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	<title>algérie &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Entre l’Algérie et le Maroc, la possibilité d’une escalade ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/entre-lalgerie-et-le-maroc-la-possibilite-dune-escalade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Nov 2023 08:21:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors qu’il cristallise leur rivalité depuis les années 1970, le dossier de la souveraineté sur le Sahara occidental risque d’être<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/entre-lalgerie-et-le-maroc-la-possibilite-dune-escalade/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Alors qu’il cristallise leur rivalité depuis les années 1970, le dossier de la souveraineté sur le Sahara occidental risque d’être une fois de plus un catalyseur pour une escalade plus sérieuse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Ce sujet empoisonne les relations bilatérales des deux pays de manière globale, et le refus de toute aide algérienne, humanitaire et technique, de la part du Maroc après le terrible séisme du 9 septembre dernier, l’a d’ailleurs illustré avec une acuité particulière. Seul territoire d’Afrique dont le statut post-colonial n’a toujours pas été réglé, le Sahara occidental est aujourd’hui administré à 80 % par le Maroc, à 20 % par le Front Polisario. Or, le mouvement indépendantiste, qui défend le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui depuis 1976 et s’oppose au Maroc pour cette raison, est soutenu entre autres par l’Algérie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Ce soutien est une source majeure de discorde et de défiance mutuelle entre les deux pays, d’autant plus importante qu’il touche à l’image même que le Maroc se fait de son intégrité territoriale et à la légitimité de la monarchie marocaine. Le royaume chérifien a ainsi fait de la reconnaissance internationale de sa souveraineté sur cette zone riche en ressources naturelles l’un de ses principaux objectifs diplomatiques – et sa signature des accords d’Abraham avait d’ailleurs été conditionnée à la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Aujourd’hui, trois facteurs nouveaux pourraient contribuer à intensifier l’escalade sur cette question : la course à l’armement que mènent l’Algérie comme le Maroc, l’affirmation diplomatique croissante d’Alger dans les affaires internationales, et sur le terrain, la volonté du Maroc de déployer des frappes de drones contre le Front Polisario. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">À partir de 2020, les relations se sont particulièrement envenimées, suite à un affrontement entre le Front Polisario et les forces armées marocaines au poste frontière de Guerguerat, point de liaison entre le Maroc et la Mauritanie particulièrement utilisé par le royaume pour ses exportations vers l’Afrique de l’Ouest. En novembre de la même année, le Front indépendantiste a rompu le cessez-le-feu onusien qui avait pourtant résisté aux tensions pendant 30 ans. La rupture complète des relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc en août 2021 n’a fait qu’accélérer une tendance délétère, nourrie d’affrontements frontaliers réguliers, d’accusations de séparatisme et surtout d’un bras de fer énergétique, avec la décision de l’Algérie de ne pas renouveler le contrat du gazoduc Maghreb-Europe qui fournissait 65 % de l’approvisionnement du Maroc en gaz naturel. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Le bras de fer qui oppose les deux pays semble aujourd’hui tourner à l’avantage de l’Algérie, ce qui créera de nouvelles difficultés pour le Maroc. Plus stable politiquement après les années « Hirak »  – notamment grâce à l’importante répression menée par le gouvernement algérien contre la dissidence dans la foulée de la pandémie de Covid-19 – elle a considérablement gagné en importance stratégique. L’invasion russe de l’Ukraine a en effet représenté une aubaine providentielle pour le régime algérien. La hausse des prix de l’énergie a replacé l’Algérie au premier plan des exportateurs d’hydrocarbures à destination des pays européens, à la recherche d’alternatives pour réduire leur dépendance énergétique auprès de Moscou. Le bénéfice fut direct sur le plan domestique, cette rente pétrolière étant rapidement convertie en dépenses sociales qui ont apaisé pour un temps les tensions populaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Cette importance diplomatique devrait être confirmée à partir de 2024, lorsque l’Algérie occupera un siège temporaire au Conseil de Sécurité de l’ONU. Nul doute qu’elle profitera de cette position de prestige pour imposer de nouveau le dossier du Sahara occidental à l’ordre du jour de l’organisation. Ce ne sera pas sans difficulté, car historiquement, la position onusienne penche en faveur d’un règlement politique du conflit, grâce à la possibilité de l’autodétermination et à l’organisation d’un référendum. Celui-ci n’a jamais eu lieu, en raison des difficultés d’organisation imposées par la détermination des populations éligibles pour y participer. Incapable de trancher sur ce point, l’ONU a laissé le processus politique s’enkyster. L’Algérie entend  également profiter de sa position pour encourager une réforme de la représentativité du Conseil de Sécurité, qui permettrait d’intégrer davantage d’Etats du Sud et ainsi, d’inciter plus facilement d’autres pays à soutenir sa position sur le Sahara occidental.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Face à cette impasse, le Maroc a pris le parti d’exercer un contrôle de la zone de facto. Sa proposition en vue d’une résolution politique du conflit consiste à intégrer le Sahara occidental à l’administration du royaume tout en lui accordant un statut autonome. Ce à quoi l’Algérie rétorque que si cette solution pouvait convenir, un référendum devrait pouvoir l’officialiser sans heurts… Or, cette option n’est, selon toute vraisemblance, toujours pas à l’ordre du jour.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Par l’entremise d’une diplomatie et d’une coopération économique actives, le Maroc est parvenu à renforcer ses propres soutiens sur ce dossier en Afrique subsaharienne, sans compter le poids stratégique que représentent ses alliances avec les pétromonarchies du Golfe Persique. A ce jour, plus d’une vingtaine de pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont ainsi ouvert des représentations diplomatiques dans la partie marocaine du Sahara occidental. Mais contrairement aux Etats-Unis, qui ont accordé leur soutien à Rabat, les Européens observent une neutralité circonspecte, multipliant les déclarations sans engagement formel afin de préserver autant que possible des relations équilibrées avec les deux voisins.