<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Biden &#8211; Amir Aslani</title>
	<atom:link href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/tag/biden/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com</link>
	<description>Éclairages et réflexions</description>
	<lastBuildDate>Thu, 15 Apr 2021 09:09:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>
	<item>
		<title>Nord Stream 2, le gazoduc qui divise le monde</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 17:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.amir-aslani.com/?p=8826</guid>

					<description><![CDATA[Alors que le chantier du gazoduc offshore ‘Nord Stream 2’ estimé à 11 milliards de dollars est à 95% terminé,<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8827 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde-826x459-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde-826x459-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde-826x459-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/nord-stream-2-le-gazoduc-qui-divise-le-monde-826x459.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Alors que le chantier du gazoduc offshore <em>‘Nord Stream 2’</em> estimé à 11 milliards de dollars est à 95% terminé, les États-Unis ont renforcé leurs sanctions extraterritoriales contre les pays impliqués dans la construction du gazoduc qui doit relier la Russie à l’Allemagne.</p>
<p><strong>Un projet avantageux pour l’Europe</strong></p>
<p>Le gazoduc de 1200 kilomètres de long et de 55 milliards de mètres cubes devrait être exploité par le géant russe Gazprom mais a été cofinancé pour moitié par cinq groupes européens du secteur de l’énergie (OMV, Wintershall Dea, Engie, Uniper et Shell). Ce projet qui a débuté en 2018, devait être au départ finalisé fin 2019 mais a été retardé. Vladimir Poutine a déclaré récemment que le projet serait achevé avant la fin de l’année 2021. Dans ce projet, deux camps s’affrontent au sein de l’Europe : les pays pragmatiques souhaitant conserver une relation économique avec la Russie font face à ceux qui sont réfractaires à la continuation des relations avec Moscou. D’un côté, la Russie soutient depuis le début qu’il s’agit d’un projet commercial très avantageux pour l’Europe, et surtout pour l’Allemagne qui deviendrait le leader de l’énergie en Europe. Berlin, fervent soutien du projet, abat également la carte de l’environnement en mettant en avant le fait que cela permettra la transition écologique et le remplacement par le gaz de l’industrie basée sur le charbon et le nucléaire. En face, l’Ukraine, qui est en guerre ouverte avec la Russie, s’est évidemment opposée au gazoduc <em>‘Nord Stream 2’</em> qui détournera une partie du trafic de leur gazoduc <em>‘Nord Stream 1’</em> et réduirait ainsi les droits de péages perçus. Kiev se dresse contre ce projet qui renforcerait selon elle <em>« la maîtrise de Moscou sur les livraisons de gaz », </em>saboterait<em> « la politique énergétique de l’Union européenne » </em>et couperait <em>« l’Ukraine du reste de l’Europe ».</em> Par ailleurs, le contexte récent a joué en la défaveur de Moscou. En effet, l’empoisonnement, l’arrestation et l’incarcération de l’opposant politique russe, Alexeï Navalny, ont remis de l’huile sur le feu et ont donné du grain à moudre aux opposants de Moscou. Selon Joe Biden, Vladimir Poutine est un <em>« tueur »</em> qui devra <em>« payer pour ses actes »</em>. Malgré ces évènements et la crise biélorusse, lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères, fin février, ayant pour ordre du jour les sanctions du gouvernement russe responsable dans l’affaire Navalny, le sujet du gazoduc sous-marin a été balayé d’un revers de main au motif qu’il s’agirait d’un simple <em>« projet commercial »</em>. Toutefois, de l’aveu même de la chancelière allemande, les considérations politiques ancrées dans ce projet l’ont amenée à fermer les yeux sur l’affaire Navalny pour satisfaire les intérêts allemands.</p>
<p><strong>La souveraineté européenne piétinée par l’extraterritorialité américaine</strong></p>
