’à présent pouvait tout de même permettre une relative alternance politique, n’a plus aucun pouvoir sur l’avenir de leur pays. Si l’accord sur le nucléaire parvient à être renouvelé et les sanctions économiques levées en dépit des difficultés à négocier, nul doute que la population iranienne souhaitera voir son niveau de vie s’améliorer, elle qui a tant souffert ces trois dernières années. Et si le nouveau gouvernement ne parvient pas à satisfaire ces légitimes attentes, le risque d’une véritable révolte deviendra alors très crédible.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 23/06/2021.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Live on Live &#8211; Iran&#8217;s Election Campaigns 2017 sur Rfi english</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/live-on-live-irans-election-campaigns-2017-sur-rfi-english/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 13:20:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Retrouvez l&#8217;interview en anglais dans son intégralité sur soundcloud et Youtube.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Retrouvez l&rsquo;interview en anglais dans son intégralité sur <a href="https://soundcloud.com/radiofranceinternationale/iranians-aspire-to-rejoin-the-world-financial-system-says-analyst-ardavan-amir-aslani">soundcloud</a> et <a href="http://newsvideo.su/video/6794094">Youtube</a>.</p>
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		<item>
		<title>Interview : « Un an après l&#8217;accord sur le nucléaire, c&#8217;est la douche froide en Iran »</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-un-an-apres-laccord-sur-le-nucleaire-cest-la-douche-froide-en-iran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 11:34:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un an après, l&#8217;accord sur le nucléaire iranien n&#8217;a pas tenu ses promesses. L&#8217;engouement pour la marché iranien perçu comme<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-un-an-apres-laccord-sur-le-nucleaire-cest-la-douche-froide-en-iran/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="rts-module-infosport-main-intro">
<div class="border">
<div class="inner-module">Un an après, l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien n&rsquo;a pas tenu ses promesses. L&rsquo;engouement pour la marché iranien perçu comme un eldorado est retombé, selon l&rsquo;avocat iranien Ardavan Amir-Aslani, interrogé vendredi par la RTS.</div>
</div>
</div>
<div class="rts-module-infosport-body">
<div class="border">
<div class="inner-module">
<div class="rts-module-richtext">
<p>« L&rsquo;économie iranienne n&rsquo;a pas connu la croissance espérée, même si l&rsquo;inflation est un peu stabilisée. Globalement, il n&rsquo;y a pas eu de création d&#8217;emplois, les investissements étrangers se font attendre, toujours sur la menace de sanctions américaines. Et l&rsquo;élection de Donald Trump à Washington n&rsquo;a pas aidé pour faire avancer les choses dans le bon sens », détaille Ardavan Amir-Aslani dans le Journal du matin sur La Première.</p>
<p>Si seulement 10% des objectifs en termes d&rsquo;investissements étrangers directs ont été remplis à la suite de la levée des sanctions, cela s&rsquo;explique aussi par la question bancaire, estime cet avocat franco-iranien au barreau de Paris.</p>
<h3>Frilosité bancaire</h3>
<p>En effet, l&rsquo;accord nucléaire du 14 juillet 2015, implémenté le 16 janvier 2016, a réalisé seulement la levée des sanctions liées au nucléaire. Mais il n&rsquo;a pas traité la question des sanctions américaines qui sont les plus importantes et les plus menaçantes, observe Ardavan Amir-Aslani.</p>
<p>Résultat: aujourd&rsquo;hui, les banques internationales, les banques européennes, qui sont légalement autorisées à transférer des fonds en euros vers l&rsquo;Iran ou à financer des projets, refusent de s&rsquo;y impliquer par crainte d&rsquo;éventuelles sanctions américaines. Les projets industriels, faute de financement, n&rsquo;ont aucune chance d&rsquo;aboutir.</p>
<h3>Un pays « déçu » en stand-by</h3>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Iran est globalement en stand-by, constate Ardavan Amir-Aslani, qui mentionne la décision du groupe Total, la semaine passée, de mettre en suspens ses projets d&rsquo;investissements. L&rsquo;entreprise pétrolière française attend de voir si l&rsquo;administration Trump va prendre, en juin, l&rsquo;executive order nécessaire pour prolonger la levée des sanctions, raconte-t-il.</p>
<p>« L&rsquo;accord n&rsquo;a pas servi à rien », défend toutefois ce spécialiste du Moyen-Orient. « Il a servi à créer l&rsquo;espoir, à amorcer le retour de l&rsquo;Iran sur la scène internationale et à reprendre ses exportations pétrolières, mais sur le plan pratique, la population iranienne n&rsquo;en a pas perçu les profits. Les Iraniens ne voient pas d&rsquo;amélioration de leur sort au quotidien », assure-t-il, soulignant la déception qui prédomine dans ce pays de 82 millions d&rsquo;habitants, où 70% de la population a moins de 42 ans.</p>
<p>Juliette Galeazzi</p>
</div>