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Georgia',serif;">Il sera donc difficile pour l&rsquo;Algérie de rompre le statu-quo imposé par le Maroc sur le terrain. Pour autant, elle tentera certainement de retarder la mise au point d&rsquo;une vraie solution politique afin de renforcer le soutien international à ses propres revendications de souveraineté. L’inquiétant renforcement militaire observé chez les deux voisins corrobore par ailleurs le risque d’escalade : en 2022, l’Algérie et le Maroc représentaient à eux seuls 74 % des dépenses militaires de l’Afrique du Nord, selon les chiffres de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Depuis 2005, les dépenses militaires du royaume chérifien ont doublé et se sont particulièrement concentrées sur l’obtention d’armes de pointes et de drones auprès de la Turquie et d’Israël, que le Maroc utilise déjà pour contrer les forces du Front Polisario. Si un conflit ouvert entre l’Algérie et le Maroc paraît peu probable en raison des pertes potentielles qu’il représenterait pour leurs intérêts et leur stabilité, une intensification des affrontements au Sahara occidental demeure plausible. Et dans un tel contexte, la perspective d’une solution politique durable n’en sera que plus lointaine et hypothétique.</span></p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 19/11/2023.</strong></p>
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			</item>
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		<title>Algérie-Maroc, le spectre de la guerre ouverte</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-spectre-de-la-guerre-ouverte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 09:34:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Ces derniers mois, les tensions entre l’Algérie et le Maroc semblent avoir atteint les limites qu’offre la diplomatie. Après plusieurs incidents politiques,<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-spectre-de-la-guerre-ouverte/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-13627 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/12/le-roi-mohammed-vi-826x459-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/12/le-roi-mohammed-vi-826x459-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/12/le-roi-mohammed-vi-826x459-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/12/le-roi-mohammed-vi-826x459.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ces derniers mois, les <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/algerie-maroc-le-ton-monte-dun-cran-88380/">tensions entre l’Algérie et le Maroc</a> semblent avoir atteint les limites qu’offre la diplomatie. Après plusieurs incidents politiques, l’escalade militaire est aujourd’hui enclenchée.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Trois nouvelles victimes algériennes</strong></h4>
<p>Au début du mois de novembre dernier, trois Algériens ont été tués dans la zone disputée du Sahara occidental, plus précisément dans le territoire contrôlé par le Front Polisario, mouvement de libération nationale du Sahara occidental. Les convois de transport algériens dans lesquelles se trouvaient les victimes revenaient de Nouakchott, la capitale mauritanienne, et allaient vers Ouargla, une ville du sud de l’Algérie, lorsqu’ils ont été touchés par des frappes ciblées de drones.</p>
<p class="mise_en_avant">“Le Roi Mohammed VI a déclaré que Rabat maintiendra sa souveraineté sur le territoire litigieux, mais a toutefois précisé que le Maroc préférait un “règlement pacifique”</p>
<p>Les autorités algériennes ont aussitôt accusé le Maroc d’avoir mené une attaque punitive contre les deux convois et ont réfuté l’argument de l’erreur en avançant que les convois étaient facilement identifiables.</p>
<p>Rabat n’a pas fait de commentaire officiel pour confirmer ou infirmer les allégations des autorités algériennes. Le 6 novembre dernier, lors de la célébration de l’anniversaire de la Marche Verte du Maroc au Sahara occidental en date du 1975, le Roi Mohammed VI a déclaré que Rabat maintiendra sa souveraineté sur le territoire litigieux, mais a toutefois précisé que le Maroc préférait un “règlement pacifique”.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Lutte permanente au Sahara occidental</strong></h4>
<p>Cette attaque n’est en réalité que le dernier épisode d’un processus d’escalade entre les deux pays. En effet, le Sahara occidental est rapidement devenu le lieu de toutes les tensions. Le désaccord entre l’armée marocaine et le Front Polisario était resté cantonné à la sphère politique jusqu’à l’année dernière, avant de basculer en novembre 2020 dans un conflit militaire. Le cessez-le-feu qui était en place depuis 29 ans avait alors volé en éclat à ce moment. Le récent rapprochement de Rabat avec Israël, avec la reconnaissance de l’État d’hébreu par le Maroc en échange de la marocanité du Sarah occidental par l’État hébreu, a encore plus attisé la rancœur entre les deux meilleurs ennemis du Maghreb. Les autorités algériennes avaient déjà rompu leurs relations diplomatiques avec le Maroc le 24 octobre et interdit son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains en raison de tensions croissantes.</p>
<p class="mise_en_avant">“Le récent rapprochement de Rabat avec Israël, avec la reconnaissance de l’État d’hébreu par le Maroc en échange de la marocanité du Sarah occidental par l’État hébreu, a encore plus attisé la rancœur entre les deux meilleurs ennemis du Maghreb”</p>
<p>La situation actuelle entre l’Algérie et le Maroc est ainsi le résultat d’une série de tensions non résolues, symptôme d’une lutte permanente pour la suprématie régionale. La mort des trois Algériens est une piqûre de rappel importante sur le fait que les tensions sécuritaires existent bien entre les deux pays, et ce même dans les territoires que les forces sahraouies estiment avoir sécurisé.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Deux meilleurs ennemis que tout oppose</strong></h4>