<p>Face à la division des pays européens sur la question, les États-Unis se sont une nouvelle fois érigés en arbitre. L’administration Trump a enclenché une prise de position dure envers la Russie sur ce projet en votant en 2019 une loi imposant des sanctions contre les entreprises impliquées dans la construction du gazoduc. Antony Blinken, actuel secrétaire d’État de l’Administration Biden, a déclaré lors de la dernière réunion de l’OTAN le 23 mars dernier, que ce projet serait <em>« une mauvaise idée pour l’Europe et pour les États-Unis »</em> aux motifs qu’il <em>« est en contradiction avec l&rsquo;objectif de sécurité énergétique de l&rsquo;Europe » </em>et qu’ <em>« il risque d&rsquo;affaiblir l&rsquo;Ukraine et va contre les intérêts de la Pologne et d&rsquo;autres alliés ». </em>Derrière ce discours officiel, la motivation officieuse de Washington est de vendre son gaz naturel liquéfié (GNL) &#8211; dont le prix est supérieur au gaz russe &#8211; à l’Union européenne et également d’empêcher l’Allemagne d’accéder à la place de leader dans le secteur de l’énergie. Quant à l’utilisation, une nouvelle fois, de l’extraterritorialité des lois américaines, Antony Blinken a déclaré qu’ <em>« une loi aux États-Unis (les) oblige à sanctionner les entreprises qui participent aux efforts pour achever le gazoduc ».</em> Ce choix sémantique fait grincer des dents. Et pour cause, le grand public découvre depuis peu la stratégie mise en place par les États-Unis pour court-circuiter la concurrence mondiale. Forts d’un système financier puissant, ces derniers se sont en effet attelés ces dernières décennies, à étendre le régime des sanctions extraterritoriales pour appliquer systématiquement des sanctions économiques sévères et durables envers des entreprises ou des pays (tels que l’Iran) qui menaceraient selon eux les intérêts économiques américains.</p>
<p><strong>L’Administration Biden entre le marteau et l’enclume </strong></p>
<p>De nombreuses critiques s’élèvent dans le camp de l’opposition américaine pour exhorter Joe Biden à tout faire pour empêcher l’achèvement du gazoduc. Antony Blinken a exprimé l’inconfort de l’administration Biden vis-à-vis du chantier, la semaine dernière devant la Chambre des représentants : <em>« J&rsquo;aurais aimé ne pas me trouver dans une situation où le gazoduc est pratiquement terminé »</em>. Ployant sous la pression de l’opinion publique et forcée à suivre ses méthodes habituelles, Washington a pris le parti de perpétuer la stratégie d’intimidation à travers des mesures restrictives à l’encontre d’entreprises, investisseurs et compagnies d’assurance impliqués dans le projet, entrées en vigueur à partir de janvier 2021 et votées à la fin du mandat de Donald Trump par le Sénat américain dans un contexte électrique. Le secrétaire d’État de Joe Biden a ainsi jugé bon de préciser que le nouveau gouvernement américain était <em>« déterminé à respecter »</em> la loi votée en 2019 et les nouvelles sanctions votées en 2020 et ce, même si Washington souhaiterait préserver ses relations avec Berlin pour ne pas faire basculer l’opinion publique allemande contre la nouvelle administration. Néanmoins, malgré cette nouvelle vague de sanctions visant treize entreprises dont trois entreprises allemandes début mars, le chantier continue. La position de l’Allemagne vis-à-vis des sanctions extraterritoriales n’a quant à lui pas changé. En effet, le gouvernement estime toujours que <em>« la souveraineté européenne ne consisterait pas à se plier à la volonté de Washington » </em>et à ses sanctions <em>« illégales et inacceptables »</em>. Ainsi, aux côtés d’une Allemagne optimiste et ferme qui estime que <em>« malgré les sanctions, il sera possible de terminer Nord Stream 2 », </em>Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était capable de terminer la construction seule. Toutefois, l’achèvement des travaux du gazoduc et sa mise en service dépendra certainement de l’accalmie des tensions entre Washington et Moscou. En effet, ne perdons pas de vue que le <em>Nord Stream 2</em> n’est ni urgent ni indispensable puisque le gaz russe transite actuellement par le <em>Nord Stream 1</em> et le <em>Turkstream</em>. Enfin, le temps ne joue pas en la faveur des partisans du gazoduc puisque dans le cadre des élections fédérales de septembre 2021, si les Verts, qui arrivent en deuxième place des sondages derrière l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel, sont appuyés par <em>« la chancelière du climat »</em>, le gazoduc ne verrait probablement pas le jour puisque l’arrêt du chantier fait partie intégrante de leur programme. Ainsi, pour mener à bien leur mission, Washington changera peut-être de fusil d’épaule en arrêtant de sanctionner les entreprises allemandes et négociera par la diplomatie, qui est indéniablement davantage la spécialité de Joe Biden que Vladimir Poutine.</p>
