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	<title>Asie &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>L&#8217;Organisation de coopération de Shanghai confirme le rôle central de l’Iran en Asie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:37:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<category><![CDATA[Asie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mardi 4 juillet, l’Iran finalisait son entrée au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai, après plus de quatorze ans d’inlassables demandes et l’annonce en septembre 2021 du début du processus d’intégration. Fondée par la Chine en 2001, cette instance multilatérale que les Occidentaux ont trop rapidement comparée à l’Otan a d’abord rassemblé la Russie, l’ensemble des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale – à l’exception du Turkménistan – puis l’Inde et le Pakistan en 2016, soit la plupart des voisins immédiats et alliés de l’Iran en Asie. L’entrée de l’Iran parachève la constitution et la consolidation de ce bloc anti-occidental, censé faire de l’Asie le moteur de l’essor d’un monde multipolaire, auquel l’Iran apporte son expertise militaire, son potentiel énergétique, et sa centralité dans la région. L’organisation chinoise, vierge de tout membre occidental, se veut en effet une alternative aux instances classiques du multilatéralisme bâti par les États-Unis depuis 1945.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Nouvelle diplomatie multipolaire</strong></h4>
<p>Annoncée comme une victoire diplomatique d’envergure quelques mois à peine après l’arrivée de l’administration Raïssi au pouvoir, cette intégration avait pourtant suscité des commentaires critiques de l’opinion publique iranienne. Dans la lignée du “Lion-Dragon Deal”, l’accord de coopération énergétique étalé sur 25 ans entre l’Iran et la Chine, l’entrée de Téhéran dans l’OCS renforce en effet les liens économiques, politiques et militaires entre l’Iran et la Chine, sa première partenaire économique et la principale cliente de ses hydrocarbures en Asie, mais aussi avec la Russie, avec laquelle la coopération militaire est devenue essentielle. Ce rapprochement a pu être dénoncé comme une perte d’indépendance par les Iraniens. Mais cette intégration s’inscrit dans la dynamique diplomatique plus large menée depuis plusieurs années par l’Iran afin de réduire son isolement international. Le fait que celle-ci se déploie sur plusieurs fronts illustre précisément cette nouvelle diplomatie multipolaire qui séduit de plus en plus de puissances asiatiques : consolider sa position comme puissance régionale en Asie, normaliser ses relations avec le monde arabe, réduire les tensions avec l’Occident.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Lutte contre le terrorisme, mais sans ingérence</strong></h4>
<p>En devenant membre permanent de l’OCS, Téhéran consolide son réseau d’alternatives pour contourner la pression économique et politique américaine. Mais cette adhésion lui ouvre d’autres perspectives, notamment sécuritaires. Dès 2001, année de sa fondation dans le contexte particulier de l’essor du terrorisme islamique mondial, l’organisation a affiché l’ambition de lutter contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme, avec une subtile différence par rapport aux instances multilatérales occidentales, celle de respecter la souveraineté des États et de rejeter le droit d’ingérence.</p>
<p class="mise_en_avant">“L’Iran a ici un rôle particulier à jouer qui a largement favorisé sa candidature, notamment dans ses relations avec deux pays clés pour l’équilibre sécuritaire local, l’Afghanistan et le Pakistan”</p>
<p>La volonté de la Chine de remplacer les États-Unis dans leur rôle de “gendarmes du monde” est sans équivoque, même si l’on constate encore la permanence d’une certaine frilosité de la part des autorités chinoises pour quitter leur traditionnelle neutralité et s’impliquer davantage dans la politique régionale. L’Iran a ici un rôle particulier à jouer qui a largement favorisé sa candidature, notamment dans ses relations avec deux pays clés pour l’équilibre sécuritaire local, l’Afghanistan et le Pakistan.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>La question sécuritaire afghane et pakistanaise</strong></h4>