<p>À la suite de l’incident, l’Algérie a annoncé avoir interrompu l’approvisionnement en gaz naturel du Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe. Le 5 novembre, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a souligné auprès des Nations unies et d’autres organisations internationales, “l’acte de terreur d’État” perpétré par le Maroc, dénonçant le caractère dangereux des agissements du Maroc pour la paix et la stabilité régionale.</p>
<p class="mise_en_avant">“Une guerre froide régionale est enclenchée et le ton est clair : la guerre n’est pas loin. Les autorités algériennes ont en effet promis que la mort de leurs citoyens ne resterait pas impunie”</p>
<p>Ainsi, pour l’instant, les autorités algériennes ont opté pour la méthode diplomatique, à travers le lobbying contre le Maroc qu’elles mettent en place. Toutefois, une confrontation militaire directe n’est pas à exclure puisque ni Alger ni Rabat ne sont prêts à faire marche arrière. Les deux rivaux sont de plus portés par des visions opposées du Maghreb. En effet, Alger voit la région à travers le prisme de l’histoire, notamment coloniale, tandis que Rabat a pour priorité son agenda libéral, bien ancré dans une realpolitik, comme cela a été démontré par son rapprochement historique avec Israël.</p>
<p>Une guerre froide régionale est enclenchée et le ton est clair : la guerre n’est pas loin. Les autorités algériennes ont en effet promis que la mort de leurs citoyens ne resterait pas impunie.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani et Inès Belkheiri. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 08/12/2021.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie-Maroc, le point de non-retour ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-point-de-non-retour%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2021 07:11:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 24 août dernier, Alger annonçait, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, la rupture totale des relations<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-point-de-non-retour%e2%80%89/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-11919 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/09/algerie-maroc-826x459_2-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/09/algerie-maroc-826x459_2-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/09/algerie-maroc-826x459_2-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/09/algerie-maroc-826x459_2.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le 24 août dernier, Alger annonçait, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, la rupture totale des relations bilatérales avec le Maroc, après que des incendies de forêt criminels aient ravagé la Kabylie au début du mois d’août, causant la mort de 90 personnes, dont 33 militaires.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>1963, les débuts d’une longue crise de confiance</strong></h4>
<p>Pour comprendre la récente aggravation des relations entre Alger et Rabat, il faut dérouler le fil de la longue crise de confiance entre le Maroc et l’Algérie en remontant plusieurs dizaines d’années en arrière. La guerre des Sables, durant l’automne 1963, court conflit frontalier post-indépendance algérienne, a engendré de graves tensions entre les voisins. Considérant les agissements du Maroc comme une trahison, l’Algérie a alors soutenu le Front Polisario, organisation indépendantiste sahraouie, dans sa lutte contre le Maroc pour le contrôle du Sahara occidental. Malgré ce soutien, le Maroc est parvenu à s’emparer de ce territoire prisé pour sa position stratégique et son fort potentiel économique et énergétique, et a, en 1976, décidé de rompre les relations diplomatiques avec l’Algérie.</p>
<p class="mise_en_avant">“La guerre des Sables, durant l’automne 1963, court conflit frontalier post-indépendance algérienne, a engendré de graves tensions entre les voisins. Considérant les agissements du Maroc comme une trahison, l’Algérie a alors soutenu le Front Polisario”</p>
<p>À la suite d’une attaque terroriste à Marrakech en 1994 et des accusations du Maroc sur le rôle joué par l’Algérie dans cet attentat, ainsi que de la décision de Rabat d’imposer un visa aux ressortissants algériens, l’Algérie a unilatéralement décidé de fermer ses frontières avec le Maroc et de cesser toute exportation de produits marocains vers l’Algérie. Depuis lors, le roi Mohammed VI a demandé à de nombreuses reprises la réouverture des frontières, en vain. Toutefois, au vu de la grande proximité entre les peuples algérien et marocain, les frontières ont pu rester ouvertes pour les flux de touristes intra-Maghreb et le transport de gaz algérien à travers le Maroc vers l’Espagne. Derrière cette lutte dans la délimitation des frontières se cache une concurrence rude pour l’influence territoriale, chaque pays estimant posséder la légitimité pour être LA grande puissance régionale. Depuis la réintégration du Maroc dans l’Union africaine en 2017, quittée en 1984, les craintes algériennes concernant le projet de Rabat pour un “Grand Maroc” sont plus fortes que jamais.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Maroc-Algérie, les différences de stratégie politique</strong></h4>
<p>Malgré une religion islamique et une culture arabe communes, il semble que les points communs entre ces deux pays s’arrêtent là. L’Algérie a pour réputation d’être un pays révolutionnaire et de tradition socialiste. Amilcar Cabral, héros de la lutte pour l’indépendance bissau-guinéenne, surnommant l’Algérie la “Mecque des révolutionnaires”, a déclaré lors d’une conférence à Alger en 1968 que “les musulmans vont en pèlerinage à La Mecque, les chrétiens au Vatican et les mouvements de libération nationale à Alger”. Face à une Algérie rebelle et ancrée dans une idéologie progressiste, le Maroc apparaît quant à lui pro-occidental et socialement très inégalitaire. En effet, le Maroc semble de toute évidence avoir tourné le dos à ses partenaires du Maghreb pour miser sur les relations avec l’Europe, les États-Unis et l’Afrique subsaharienne.</p>
<p class="mise_en_avant">“Face à une Algérie rebelle et ancrée dans une idéologie progressiste, le Maroc apparaît quant à lui pro-occidental et socialement très inégalitaire”</p>
<p>Par ailleurs, la présence d’Israël à la frontière d’une Algérie fermement pro-palestinienne, suite à la normalisation des relations entre Israël et le Maroc en échange de la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara occidental, actée en décembre 2020 sous l’administration Trump, a permis de confirmer dans l’esprit de tous, le choix diplomatique fait par le Maroc. L’activisme diplomatique du Maroc sur la scène internationale, motivé par son envie d’accroître son influence politique et économique régionale, est désormais explicite, et tous les moyens semblent bons pour y parvenir.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>Maroc, du statut de rival à celui d’ennemi</strong></h4>