<p>Ainsi, le vrai problème demeure l’application, une fois encore, des lois extraterritoriales américaines, mises en place en totale impunité en raison de l’incapacité de l’Europe à y répondre unanimement et fermement. Aujourd’hui, c’est le secteur de l’énergie, mais demain, quel autre secteur fera les frais de la faiblesse de la réponse européenne ?</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani et Inès Belkheiri. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 14/04/2021.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qu’anticiper sur la question iranienne avec l’avènement de l’administration Biden</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/quanticiper-sur-la-question-iranienne-avec-lavenement-de-ladministration-biden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 13:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[l'Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.amir-aslani.com/?p=6986</guid>

					<description><![CDATA[Les quatre années chaotiques de l’administration Trump viennent de s’achever. Un jour nouveau s’annonce à Washington avec non seulement l’espoir d’un<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/quanticiper-sur-la-question-iranienne-avec-lavenement-de-ladministration-biden/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.lopinion.fr/presidentielle-americaine/index" target="_blank" rel="noopener">Les quatre années chaotiques de l’administration Trump</a> viennent de s’achever. Un jour nouveau s’annonce à Washington avec non seulement l’espoir d’un changement dans la façon de gouverner, mais aussi un changement radical par rapport au programme de Donald Trump. Si ce dernier a consacré l’essentiel de son mandat à défaire ce que Barack Obama avait fait, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/joe-biden-president-cohabitation-228567" target="_blank" rel="noopener">Joe Biden</a>, le président élu, s’empressera de défaire ce que Donald Trump a fait pour revenir à la situation ante.</p>
<p>C’est ainsi qu’il a promis de réintégrer les Etats-Unis au sein de l’<a href="https://www.lopinion.fr/mots-cles/organisation-mondiale-sante" target="_blank" rel="noopener">Organisation mondiale de la santé</a>, de l’Accord de Paris sur le climat et d’abroger l’interdiction de rentrée sur le territoire des Etats-Unis des ressortissants d’un certain nombre de pays musulmans. Ces mesures trouveront application par décret présidentiel dès le premier jour de son mandat, au lendemain de la cérémonie d’inauguration le 20 janvier 2021.</p>
<div id="sw_infeed">
<div id="sw_infeed_n_script_algo"></div>
</div>
<p>Ce qui en revanche n’est pas près de s’inverser, en tout cas pas dans l’immédiat, est le retour des Etats-Unis au sein de l’accord nucléaire avec l’Iran. Ce fameux accord communément appelé <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/comment-joe-biden-devrait-remodeler-politique-americaine-moyen-orient-228429" target="_blank" rel="noopener">la JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action)</a> est entré en vigueur en janvier 2016 et les Etats-Unis l’ont quitté au mois de mai 2018. Cet accord qui fut la réussite phare de l’administration Obama avait fait le pari qu’en échange du retour de l’Iran dans le système financier international, Téhéran s’engageait à modérer sa politique interventionniste au Moyen-Orient en sus de soumettre au contrôle international son industrie nucléaire.</p>