<p>Le vide sécuritaire créé par le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et le retour des talibans au pouvoir à Kaboul ont en effet considérablement accru le risque d’instabilité en Asie centrale, risque auquel l’Iran est directement confronté à travers la gestion d’un afflux migratoire considérable. Le souci de stabilisation de la région passe aux yeux de Pékin par un accroissement du rôle de l’OCS en tant qu’instance sécuritaire, où l’apport de l’Iran en matière opérationnelle, militaire et de lutte anti-terroriste est évident. À la différence des Américains, la Chine a su en effet entretenir de bonnes relations à la fois avec l’Iran et le Pakistan – qui ont tous deux rejoint le programme des Nouvelles routes de la soie – en raison de leur influence sur l’espace politique afghan. Une meilleure coordination entre ces trois pays pourrait ainsi contribuer à résoudre plus efficacement la question sécuritaire afghane, là où vingt ans de présence américaine ont échoué.</p>
<p>En outre, les intérêts chinois et iraniens convergent en Afghanistan : l’Iran gagne à bénéficier du soutien d’une organisation alliée pour lutter efficacement contre le terrorisme islamique, menace qu’il prend tout à fait au sérieux depuis l’émergence de Daech et qu’il sait fortement présente chez son voisin afghan via la branche de l’État islamique au Khorassan. La Chine partage évidemment cette crainte dans le contexte particulier du Xinjiang, et apprécie en retour l’aide que Téhéran peut lui apporter pour la minimiser. La présence de l’Iran au sein de l’OCS pourrait enfin lui assurer le soutien de la Chine dans ses relations difficiles avec le Pakistan, notamment dans le cadre de la lutte contre certains séparatismes “domestiques” qui menacent sa cohésion territoriale – celui des Kurdes et surtout celui des Baloutches, qui est un sujet de contentieux récurrent avec Islamabad.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Rapprochement indo-iranien</strong></h4>
<p>Enfin, d’un point de vue plus politique et économique, la présence de l’Iran au sein de l’OCS pourrait également lui permettre de renforcer ses relations avec l’Inde, rendues difficiles en raison de l’alignement de New Delhi sur les États-Unis sur le dossier nucléaire et de l’opposition de l’Iran à l’annexion du Cachemire. Avant l’imposition des sanctions américaines en mai 2018, l’Inde faisait en outre partie des premières clientes des hydrocarbures iraniennes. La proximité sino-pakistanaise pourrait ainsi être contrebalancée par un rapprochement diplomatique indo-iranien, une perspective qui s’inscrirait parfaitement dans la dynamique de diversification stratégique de l’Iran et qui lui rouvrirait l’immense marché du sous-continent indien.</p>
<p class="mise_en_avant">“Puissance incontournable en Asie centrale, l’Iran a pour ambition d’agir comme un pays stabilisateur, ce qui facilitera potentiellement sa réintégration dans la communauté internationale”</p>
<p>Aujourd’hui, l’accession au statut de membre permanent au sein de l’OCS confirme les bénéfices de cette orientation pour l’Iran, et son souci de consolider des alliances alternatives au monde occidental. Dans cette lignée, Téhéran viserait à présent une intégration au sein des BRICS – qui regroupent l’Afrique du Sud et le Brésil, en plus de la Chine, de la Russie et de l’Inde. Puissance incontournable en Asie centrale, l’Iran a pour ambition d’agir comme un pays stabilisateur, ce qui facilitera potentiellement sa réintégration dans la communauté internationale.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 05/07/2023.</strong></p>
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		<title>Vers un front indo-américain contre la Chine ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/vers-un-front-indo-americain-contre-la-chine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 14:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-16678 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/04/vers-un-front-indo-americain-contre-la-chine-1-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/04/vers-un-front-indo-americain-contre-la-chine-1-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/04/vers-un-front-indo-americain-contre-la-chine-1-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2022/04/vers-un-front-indo-americain-contre-la-chine-1.