<p>Durant l’été 2021, deux événements ont empiré la situation entre les deux pays. L’indignation d’Alger est montée d’un cran en juillet 2021 lorsque le scandale Pegasus a éclaté. Pour rappel, 6 000 numéros de téléphone algériens, et notamment ceux des fonctionnaires et hauts gradés algériens, auraient été espionnés par le Maroc grâce à l’utilisation du logiciel israélien Pegasus, confirmant un peu plus la profondeur de la coopération entre Israël et le Maroc. À la mi-juillet, des échanges houleux avaient eu lieu lors d’une conférence virtuelle des pays non alignés, entre le ministre algérien des Affaires étrangères et l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies. Ce dernier avait interpellé l’Algérie sur la nécessité de reconnaître le droit à l’autodétermination de la Kabylie.</p>
<p class="mise_en_avant">“6 000 numéros de téléphone algériens, et notamment ceux des fonctionnaires et hauts gradés algériens, auraient été espionnés par le Maroc grâce à l’utilisation du logiciel israélien Pegasus, confirmant un peu plus la profondeur de la coopération entre Israël et le Maroc”</p>
<p>Le brasier ainsi préparé a réellement pris au mois d’août, après que de violents incendies aient détruit une partie des terres kabyles. L’Algérie soutient que des dizaines d’incendies auraient été déclenchées en même temps et auraient donc une origine criminelle. Alger pointe du doigt le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), organisme déclaré terroriste et soutenue par nul autre que le Maroc. Niant les accusations en bloc, le Maroc a même proposé à l’Algérie d’envoyer deux de ses avions Canadair pour lutter contre les incendies, cette dernière étant dépourvue de flotte anti-incendie, qui a fermement rejeté l’offre. Aux yeux des dirigeants algériens, l’implication du Maroc dans les feux meurtriers a fait passer le Maroc du statut de rival à celui d’ennemi.</p>
<h4 class="inter-titre"><strong>L’Algérie, perdante de ce jeu économique à somme nulle</strong></h4>
<p>Sur le plan humain, le déchirement est bel et bien là, au vu du nombre de Marocains vivant en Algérie et d’Algériens vivant au Maroc. Les diasporas marocaine et algérienne sont prises en otage et n’ont pas droit au chapitre. Sur le plan économique et commercial, bien que le volume des échanges ait été fortement réduit ces dernières années en raison de l’aggravation des relations entre les deux pays, les conséquences sont désastreuses autant pour l’Algérie que le Maroc.</p>
<p>Du côté du Maroc, la rupture brutale des relations diplomatiques, et donc économiques avec l’Algérie, signifie la non-reconduction de l’accord de transit MEG (Maghreb-Europe Gas) en octobre prochain, et donc un manque à gagner considérable pour le royaume chérifien qui perçoit des taxes de transit et ponctionne 7 % du total de gaz transporté pour sa consommation intérieure. Après l’annonce de rupture des relations, le ministre algérien de l’Énergie a entrepris de rassurer les autorités espagnoles sur la continuité de l’approvisionnement gazier.</p>
<p class="mise_en_avant">“La rupture brutale des relations avec l’Algérie signifie la non-reconduction de l’accord de transit MEG (Maghreb-Europe Gas) et donc un manque à gagner considérable pour le royaume chérifien qui perçoit des taxes de transit et ponctionne 7 % du total de gaz transporté pour sa consommation intérieure”</p>
<p>Cependant, malgré ce ton rassurant, il est certain que les relations économiques avec l’extérieur en pâtissent en raison de la tension permanente entre les deux pays qui ne rassure pas les partenaires européens. L’Algérie ressort également perdante de ce jeu à somme nulle. Malgré le signal envoyé d’un retour sur la scène internationale après des années d’absence, l’Algérie est indéniablement mise à mal d’un point de vue économique par la chute du prix du baril de pétrole depuis 2014 et la future perte de revenus relatifs au gazoduc, et d’un point de vue politique depuis l’émergence du Hirak en février 2019, mouvement pacifique revendiquant une transition démocratique. Alger doit donc gérer de front à la fois la crise de la Covid-19, la contestation croissante de sa population au bord de l’implosion, auxquelles s’ajoutent les menaces terroristes sur ses frontières avec la Libye, le Niger et le Mali.</p>
<p>Bien que les relations entre les deux pays aient toujours été hi07storiquement houleuses, les tensions observées atteignent un niveau jamais atteint, augurant ainsi d’une rupture profonde et durable entre Alger et Rabat. Même si la confrontation militaire ne semble pas à l’ordre du jour, ce regain de tension ne manquera pas de détourner l’attention des deux pays des réels enjeux économiques, politiques et sécuritaires.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani et Inès Belkheiri. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 07/09/2021.</strong></p>
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			</item>
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		<title>Algérie-Maroc, le ton monte d’un cran</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-ton-monte-dun-cran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2021 16:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ton monte encore d’un cran entre les frères ennemis nord-africains qui ont historiquement toujours entretenu une relation houleuse. Sur<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/algerie-maroc-le-ton-monte-dun-cran/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
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<p>Le ton monte encore d’un cran entre les frères ennemis nord-africains qui ont historiquement toujours entretenu une relation houleuse. Sur fond de dispute autour du Sahara occidental, les relations entre Alger et Rabat se sont récemment encore détériorées.</p>
<p class="mise_en_avant">“L’ambassadeur marocain à l’ONU, Omar Hilale, semble avoir franchi le Rubicon aux yeux de l’Algérie en déclarant être en faveur de l’autodétermination du “vaillant peuple kabyle”, minorité algérienne parlant le tamazight, langue berbère parlée dans le centre du Maroc”</p>