<p>On ne saura jamais si ce pari aurait fonctionné car Donald Trump retira Washington de cet accord et propulsa l’Iran, à travers sa politique de pression maximale, vers une récession économique sans précédent.</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Contrepartie. </span>Il est vrai que Joe Biden avait déclaré pendant la campagne son souhait de voir les Etats-Unis réintégrer cet accord que Donald Trump avait naguère qualifié de « pire accord jamais conclu par les Etats-Unis ». Or, il est peu probable que Washington réintègre cet accord, purement et simplement, sans demander une contrepartie aux Iraniens.</p>
<div id="ultimedia_lopinion"> La question iranienne est le sujet le plus sensible pour Israël et ne saurait être appréhendée indépendamment de la position israélienne. C’est l’erreur qu’a faite Obama</div>
<p>En effet, même si tel était son souhait, le paysage politique de l’Amérique de 2020, <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/nouveaux-enjeux-politique-etrangere-3-volatilite-americaine-chronique-228642" target="_blank" rel="noopener">après quatre années de trumpisme</a>, n’est pas celui qu’il était en 2016. Il est fort probable que les démocrates ne récupèrent pas la majorité du Sénat (après les deux élections à venir en janvier dans l’Etat de Georgie) et il faudra qu’ils fassent avec un parti républicain profondément marqué par le Président sortant qui a récolté plus de voix en 2020 qu’en 2016.</p>
<p>Au même titre qu’il est peu envisageable pour Joe Biden de revenir sur <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/comment-joe-biden-devrait-remodeler-politique-americaine-moyen-orient-228429" target="_blank" rel="noopener">le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem</a> ou encore sur la reconnaissance de l’annexion du Golan par Israël, il est aussi illusoire de considérer qu’il pourra revenir à l’accord nucléaire iranien de 2015 dans sa forme originale. La question de la sécurité d’Israël est une question « bipartisane » au sein du Congrès, ce qu’a d’ailleurs rappelé le Premier ministre israélien qui dans son message de félicitations au Président démocrate élu rappelle ses quarante ans d’amitié avec « Joe ».</p>
<p>En fait, la question iranienne est le sujet le plus sensible pour Israël et ne saurait être appréhendée indépendamment de la position israélienne. C’est l’erreur qu’a fait Obama et le retrait américain de l’accord nucléaire à l’initiative de Trump en est la conséquence. Biden n’est pas prêt à commettre la même erreur. C’est d’ailleurs de façon très significative que le ministre israélien chargé des « affaires des colonies » a d’ores et déjà annoncée que l’Etat hébreu serait « contraint d’agir » contre Téhéran en cas d’élection de Joe Biden et <a href="https://www.lopinion.fr/edition/wsj/usa2020-biden-trump-deux-visions-alliances-accords-internationaux-226924" target="_blank" rel="noopener">de nouvelles négociations avec l’Iran</a>.</p>
<p class="wysiwyg_format--exergue">Biden ne manquera pas de demander comme contrepartie, l’abandon de l’interventionnisme iranien au Moyen-Orient et un arrêt de son programme de missile balistique</p>
<p><span class="wysiwyg_format--intertitre">Mirage.</span> Du côté de Téhéran, il n’est même pas certain qu’il y ait un appétit pour un retour au statut ante. Les Iraniens comprennent maintenant, pour l’avoir vécu, que l’accord nucléaire est davantage un mirage qu’autre chose. En effet, des centaines de milliards provenant d’investissements étrangers qui avaient été annoncés lors de sa signature, l’Iran n’a reçu qu’une fraction insignifiante du fait du maintien des sanctions américaines non liées au nucléaire qui pénalisaient l’Iran pour un soutien allégué au terrorisme ou encore pour des considérations de droits de l’homme.</p>
<p>Ce d’autant que Biden ne manquera pas de demander comme contrepartie, l’abandon de l’interventionnisme iranien au Moyen-Orient et un arrêt de son programme de missile balistique. Des demandes inacceptables pour l’Iran. <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/entre-l-iran-etats-unis-nouveaux-parametres-dissuasion-207959" target="_blank" rel="noopener">Le Guide, Ali Khamenei</a>, a même interdit à l’administration finissante de Rohani d’entamer une quelconque négociation avec l’administration nouvellement élue. Il ne souhaite pas, en effet, que Rohani bénéficie d’un avantage quelconque d’un dialogue avec les Américains préférant laisser la prochaine administration iranienne, sûrement conservatrice, s’attribuer les mérites, si mérites il y a, de cette ouverture.</p>