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>America is back ? Défaits en Afghanistan, les États-Unis semblent plus que jamais présents en Asie du Sud afin de renforcer leur front indo-pacifique et contrer l’influence de la Chine. Essentiellement concentrée, pendant près de quarante ans, sur le Pakistan et l’Afghanistan comme relais d’influence dans la région, la politique asiatique américaine s’intéresse désormais de plus près à leurs voisins, certes au poids politique plus modeste, mais qui n’en restent pas moins des points stratégiques à éloigner à tout prix de Pékin.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>L’Inde et les États-Unis face au rouleau compresseur chinois</strong></h4>
<p>Dans cette optique, l’administration Biden a délibérément choisi de renforcer sa coopération avec l’Inde, l’autre grande puissance asiatique. Certes, ce rapprochement avait déjà connu une accélération sous Donald Trump, en raison de sa sympathie pour le gouvernement ultra-nationaliste de Narendra Modi. Mais son successeur souhaite désormais le porter plus loin, bien que New Delhi, allié de longue date de la Russie et cliente de son industrie de défense, ait refusé de voter la résolution onusienne condamnant l’invasion de l’Ukraine, et n’ait pas non plus rallié le programme de sanctions occidentales contre Moscou. Les deux pays devraient ainsi annoncer prochainement de nouvelles coopérations en matière de défense, de présence spatiale et de partage de renseignements maritimes.</p>
<p class="mise_en_avant">“Les deux pays devraient ainsi annoncer prochainement de nouvelles coopérations en matière de défense, de présence spatiale et de partage de renseignements maritimes. Mais c’est surtout leur lobbying diplomatique à travers l’Asie du Sud qui s’est récemment intensifié”</p>
<p>Mais c’est surtout leur lobbying diplomatique à travers l’Asie du Sud qui s’est récemment intensifié, avec un succès certain, pour faire face au rouleau-compresseur chinois. Plusieurs pays, initialement adhérents au vaste projet des “nouvelles routes de la soie”, ont ainsi révisé leurs engagements bilatéraux avec Pékin.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Sri Lanka, un pays laboratoire</strong></h4>
<p>À cet égard, le Sri Lanka s’impose comme un “pays-laboratoire” permettant d’évaluer l’efficacité du développement de l’axe indo-pacifique. La Chine, qui souhaite gagner en influence dans l’océan Indien par l’entremise de Colombo, a massivement investi dans l’île. Mais aujourd’hui, une double crise économique et politique menace la stabilité du pays, au point de nécessiter une demande d’aide auprès de la communauté internationale et des institutions économiques multilatérales comme le FMI. Jusqu’à présent, le gouvernement du Premier ministre Mahinda Rajapaksa, ouvertement pro-chinois, avait écarté cette solution pour régler ces problématiques domestiques avec l’aide de l’Inde et de la Chine.</p>
<p>Pourtant, au cours des derniers mois, le Sri Lanka s’est délibérément rapproché de sa plus proche voisine, prenant conscience des effets délétères de sa trop grande dépendance auprès de la Chine. Plusieurs projets de développement avec l’Inde, longtemps ajournés, ont ainsi été finalisés au détriment des contrats chinois. Ce fut par exemple le cas avec le projet de construction d’un parc éolien dans le détroit de Palk, qui sépare le Sri Lanka de l’Inde du Sud, initialement confié à une entreprise chinoise, qui s’est donc vue damer le pion par une rivale indienne.</p>
<p class="mise_en_avant">“New Delhi a encouragé le Sri Lanka à chercher l’assistance du FMI et d’autres grandes puissances, les États-Unis promettant en échange leur soutien à la diversification de l’économie sri lankaise”</p>
<p>New Delhi a également encouragé le Sri Lanka à chercher l’assistance du FMI et d’autres grandes puissances, les États-Unis promettant en échange leur soutien à la diversification de l’économie sri lankaise. Très contrariée par cette stratégie qui compromet ses intérêts locaux, Pékin a offert en guise de riposte son propre soutien financier, avec pour l’heure un succès relatif. Les évolutions politiques sur l’île penchent en effet vers un regain de souveraineté pour le Sri Lanka, et une sérieuse remise en question du partenariat avec la Chine.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Contrer la dépendance financière du Pakistan</strong></h4>