<p>Une récente réunion du Mouvement des pays non alignés qui a eu lieu les 13 et 14 juillet derniers en visioconférence depuis New York a fait grand bruit. L’ambassadeur marocain à l’ONU, Omar Hilale, dans une note adressée aux membres de la conférence, semble avoir franchi le Rubicon aux yeux de l’Algérie en déclarant être en faveur de l’autodétermination du “vaillant peuple kabyle”, minorité algérienne parlant le tamazight [langue berbère parlée dans le centre du Maroc, ndlr]. Faisant référence à la prise de parole de Ramtane Lamamra, nouveau chef de la diplomatie, lors de cette même conférence, il a également déclaré que l’Algérie ne devrait pas nier ce droit au peuple kabyle tout en soutenant l’autodétermination des Sahraouis et des Palestiniens.</p>
<p class="inter-titre"><strong>La Kabylie, terre d’Algérie</strong></p>
<p>Les commentaires de Hilale ont immédiatement suscité l’ire des médias algériens et de la classe politique algérienne, toutes tendances confondues, qui défendent à l’unisson l’unité territoriale du pays et fustigent le roi marocain de vouloir annexer de force le Sahara occidental. Même le Front des Forces Socialistes (FFS), plus ancien parti d’opposition d’Algérie, rappelle que l’unité de l’Algérie “est une ligne rouge que personne ne peut franchir sous aucun prétexte”, que “la Kabylie fait partie intégrante de la terre d’Algérie” et déclare qu’il s’agit là d’“une tentative désespérée de frapper l’unité de l’Algérie et semer la discorde parmi le peuple algérien uni et fier”.</p>
<p class="mise_en_avant">“Même le Front des Forces Socialistes (FFS), plus ancien parti d’opposition d’Algérie, rappelle que l’unité de l’Algérie “est une ligne rouge que personne ne peut franchir sous aucun prétexte”</p>
<p>En l’absence d’écho positif et approprié de Rabat suite à ces agissements, le ministère algérien des Affaires étrangères a déclaré avoir rappelé son ambassadeur installé à Rabat “pour consultation avec effet immédiat” en attendant de prendre “d’autres mesures éventuelles en fonction de l’évolution de cette affaire” et notamment de la position du Maroc sur cette dérive “particulièrement dangereuse”. Le gouvernement algérien prend cette affaire particulièrement au sérieux puisqu’il s’oppose fermement à toute velléité indépendantiste provenant de la Kabylie, région berbérophone du nord-est de l’Algérie. Le gouvernement a d’ailleurs classé le 18 mai 2021 le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), pro-indépendance kabyle, comme une “organisation terroriste”, après réunion du Haut Conseil de Sécurité (HCS).</p>
<p class="inter-titre"><strong>La longue histoire du Sahara occidental</strong></p>
<p>Depuis des décennies, l’Algérie et le Maroc se font face dans le conflit du Sahara occidental opposant d’une part les indépendantistes du Front Polisario, qui ont proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976 – soutenue par l’Algérie depuis le départ de l’ancienne puissance coloniale espagnole en 1975 – et le Maroc, qui administre et occupe aujourd’hui cette ancienne colonie, la considérant comme partie intégrante du royaume chérifien. Les tensions entre les deux voisins se sont cristallisées suite à la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël sous l’administration Trump fin 2020, en contrepartie de la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara occidental, et ce en rupture totale avec une politique vieille de six décennies. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Yaïr Lapid, doit d’ailleurs se rendre très prochainement au Maroc pour inaugurer la nouvelle mission diplomatique israélienne.</p>
<p class="mise_en_avant">“Les tensions entre les deux voisins se sont cristallisées suite à la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël sous l’administration Trump fin 2020, en contrepartie de la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara occidental”</p>
<p>En réaction, l’Algérie dénonce des manœuvres étrangères visant à la déstabiliser en évoquant une “une réelle volonté d’attenter à l’Algérie à travers l’arrivée à présent de l’entité sioniste à [ses] portes”. D’après Rabat, qui contrôle 80 % des ressources naturelles (pêche, phosphate) de cette vaste zone, le Sahara occidental est un “territoire autonome” selon l’ONU, en l’absence d’un règlement définitif du conflit. Or, pour l’instant, toute tentative a échoué malgré le plan d’autonomie proposé par Rabat et la réclamation d’un référendum par le Front Polisario. Preuve de l’importante tension autour de ce sujet : les deux voisins ont fermé leurs frontières en 1994 pour des raisons de sécurité. Toutefois, en novembre 2020, suite à la réouverture du passage frontalier de Guerguerat avec la Mauritanie, occupé par des troupes sahraouies, des heurts ont éclaté entre le royaume chérifien et le Front Polisario, menaçant le cessez-le-feu mis en place en 1991.</p>
<p class="inter-titre"><strong>Pegasus en Algérie</strong></p>
<p>Selon l’enquête du consortium Forbidden Stories et Amnesty International, environ 6 000 numéros de téléphone algériens – dont certains appartenant à des hauts responsables politiques et militaires et de renseignement, dont l’actuel ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, ainsi que l’actuel et l’ancien chef d’état-major de l’armée – ont été recensés comme cibles du logiciel Pegasus, commercialisé par l’entreprise israélienne NSO en 2019. Ces révélations ont suscité une indignation générale en Algérie, notamment sur les réseaux sociaux. Le Parquet algérien a ouvert une enquête pour “faire la lumière sur la matérialité et l’ampleur de ces crimes qui menacent la paix et la sécurité internationales, ainsi que la sécurité humaine” selon le communiqué officiel d’Alger.</p>
<p class="mise_en_avant">“Le gouvernement algérien a exprimé sa “profonde préoccupation” sur ce sujet, considérant ces agissements comme “une violation flagrante des principes et normes régissant les relations internationales”</p>
<p>Le gouvernement algérien a exprimé sa “profonde préoccupation” sur ce sujet, considérant ces agissements comme une “inadmissible atteinte systématique aux droits de l’Homme et libertés fondamentales qui constitue également une violation flagrante des principes et normes régissant les relations internationales”. Côté marocain, Rabat nie en bloc et déclare avoir entrepris de poursuivre en diffamation le consortium à l’origine de l’enquête devant le tribunal correctionnel de Paris.</p>
<p class="inter-titre"><strong>Un enjeu sahélien ?</strong></p>