<p>Pareillement, le monde verra <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/multilateralisme-degats-donald-trump-ne-sont-pas-irreparables-selon-228652" target="_blank" rel="noopener">le retour du multilatéralisme</a> dans les relations internationales avec le nouvel occupant démocrate de la Maison Blanche, ce qui signifie que l’Europe ne s’opposera plus à la position américaine et qu’elle s’alignera sur la position de cette dernière, entraînant l’isolement de l’Iran en cas de conflit avec Washington.</p>
<p>Ainsi, il est fort probable que l’incertitude perdure sur le retour de l’Iran dans le concert des nations.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/qu-anticiper-question-iranienne-l-avenement-l-administration-biden-228721" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Opinion</a> le 12/11/2020. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La victoire de Joe Biden redistribue les cartes au Moyen-Orient</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 18:06:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.amir-aslani.com/?p=6982</guid>

					<description><![CDATA[  Samedi soir, après plusieurs jours d&#8217;un interminable décompte, les médias ont confirmé la victoire de Joe Biden dans la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img decoding="async" class="size-medium wp-image-6983 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/11/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient-826x459-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/11/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient-826x459-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/11/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient-826x459-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/11/la-victoire-de-joe-biden-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient-826x459.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /> </strong></p>
<p>Samedi soir, après plusieurs jours d&rsquo;un interminable décompte, les médias ont confirmé la victoire de Joe Biden dans la course à la Maison-Blanche. Le candidat démocrate est ainsi devenu le 46ème président des Etats-Unis, au grand dépit de Donald Trump qui n&rsquo;a toujours pas reconnu sa défaite.</p>
<p>Le monde entier a accueilli cette nouvelle avec un immense soulagement, et on se doute qu&rsquo;au Moyen-Orient, deux peuples au moins l&rsquo;ont perçue comme un signe d&rsquo;espoir : les Palestiniens, et les Iraniens. Quatre ans d&rsquo;administration Trump ont en effet mis un coup d&rsquo;arrêt, pour les premiers, à l&rsquo;avancée des négociations pour obtenir un Etat existant côte-à-côte avec Israël ; pour les seconds, à la normalisation d&rsquo;une situation économique et internationale pénalisée par des séries de sanctions. Entre le retrait américain du <em>Joint Comprehensive Plan of Action</em> en mai 2018 et la campagne de « pression maximale » sur l&rsquo;Iran, et le « plan de paix pour le Proche-Orient » présenté en janvier 2020, ces deux dernières années avaient singulièrement concentré des décisions américaines catastrophiques pour ces deux acteurs du Moyen-Orient et plus largement, pour la stabilité de la région.</p>
<p>Joe Biden n&rsquo;a jamais caché son souhait de revenir à des relations équilibrées et fondées sur le dialogue, tant avec l&rsquo;Iran qu&rsquo;avec l&rsquo;Autorité palestinienne et l&rsquo;Etat hébreu. A maintes reprises, il a manifesté sa volonté de ramener les Etats-Unis dans le cadre de l&rsquo;accord de Vienne ou à tout le moins, de reprendre les négociations avec Téhéran. De même, loin du favoritisme affiché par Donald Trump à la cause israélienne, le nouveau président reste en phase avec la position traditionnelle de son parti, le soutien envers une solution à deux Etats.</p>