<p>Autre voisin de l’Inde et autrement plus difficile pour elle, le Pakistan est également dans le viseur des États-Unis, bien que New Delhi apprécie peu les liens, même ambigus, qui unissent Islamabad et Washington depuis des décennies. Si dans ce cas précis, les intérêts des Américains ont longtemps divergé avec ceux des Indiens, aujourd’hui les deux pays s’accordent à considérer la montée de l’extrémisme religieux au Pakistan comme très préoccupante pour la stabilité de ce pays essentiel à l’équilibre régional.</p>
<p class="mise_en_avant">“Si les intérêts des Américains ont longtemps divergé avec ceux des Indiens, aujourd’hui les deux pays s’accordent à considérer la montée de l’extrémisme religieux au Pakistan comme très préoccupante pour la stabilité de ce pays essentiel à l’équilibre régional”</p>
<p>Son importante dépendance financière vis-à-vis de la Chine et le rapprochement avec Moscou initié par l’ancien Premier ministre Imran Khan constituent également deux sujets d’inquiétude pour les États-Unis comme pour l’Inde. Le bouleversement politique qui occupe aujourd’hui Islamabad pourrait cependant favoriser de nouveaux rapprochements stratégiques. Le chef de l’influente armée pakistanaise, le général Qawad Javed Bajwa, s’est d’ailleurs exprimé en faveur d’une entente avec l’Inde et a vivement balayé les accusations d’Imran Khan contre une supposée ingérence américaine dans le pays.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Les Maldives et le Népal pour casser les routes de la soie</strong></h4>
<p>L’influence indo-américaine a également gagné du terrain aux Maldives à la faveur d’une alternance politique qui a éloigné l’archipel du giron de Pékin. En 2020, il a ainsi signé un accord-cadre de coopération militaire avec les États-Unis, vraisemblablement avec la bénédiction de l’Inde, jadis méfiante envers de telles alliances, mais qui y voit aujourd’hui un intérêt certain pour faire reculer sa rivale implantée dans sa sphère d’influence et casser sa route maritime entre l’Asie et l’Afrique de l’Est.</p>
<p class="mise_en_avant">“Katmandou a condamné l’invasion russe de l’Ukraine lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU, tout comme le Bhoutan et surtout le Bangladesh, avec lequel l’administration Biden tente de réchauffer les relations afin de l’intégrer lui aussi au dispositif indo-pacifique”</p>
<p>Enfin au Népal, État montagneux particulièrement stratégique en raison de sa situation géographique qui le prend en tenailles entre la Chine et l’Inde, l’actuel gouvernement centriste se montre bien plus favorable à un double rapprochement indo-américain, une décision impensable lorsque les maoïstes étaient au pouvoir. Aujourd’hui encore, les communistes, naturellement en faveur des nouvelles routes de la soie chinoises, considèrent l’ingérence américaine comme une atteinte à la souveraineté du Népal. Pour autant, en février dernier, le Parlement népalais a approuvé le projet, longtemps ajourné, d’aide de 500 millions de dollars accordé par la US Millenium Challenge Corporation, une agence gouvernementale d’aide au développement. Ce financement devrait contribuer à moderniser les infrastructures routières et électriques du Népal, et soutenir son intégration économique avec l’Inde. Contrairement à New Delhi, Katmandou a condamné l’invasion russe de l’Ukraine lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU, tout comme le Bhoutan et surtout le Bangladesh, avec lequel l’administration Biden tente de réchauffer les relations afin de l’intégrer lui aussi au dispositif indo-pacifique.</p>
<p>Dans sa compétition face à Pékin, Washington a, semble-t-il, trouvé avec l’Inde une partenaire asiatique d’autant plus efficace pour soutenir ses efforts diplomatiques qu’elle a tout intérêt à réduire considérablement la sphère d’influence de la Chine en Asie du Sud. À cet égard, la collaboration indo-américaine n’en est donc qu’à ses débuts et promet de se renforcer dans les années à venir.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 13/04/2022.</strong></p>
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