<p>Le Maroc, qui semble avoir choisi le parti de l’animosité à l’égard de son meilleur ennemi algérien, pourrait avoir un autre agenda en tête que l’annexion du Sahara occidental. Plus précisément, outre les joutes diplomatico-médiatiques, les tensions actuelles pourraient trouver leur vraie source ailleurs que dans le dossier sahraoui utilisé comme une diversion. En effet, en vue de la fin de l’opération Barkhane au Sahel d’ici 2023, rappelée lors du sommet virtuel du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) le 9 juillet dernier, Rabat pourrait commencer à bouger ses pions sur l’échiquier pour prendre la main dans cette région stratégique d’Afrique suite au retrait progressif des troupes françaises.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani et Inès Belkheiri. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 27/07/2021.</strong></p>
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		<title>17 octobre 1961, Seine d’horreur</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/17-octobre-1961-seine-dhorreur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 15:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6865 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/10/17-octobre-1961-seine-dhorreur-826x459-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/10/17-octobre-1961-seine-dhorreur-826x459-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/10/17-octobre-1961-seine-dhorreur-826x459-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2020/10/17-octobre-1961-seine-dhorreur-826x459.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p>Durant la campagne présidentielle de 1958, le Général de Gaulle fait la promesse au peuple français de conserver l’Algérie française. Mais dans la vague de mouvements de demandes d’indépendances des pays africains et notamment face à la véhémence des revendications algériennes, il n’honorera jamais sa promesse de campagne.</p>
<p>En pleine guerre d’Algérie, plus précisément, quelques mois avant la signature des accords d’Évian, des Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre-feu imposé par le Gouvernement. Cette décision émanant du tristement célèbre préfet de police Maurice Papon, impose en effet un couvre-feu interdisant explicitement aux « Français musulmans » de circuler entre 20h30 et 5h30. Depuis le début de la guerre d’Algérie, c’est la première fois que le FLN (Front de libération nationale) appelle à une manifestation. Tous les manifestants sont désarmés et fouillés par le FLN lui-même de sorte que la marche soit totalement pacifique. Ils ont même pour consignes de répondre par des chants si on les moleste et de ne surtout pas résister aux forces de l’ordre si on les arrête. Cependant, malgré le caractère pacifique de cette marche, unanimement reconnu par les nombreux témoins, la police envoyée sur les lieux se livre à une ratonnade. Les affrontements durent de dix-huit heures à minuit. Des dizaines d’hommes et femmes de tout âge perdent la vie et certains sont jetés dans la Seine. Et quelques 11 500 Algériens sont arrêtés en une nuit et emprisonnés dans des centres de détention (palais des sports, stade Coubertin, parc des expositions).</p>
<p>Le 18, Maurice Papon publie un communiqué de presse dans le Figaro dans lequel il minimise la répression de la veille en parlant de trois morts. Maurice Papon déclare alors : <em>« La police a fait ce qu’elle devait faire »</em>. Le 31 octobre, Roger Frey, ministre de l’Intérieur de l’époque, parlera de six morts. Cependant, Claude Toulouse, brigadier-chef en 1961 apporte des éléments qui contrecarrent la version officielle des faits : <em>« Beaucoup de policiers attendaient cette soirée et en ont fait l’opération vengeance. Moi j’avais fini mon service à 19h mais beaucoup auraient aimé participer et même prolonger leur service pour y aller ».</em></p>
<p>A l’occasion d’obsèques d’un policier tué, Monsieur Papon avait même préconisé la chose suivante : <em>« Pour un coup reçu, nous en rendrons dix »</em>. Ainsi, dans un climat de psychose nationale en raison de la circulation des fausses informations et des nombreux policiers tués dans les attentats du FLN (une vingtaine en 1961), les policiers sont passés à l’offensive. « A la guerre comme à la guerre » diront certains, sauf qu’en l’occurrence, il ne s’agissait pas de soldats mais d’hommes et de femmes ordinaires.</p>
<p>La version de Papon et des membres du gouvernement restera la version officielle durant de nombreuses années, malgré la tentative de contestation par quelques journaux de l’époque.</p>
<p>La censure dure jusque dans les années 70 à travers des non-lieux et des enquêtes fermées avant d’aboutir. Cette volonté d’oubli judiciaire se voit doublée de décrets d’amnistie et de grandes difficultés d’accès aux archives puisque celles-ci sont restées scellées, classées secrets d&rsquo;État, empêchant ainsi d’éclaircir certaines zones d’ombres notamment sur le nombre de victimes. Pire, aucun exemplaire du rapport de Maurice Papon n&rsquo;a été conservé. Tous les exemplaires envoyés au Ministère de l&rsquo;intérieur, au Premier ministre, au Président, aux archives de la préfecture de police et à la direction générale de la police ont mystérieusement « disparu ».</p>
<p>Il aura fallu plusieurs décennies pour voir quelques signaux d’ouverture. En effet, la résurgence de la mémoire à travers les enfants d’immigrés qui ont créé des associations, les écrits de différents auteurs et le procès de Maurice Papon sur ses actes pendant l’Occupation ont éclairci l’affaire. En 2001, la mairie de Paris envoie un signal fort avec l&rsquo;installation d&rsquo;une plaque commémorative sur le pont Saint-Michel. Puis, en 2006, Jacques Chirac supprime l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui reconnaissait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». En 2011, François Hollande déclare : <em>« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l&rsquo;indépendance ont été tués lors d&rsquo;une sanglante répression (…). La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. ». </em></p>
<p>Plus récemment, Emmanuel Macron, lors de sa visite en Algérie en 2017, alors qu’il n’est encore qu’un candidat à la présidentielle, faisait la déclaration suivante : <em>« La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».</em></p>
<p>Il était nécessaire de rappeler ces évènements tragiques soixante ans après.</p>
<p><em><strong>Par Ardavan Amir-Aslani et Inès Belkheiri. </strong></em></p>