<p>A l&rsquo;aune de ces prises de position, le gouvernement de Benjamin Netanyahu n&rsquo;a naturellement pas accueilli la nouvelle de l&rsquo;élection de Joe Biden avec beaucoup d&rsquo;enthousiasme. Il a fallu pas moins de douze heures au Premier ministre israélien pour saluer l&rsquo;issue de l&rsquo;élection présidentielle américaine avec les termes les plus neutres – de peur, sans doute, de représailles de Donald Trump, qui conserve encore les rênes du pouvoir jusqu&rsquo;en janvier 2021. Trois jours avant l&rsquo;annonce presque officielle des résultats, c&rsquo;est le ministre des Affaires des colonies qui résumait finalement la tendance à Tel-Aviv dans le <em>Jerusalem Post</em> : si une position de la Maison-Blanche moins clémente en faveur de l&rsquo;annexion des colonies israéliennes n&rsquo;inquiète pas outre mesure, la possibilité d&rsquo;un accord de Vienne normalisé y suscite en revanche une véritable angoisse. Au moment de ses déclarations, le ministre estimait ainsi qu&rsquo;une victoire de Joe Biden entraînerait « <em>une confrontation probable entre Israël et l&rsquo;Iran</em> ».</p>
<p>Ce qui se veut une mise en garde résonne néanmoins comme un terrible aveu d&rsquo;impuissance. Particulièrement préoccupé, pour ne pas dire obsédé, par la montée en puissance de l&rsquo;Iran dans la région, l’Etat hébreu n&rsquo;a cessé de militer en faveur de son isolement international, objectif que le travail de l&rsquo;administration Obama comptait rendre caduc avec la signature de l&rsquo;accord de Vienne. L&rsquo;arrivée de Donald Trump et la relation triangulaire entretenue entre Washington, Tel-Aviv et Riyad, a permis de mettre un coup fatal à ce processus de normalisation économique et politique. La victoire de Joe Biden sonne comme un retour à la case départ et à la politique qui prévalait sous la présidence de Barack Obama. Pour Netanyahu, dont la popularité était déjà en berne depuis un an, elle est synonyme d&rsquo;une véritable fragilisation de sa position sur l&rsquo;échiquier politique israélien. Certains analystes estiment ainsi que l&rsquo;administration Biden pourrait tout simplement poursuivre ses objectifs&#8230; sans tenir compte de l&rsquo;opinion d&rsquo;Israël. Les tensions assumées entre Benjamin Netanyahu et l&rsquo;administration Obama avaient d&rsquo;ailleurs occupé le début de l&rsquo;année 2015, lorsque le Premier ministre israélien s&rsquo;était sévèrement exprimé contre le futur accord de Vienne devant le Congrès américain. Celui qui était alors vice-Président avait volontairement boudé le discours, prétextant des engagements à l&rsquo;étranger.</p>
<p>Même si les analystes estiment déjà que le conflit israélo-palestinien n&rsquo;occupera pas l&rsquo;essentiel de la politique étrangère de la future administration – à l&rsquo;inverse des relations avec la Chine et les Européens, et la lutte contre le changement climatique – les relations américano-iraniennes devraient occuper en revanche une bonne partie de l&rsquo;actualité géopolitique des prochains mois. Celles-ci pourraient s&rsquo;améliorer considérablement car même si à Téhéran, nul ne s&rsquo;est ouvertement déclaré en faveur du nouveau président, il est évident que le régime accueillerait avec soulagement de nouvelles négociations assorties de réelles garanties sur les engagements américains, tant la situation économique de l&rsquo;Iran est devenue intenable, voire politiquement dangereuse pour la République islamique.</p>
<p>Dans un tel contexte, Israël pourrait-il se considérer libre de mener une action militaire contre l&rsquo;Iran ? L&rsquo;hypothèse reste peu probable car, même si Joe Biden ne renouera pas avec une politique étrangère interventionniste au Moyen-Orient, il ne poursuivra sans doute pas non plus l&rsquo;isolationnisme éhonté de son prédécesseur. Aussi, même si une redéfinition des équilibres est attendue, on n&rsquo;imagine mal Washington ne pas imposer son veto, ou l&rsquo;Etat hébreu passer outre. La menace d&rsquo;une confrontation militaire ouverte entre ces deux grandes puissances militaires du Moyen-Orient n&rsquo;est donc pas crédible.</p>