<p>Ecoutez en intégralité l&rsquo;émission <strong><a href="http://www.rts.ch/play/radio/linvite-de-la-redaction/audio/linvite-de-la-redaction---ardavan-amir-aslani-avocat-franco-iranien-specialiste-du-moyen-orient?id=8412985">ICI</a>.</strong> Extrait vidéo de l&rsquo;interview<strong> <a href="https://www.rts.ch/info/monde/8432062--un-an-apres-l-accord-sur-le-nucleaire-c-est-la-douche-froide-en-iran-.html">ICI</a>.</strong></p>
</div>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>L’avenir de la réforme en jeu en Iran à l’occasion des élections</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/lavenir-de-la-reforme-en-jeu-en-iran-a-loccasion-du-deuxieme-tour-des-elections-parlementaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<category><![CDATA[élections]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les Iraniens étaient appelés aux urnes ce vendredi, ces élections législatives pourraient bien avoir des conséquences géopolitiques internationales,<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/lavenir-de-la-reforme-en-jeu-en-iran-a-loccasion-du-deuxieme-tour-des-elections-parlementaires/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que les Iraniens étaient appelés aux urnes ce vendredi, ces élections législatives pourraient bien avoir des conséquences géopolitiques internationales, sur fond de levée effective des sanctions qui frappent toujours le pays aujourd’hui.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vendredi 29 avril, les électeurs iraniens se sont de nouveau rendus aux urnes afin de participer au deuxième tour des élections parlementaires. Des 290 sièges en jeu, 68 sièges restaient encore à pourvoir, soit presque un quart des sièges. Il s’agissait des circonscriptions, dont celles des villes de Shiraz et de Tabriz, où aucun candidat n’a pu recueillir le score minimal de 25%. Lors des élections du premier tour, le 26 février dernier, les candidats réformateurs se revendiquant du courant du Président réformateur Rouhani se sont vus attribuer 95 sièges alors que les candidats conservateurs ont remporté 103 sièges.</p>
<p>C’est dire si l’enjeu de ce second tour est de taille puisqu’en fonction du camp qui emportera le plus de sièges, la majorité parlementaire pourrait basculer et revêtir une couleur différente. Les réformateurs ont besoin de remporter 51 des 68 sièges à pourvoir pour contrôler le pouvoir législatif. Avec les candidats d’ores et déjà élus ayant concouru sous une étiquette d’indépendants mais se revendiquant quand même du camp de la réforme, le Président Rouhani pourrait, en cas de victoire, disposer de la majorité parlementaire nécessaire pour réaliser sa politique de réforme.</p>
<p>Or, rien n’est moins sûr. En effet, l’administration Rouhani a de plus en plus de mal à convaincre la population iranienne que sa stratégie qui consistait à mettre fin aux sanctions internationales en abandonnant la quête du nucléaire produira des effets concrets dans le développement économique du pays. Elle est fragilisée. En effet, les Iraniens n’ont pas vu les bienfaits économiques anticipés en plus de 3 mois depuis l’implémentation de l’accord nucléaire du 14 juillet dernier. Malgré la nouvelle possibilité octroyée aux banques non américaines de participer au financement des opérations en Iran, rares sont les banques européennes ou asiatiques qui se sont risquées à engager l’Iran. Cela signifie que la plupart des accords commerciaux annoncés à l’occasion de la visite du Président Rouhani en France fin janvier dernier sont restés lettres mortes faute de financement. Les banques européennes restent tétanisées par l’affaire de la BNP Paribas qui s’est vu imposer une amende de 9 milliards de dollars pour avoir assuré un flux financier en dollars avec l’Iran.</p>
<p>A vrai dire, s’il est vrai que les sanctions frappant l’Iran du fait du nucléaire ont été levées, les sanctions américaines, en revanche, sont restées intactes. Outre celles qui frappent des personnes physiques ou morales iraniennes nommément désignées comme la première compagnie aérienne du pays ou la deuxième banque nationale, des transactions en dollars par le biais du système financier américain restent interdites. Sachant que 98% des flux en dollars passent par New York, de fait aucune transaction en dollars ne peut voir le jour avec l’Iran. Les banques non américaines ont donc, par crainte de voir leur responsabilité pénale ou civile engagée, tout simplement refusé de traiter avec l’Iran. Ceci a pour conséquence de priver l’Iran des bienfaits économiques qu’il espérait récolter du fait de la levée des sanctions. Avec pour conséquence inéluctable de mettre à mal tant la crédibilité du courant de la reforme incarnée par Rouhani que les chances de l’intégration économique du plus grand pays émergent non encore émergé.</p>