<p><em><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 15/10/2020.</strong></em></p>
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		<title>En Algérie, le Hirak est parti pour durer</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/en-algerie-le-hirak-est-parti-pour-durer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 19:17:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hirak]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4210 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/12/en-algerie-le-hirak-est-parti-pour-durer-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/12/en-algerie-le-hirak-est-parti-pour-durer-300x167.jpg 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/12/en-algerie-le-hirak-est-parti-pour-durer-150x83.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2019/12/en-algerie-le-hirak-est-parti-pour-durer.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les « vendredi 13 » sont parfois connus pour porter malheur&#8230; Le pouvoir algérien aurait dû s&rsquo;en souvenir dès le lendemain de la parodie d&rsquo;élection présidentielle qui a fait élire Abdelmadjid Tebboune, ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Plus déterminés que jamais, des millions d&rsquo;Algériens sont ainsi descendus dans toutes les rues du pays, notamment en Kabylie où des heurts violents ont eu lieu, pour dénoncer un « vote truqué, une élection qui ne les concernait pas » et un  « président qui ne les gouvernerait pas ». Le chef d&rsquo;état-major Ahmed Gaïd Salah comptait pourtant sur cette élection pour consolider son pouvoir. Elle risque peut-être de le lui coûter.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le chiffre que tout le monde retiendra de cette élection ne sera pas le score réalisé par Abdelmadjid Tebboune – 58,15% des voix dès le premier tour – mais bien celui du taux d&rsquo;abstention, qui a battu des records en atteignant près de 60% (la participation n&rsquo;a été officiellement que de 39,83%) Les partis d&rsquo;opposition l&rsquo;estiment même encore plus important, avec 10 à 15% de participation seulement dans certains bureaux de vote. Les isoloirs étaient vides, mais les rues étaient bondées : le seul véritable gagnant du scrutin est bien le « Hirak », le mouvement de contestation qui rythme la vie de l&rsquo;Algérie tous les vendredis depuis le 22 février dernier, et qui avait appelé au boycott massif du scrutin.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le résultat de cette élection et l&rsquo;obstination du vice-ministre de la Défense, seul homme véritablement aux commandes de l&rsquo;Algérie depuis le mois de mars dernier pour sauver un système pourtant à bout de souffle, démontrent qu&rsquo;une sortie de crise est encore bien lointaine et, surtout, que la responsabilité même de cette crise incombe bien à Ahmed Gaïd Salah.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Initialement soutien d&rsquo;un cinquième mandat pour un Abdelaziz Bouteflika extrêmement diminué et incapable de gouverner l&rsquo;Algérie, le général Gaïd Salah a finalement préféré suivre l&rsquo;opinion publique lorsque les manifestations ont pris de l&rsquo;ampleur, jusqu&rsquo;à pousser le président à la démission en avril dernier. Mais depuis la fin de l&rsquo;intérim constitutionnel assuré par le président du Sénat Abdelkader Bensalah, en juillet dernier, l&rsquo;Algérie connaît un vide constitutionnel total, le chef d&rsquo;état-major ayant systématiquement refusé les propositions de l&rsquo;opposition visant à mettre en place une transition politique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Pour ce militaire décrit comme autoritaire, habitué à être obéi et formé à l&rsquo;école soviétique, la répression visant à faire le vide autour de lui est apparue rapidement comme la seule option possible. Se servant du « Hirak » comme caution morale, Gaïd Salah a ainsi procédé à l&rsquo;arrestation et au jugement de la plupart des membres du clan présidentiel – le « président-frère » Saïd Bouteflika, plusieurs anciens ministres, sans oublier Mohamed Médiene, le tristement célèbre « Toufik », ex-chef des renseignements. Désormais seul représentant du système et dépositaire du pouvoir face au « Hirak », Gaïd Salah a commencé à réprimer durement les manifestations, pourtant scrupuleusement non-violentes à dessein. Les restrictions aux libertés de manifester, de réunion et d&rsquo;expression ont considérablement augmenté depuis l&rsquo;été, sans compter les arrestations d&rsquo;une centaine de militants du « Hirak » dont les emblématiques Karim Tabbou et Samir Benlarbi.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>De façon à retrouver un semblant de stabilité politique en mettant en place un président civil qui lui laisserait l&rsquo;exercice réel du pouvoir, Gaïd Salah a finalement décidé unilatéralement en septembre dernier qu&rsquo;un scrutin présidentiel devrait se tenir d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2019. La décision a été validée en 24h par les deux chambres du Parlement dépourvues de toute indépendance législative. Gaïd Salah promettait alors une « participation massive » : la réaction rétive des Algériens l&rsquo;a non seulement décrédibilisé, mais aussi averti que le bras de fer avec l&rsquo;opinion publique était loin d&rsquo;être gagné.</p>
<p>Ce scrutin forcé ne peut que resserrer les rangs du « Hirak » : parce qu&rsquo;aucun des cinq candidats en lice ne représentait les manifestants, mais uniquement ce « système » d&rsquo;où sont d&rsquo;ailleurs issus les anciens ministres condamnés à des peines d&#8217;emprisonnement la semaine dernière ; parce que la fiabilité des résultats est déjà contestée, des troubles ayant de surcroit jalonné cette journée de vote ; parce que pour toutes ces raisons, l&rsquo;élection de Tebboune manque totalement de légitimité. Les Algériens ne sont pas dupes : si Tebboune préside, c&rsquo;est bien Gaïd Salah qui a l&rsquo;intention de gouverner. Or aujourd&rsquo;hui, les militaires ne sont pas plus populaires en Algérie que dans d&rsquo;autres pays du Maghreb, et les manifestants refusent désormais catégoriquement ses ersatz du « système » Bouteflika.