<p>En revanche, un plan de durcissement de sanctions américaines le semble bien davantage. Hier matin, un haut responsable de l&rsquo;administration Trump a ainsi confirmé qu&rsquo;elle continuerait à « <em>promouvoir des politiques pro-israéliennes aussi longtemps que le président Trump sera en fonction </em>». Dès samedi, Elliott Abrams, envoyé spécial, s&rsquo;est ainsi rendu en Israël pour rencontrer Benjamin Netanyahu et son conseiller à la sécurité nationale et discuter d&rsquo;une série de nouvelles sanctions contre Téhéran. Nul doute que le président sortant, mis en échec dans cette stratégie dans les dernières semaines avant le scrutin, tentera durant les dix semaines de pouvoir qui lui restent de pérenniser sa « pression maximale » au point de rendre la situation inextricable pour Joe Biden.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 10/11/2020.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En multipliant les sanctions, Trump crée un bourbier inextricable pour Biden et l&#8217;Iran</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/en-multipliant-les-sanctions-trump-cree-un-bourbier-inextricable-pour-biden-et-liran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 12:52:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Atlantico]]></category>
		<category><![CDATA[Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.amir-aslani.com/?p=6950</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;ONU ne se montrant pas complaisante avec son projet de mettre l&#8217;Iran à genoux, l&#8217;administration Trump poursuit unilatéralement sa surenchère<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/en-multipliant-les-sanctions-trump-cree-un-bourbier-inextricable-pour-biden-et-liran/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="lettrine lettrine"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-6810 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/09/000_Nic6403880.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="lettrine lettrine">L&rsquo;ONU ne se montrant pas complaisante avec son projet de mettre l&rsquo;Iran à genoux, l&rsquo;administration Trump poursuit unilatéralement sa surenchère de sanctions. Début octobre, dix-huit banques iraniennes étaient ainsi exclues du circuit financier international, pénalisant encore un peu plus l&rsquo;économie iranienne déjà exsangue. Une semaine avant le scrutin très attendu de l&rsquo;élection présidentielle américaine, c&rsquo;est le secteur pétrolier qui est visé. L&rsquo;Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain a ainsi annoncé des sanctions à l’encontre du Ministère iranien du pétrole, de la Compagnie pétrolière nationale iranienne et de sa filiale pétrolière, déjà visées par des sanctions en raison de leur soutien à des « organisations terroristes », à savoir les Gardiens de la Révolution. Le département a également sanctionné plusieurs sociétés écrans, filiales et cadres affiliés à ces organisations, dont le ministre iranien du Pétrole, ainsi que quatre personnes impliquées dans l&rsquo;exportation de pétrole iranien au Venezuela et en Syrie.</p>
<p>Afin de permettre à l&rsquo;économie iranienne de survivre malgré les sanctions, le secteur énergétique iranien a en effet trouvé quelques parades, en exportant notamment vers la Chine et la Syrie environ 300 000 à 400 000 barils de brut par jour, une chute néanmoins de 2,5 millions de barils par rapport au niveau d&rsquo;exportation de l&rsquo;Iran avant mai 2018. Conscient de ce contournement, Donald Trump avait déjà placé quatre jours plus tôt sur liste noire six entités chinoises et deux personnalités – le DG et le PDG du groupe Reach Holding – pour leurs liens commerciaux avec la compagnie maritime iranienne Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL) et sa filiale Hafez Darya Arya Shipping Company. Le Venezuela est également un client de l&rsquo;Iran qui avait envoyé en mai dernier cinq tankers chargés de pétrole et d&rsquo;additifs pour l&rsquo;industrie pétrolière, au grand dépit des Etats-Unis qui convoitent le pétrole vénézuélien et rêvent de faire tomber Nicolas Maduro à cette fin. Le rapprochement de Téhéran et Caracas était donc naturellement vu d&rsquo;un mauvais œil et devait faire l&rsquo;objet de sanctions tôt ou tard.</p>