<p>Ce constat a amené le guide de la révolution iranienne, l’Ayatollah Khamenei, l’autorité en dernier ressort du pays, à déclarer ce mercredi que les Américains n’ont levé les sanctions que sur le papier. L’affaire de la confiscation de 2 milliards de dollars d’actifs de la banque centrale iranienne au mépris du principe d’immunité des banques centrales à l’issue d’une décision de la Cour Suprême américaine a même incité le Président Rouhani à qualifier la chose de “hold up”. La frustration des autorités iraniennes ne fait que traduire l’anxiété qu’un échec éventuel du camp de la réforme engendrerait dans les élites iraniennes. Le temps joue contre les réformateurs. D’ici six mois auront lieu les élections américaines et rien ne présage de l’avènement d’un Président favorable à l’Iran, ni chez les Démocrates, ni chez les Républicains. Pareillement, en 2017 aura lieu en Iran l’élection présidentielle. Ainsi, si dans les mois à venir l’obstacle du financement bancaire n’est pas réglé, le paysage politique en Iran risque de changer pour le pire avec les conséquences régionales que cela pourrait entraîner à Damas, Bagdad, Beyrouth, Sana’a ou ailleurs. Des conservateurs hostiles au retour de l’Iran dans la communauté internationale, comme l’ancien Président Ahmadinejad, se préparent à un retour aux affaires.</p>
<p>Lors d’un récent échange que j’ai eu avec les responsables du bureau des sanctions du département du trésor américain (Office of Foreign Asset Control ou OFAC), je me suis vu rétorquer que si les sanctions américaines restent en place, il y a bien une raison. Cette raison, quelle qu’elle soit, risque de faire déraper le processus du retour du géant qu’est l’Iran dans le concert des nations.</p>
<p>Pour le pire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article est paru sur le site <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/avenir-reforme-en-jeu-en-iran-occasion-deuxieme-tour-elections-parlementaires-ardavan-amir-aslani-2682099.html">Atlantico</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Will reformists benefit from nuclear deal?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/will-reformists-benefit-from-nuclear-deal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2016 15:28:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[deal]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[nuclear]]></category>
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					<description><![CDATA[France 24 Iranians head to the polls on Friday for a double election: one for their parliament and one for<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/will-reformists-benefit-from-nuclear-deal/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>France 24</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Iranians head to the polls on Friday for a double election: one for their parliament and one for the Assembly of Experts, the body that could appoint the next Supreme Leader. It&rsquo;s the first time these two bodies are up for election on the same day, and much has changed: the nuclear deal signed in Vienna, the lifting of economic sanctions, and Iran’s return to the international scene. Could this be the turning point that changes the balance of power between reformists and conservatives?</p>
<p>Our guests<br />
Ardavan AMIR ASLANI<br />
International lawyer and author</p>
<p>Ellie GERANMAYEH<br />
Policy Fellow, European Council on Foreign Relations (ECFR)</p>
<p>Patrick CLAWSON<br />
Senior fellow, Washington Institute for Near East Policy</p>
<p>Reza MARASHI<br />
Research Director, National Iranian American Council</p>
<p>Part 1 :</p>
<p><a href="http://www.france24.com/en/20160225-debate-iran-elections-khamenei-rouhani-part-one">http://www.france24.com/en/20160225-debate-iran-elections-khamenei-rouhani-part-one</a></p>
<p>Part 2 :</p>
<p><a href="http://www.france24.com/en/20160225-debate-iran-elections-khamenei-rouhani-part-two">http://www.france24.com/en/20160225-debate-iran-elections-khamenei-rouhani-part-two</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« L&#8217;Iran est une opportunité pour les entreprises françaises »</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-est-une-opportunite-pour-les-entreprises-francaises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 09:56:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Invité de LCI ce mardi pour discuter de la visite du président iranien Hassan Rohani en France ce mercredi, l&#8217;avocat<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/liran-est-une-opportunite-pour-les-entreprises-francaises/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Invité de LCI ce mardi pour discuter de la visite du président iranien Hassan Rohani en France ce mercredi, l&rsquo;avocat en droit international public Ardavan Amir-Aslani présente l&rsquo;Iran comme « une opportunité pour les entreprises françaises », « équivalent au retour de l&rsquo;ensemble des pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;est après la chute du mur de Berlin ». Il souligne cependant que le pays « peut ne pas être l&rsquo;eldorado que l&rsquo;on s&rsquo;imagine ».</p>
<p>L&rsquo;interview dans son intégralité <a href="http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/rencontre-hollande-rohani-l-iran-est-une-opportunite-pour-les-8710245.html">ici </a>!</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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