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Néanmoins, sauf à démontrer que des fraudes ont bien eu lieu, Abdelmadjid Tebboune a été démocratiquement élu. Que peut-il faire désormais de ce mandat mort-né, lui qui représente comme les autres ce système rejeté massivement par les Algériens, et a pourtant la lourde tâche de recréer l&rsquo;unité d&rsquo;un peuple ? Comment instaurer un dialogue entre un pouvoir isolé, qui l&rsquo;a refusé jusqu&rsquo;à présent, mais qui ne peut recourir à l&rsquo;usage de la force, et un peuple qui milite pacifiquement dans les rues depuis dix mois, mais se refuse à désigner des porte-paroles par crainte de leur arrestation ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Les optimistes penchent pour des concessions engagées par le pouvoir envers le « Hirak », et l&rsquo;ouverture d&rsquo;une véritable période de transition démocratique. C&rsquo;est mal connaître Gaïd Salah qui ne souscrira certainement pas à un effacement de l&rsquo;armée au sein du pouvoir exécutif. Par ailleurs, les premières déclarations de Tebboune ne semblent pas augurer d&rsquo;un véritable changement politique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>En somme, l&rsquo;élection du 12 décembre n&rsquo;aura résolu en rien la situation de l&rsquo;Algérie, bien au contraire : celle-ci achève cette année cruciale dans son Histoire récente comme elle l&rsquo;a commencée, avec autant de désir de changement et tout autant d&rsquo;incertitude quant à la possibilité de le faire advenir. Même si le général Gaïd Salah semble dire « moi ou le chaos » aux millions d&rsquo;Algériens qui peuplent les rues, ce discours ne convainc plus depuis longtemps. Les manifestations de « vendredire » sont bien parties pour durer. Celles du 13 décembre ne font que préfigurer la ferveur et la détermination des Algériens pour renverser « le système ».<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans Le Nouvel Economiste du 17/12/2019. </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Algérie va devoir affronter la période la plus difficile de son histoire</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/lalgerie-va-devoir-affronter-la-periode-la-plus-difficile-de-son-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Dec 2018 15:48:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Le nouvel Economiste]]></category>
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					<description><![CDATA[La baisse des cours pétroliers a été catastrophique pour son économie. La France, depuis l’indépendance algérienne, a toujours adopté une<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/lalgerie-va-devoir-affronter-la-periode-la-plus-difficile-de-son-histoire/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p id="chapo">La baisse des cours pétroliers a été catastrophique pour son économie.</p>
<p>La France, depuis l’indépendance algérienne, a toujours adopté une attitude ambivalente à l’égard de la vie politique du pays. Étonnamment, malgré une présence française de plus de 130 ans en Algérie, et la présence sur le territoire national de presque 4 millions de résidents d’origine algérienne, dont 2 millions de binationaux, Paris a su démontrer à l’égard de ce pays une capacité surprenante de désintéressement. Or, ignorer l’Algérie n’est possible ni d’un point de vue historique, ce pays ayant fait partie de la France pendant plus d’un siècle, ni d’un point de vue géopolitique, surtout à un moment où l’Algérie va devoir affronter la période la plus difficile de son existence depuis son indépendance.</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;article sur <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/lalgerie-va-devoir-affronter-la-periode-la-plus-difficile-de-son-histoire-66624/" target="_blank" rel="noopener">Le Nouvel Economiste</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Age d’or de la diplomatie algérienne 1962-1981</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/lage-dor-de-la-diplomatie-algerienne-1962-1981/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 14:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliographie]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[guerre froide]]></category>
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					<description><![CDATA[L’expression « âge d’or de la diplomatie algérienne » revient souvent sous la plume des acteurs, témoins ou historiens pour<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/lage-dor-de-la-diplomatie-algerienne-1962-1981/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-460 alignleft" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2015/12/1507-1.jpg" alt="1507-1" width="150" height="241" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2015/12/1507-1.jpg 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2015/12/1507-1-93x150.jpg 93w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" />L’expression « âge d’or de la diplomatie algérienne » revient souvent sous la plume des acteurs, témoins ou historiens pour qualifier la politique extérieure que mena l’Algérie entre son accession à l’indépendance, en juillet 1962, et la fin des années 1970. Trois hommes ont conduit cette diplomatie : Ahmed Ben Bella, président de la République (1962-1965), Houari Boumédiène, président de la République (1965-1978) et Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères (1963-1978) (et actuel président de la République).</p>
<p>Cet « âge d’or » s’inscrit dans un contexte dominé par la Guerre froide, la dégradation des relations franco-algériennes et par deux conflits au Moyen-Orient – la guerre des Six-Jours en 1967 et la guerre du Kippour en 1973. C’est également l’époque des dernières grandes figures révolutionnaires, d’Ernesto Che Guevara (Cuba) à Nelson Mandela (Afrique du Sud) en passant par Amilcar Cabral (Guinée-Bissau et Cap-Vert) ou encore Samora Machel (Mozambique).</p>
<p>Quels furent les succès mais aussi les revers de cette riche période de la diplomatie algérienne? Quels en étaient les soubassements idéologiques ? Le ministère français des Affaires étrangères et plusieurs personnalités algériennes ont mis leurs archives à la disposition de l’auteur. Dans ce livre original, Ardavan Amir-Aslani, expert du monde arabo-musulman, a donc pu apporter des informations et un éclairage inédits à destination des nombreux lecteurs passionnés par l’histoire de l’Algérie et sa place dans le monde.</p>
<p>Aux Editions du Moments. Disponible sur <a href="https://www.amazon.fr/Lage-diplomatie-alg%C3%A9rienne-Ardavan-Amir-aslani/dp/2354174330/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;qid=1469545670&amp;sr=8-3&amp;keywords=ardavan+amir+aslani">Amazon</a>.</p>
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