<p>Les réactions iraniennes à ces nouvelles annonces ne se sont pas faites attendre. Dès lundi, Mohammad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères iranien, a dénoncé « <em>l&rsquo;addiction</em> » des Etats-Unis aux sanctions, et n&rsquo;a pas manqué de rappeler que la « pression maximale » n&rsquo;avait fait que diminuer leur influence à travers le monde. Le porte-parole de la mission de l’Iran auprès des Nations Unies a pour sa part dénoncé «<em> l&rsquo;hostilité des Etats-Unis envers le peuple iranien</em> ». Personnellement visé par ces sanctions, le ministre du Pétrole ne semblait guère intimidé : « <em>Imposer des sanctions à mes collègues et à moi-même est une réaction passive à l&rsquo;échec de la politique de Washington visant à réduire à zéro les exportations de pétrole brut [de l&rsquo;Iran]. L&rsquo;ère de l&rsquo;unilatéralisme est terminée dans le monde. L&rsquo;industrie pétrolière iranienne ne sera pas paralysée.</em> »</p>
<p>A Téhéran comme partout ailleurs, nul n&rsquo;est dupe de la manœuvre américaine. Sous couvert de « lutte contre le terrorisme » et contre les « activités de déstabilisation » des Pasdarans au Moyen-Orient, ces sanctions témoignent surtout d&rsquo;une fuite en avant désespérée et de la profonde fébrilité qui saisit la Maison-Blanche, alors que les derniers sondages donnent Donald Trump huit points derrière son adversaire démocrate Joe Biden. Le candidat démocrate a répété à l&rsquo;envi qu&rsquo;en cas de victoire, il reprendrait les négociations avec Téhéran. De la même manière qu&rsquo;il s&rsquo;est d&#8217;emblée refusé à reconnaître son éventuelle défaite, Donald Trump s&#8217;emploie désormais à multiplier les obstacles à la fois pour Joe Biden et pour l&rsquo;Iran, de façon à rendre sa « pression maximale » irréversible.</p>
<p>En frappant le secteur pétrolier iranien de sanctions autorisées par les dispositions antiterroristes adoptées après les attentats du 11 septembre 2001 – au fort poids symbolique – Trump rend effectivement la tâche de Joe Biden particulièrement délicate sur le plan politique pour la justifier auprès de l&rsquo;opinion américaine. A travers ces nouvelles sanctions, il vise clairement la force Al-Qods, l&rsquo;unité d&rsquo;élite de l&rsquo;armée iranienne dirigée par Ghassem Soleimani avant son assassinat sur ordre de Washington en janvier dernier, et s&#8217;emploie à souligner le lien qui existe entre les Pasdarans et le secteur énergétique iranien.</p>
<p>Du côté des clients de l&rsquo;Iran, les choses sont également rendues plus complexes puisque désormais, les entreprises internationales ne pourront pas investir dans le secteur énergétique iranien ou même acheter du pétrole à l’Iran sans se heurter à ces sanctions. La Tanzanie, elle-même impliquée pour « transferts illicites » de brut iranien vers l&rsquo;émirat de Fujairah et la Malaisie, a décidé de retirer leur pavillon à quatre tankers qui avaient rejoint récemment le registre africain. Un négociant en pétrole à Téhéran cité par le <em>New York Times</em>, résume parfaitement l&rsquo;enjeu : « <em>Ils empêchent l&rsquo;Iran et Biden de sortir de ce bourbier. Il semble que Trump pense qu&rsquo;il pourrait perdre et se précipite pour resserrer le nœud coulant sur l&rsquo;Iran et sur la diplomatie de Biden. </em>»</p>
<p>Il n&rsquo;en reste pas moins que les sanctions n&rsquo;infléchissent nullement la position de la République islamique, tout en créant les conditions d&rsquo;une grave crise humanitaire en Iran, puisqu&rsquo;elles ont dramatiquement réduit les stocks de médicaments essentiels tels que l&rsquo;insuline et les vaccins anti-grippaux, et complexifient l&rsquo;acheminement de matériel médical indispensables en pleine pandémie de Covid-19, les entreprises importatrices ne pouvant pas payer en raison des restrictions sur les transactions bancaires. L&rsquo;Iran comme le monde entier a les yeux rivés sur la situation politique à Washington, à quelques jours d&rsquo;une élection cruciale pour son avenir. Pour autant, la question de savoir si Joe Biden parviendra à dégager les deux pays du « bourbier » dans lequel l&rsquo;administration Trump les a entraînés est incertaine. Car même en cas de victoire du candidat démocrate, il est certain que la situation actuelle perdurera au moins jusqu&rsquo;au 20 janvier, date de son investiture. Autant dire une éternité&#8230;</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 01/11/2020.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
