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	<title>accord &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
	<lastBuildDate>Mon, 05 Sep 2022 07:30:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Un accord avec l&#8217;Iran résoudra-t-il la crise énergétique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Sep 2022 07:26:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La guerre en Ukraine laissait à craindre que Vladimir Poutine n&#8217;use de l&#8217;arme du gaz pour faire chanter les Occidentaux.<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/un-accord-avec-liran-resoudra-t-il-la-crise-energetique/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La guerre en Ukraine laissait à craindre que Vladimir Poutine n&rsquo;use de l&rsquo;arme du gaz pour faire chanter les Occidentaux. Cette crainte est désormais réalité, avec les coups d&rsquo;arrêt récurrents opérés par Gazprom sur le gazoduc Nordstream, officiellement pour des raisons de maintenance ou de règlement de facture tardif de la part des Européens. Face à l&rsquo;enlisement du conflit, le Kremlin utilise plus que jamais la dépendance énergétique de l&rsquo;Europe, son principal point faible, en représailles de leur soutien à l&rsquo;Ukraine. Dès le printemps, les Européens s&rsquo;étaient inquiétés des perspectives d&rsquo;une crise énergétique pour l&rsquo;hiver 2022, dans un contexte d&rsquo;inflation et de pénuries déjà problématique. Le choc gazier est désormais bien là : en janvier 2021, le gaz s&rsquo;échangeait à 15 euros/Mwh, contre près de 300 euros aujourd&rsquo;hui. La récession est donc une perspective crédible pour le continent européen d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année.</p>
<p>Certes, cette situation permet à l&rsquo;Union européenne de prendre enfin conscience des nombreux dysfonctionnements qui caractérisent son marché de l&rsquo;énergie. L&rsquo;indexation des prix de l&rsquo;électricité sur ceux du gaz a eu l&rsquo;effet pervers que l&rsquo;on constate aujourd&rsquo;hui, en rendant les pays-membres totalement dépendants des fluctuations de deux énergies essentielles à leurs économies. La diversification des sources d&rsquo;approvisionnement est rapidement apparue comme une seconde difficulté, alors que la Russie fournit près de 75% du gaz européen (parfois jusqu&rsquo;à 100% pour les pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est comme la Pologne ou la Bulgarie). L&rsquo;Europe peut certes importer du GNL auprès du premier producteur mondial, les Etats-Unis, et la Grèce s&rsquo;impose d&rsquo;ailleurs comme un « hub énergétique » via le terminal de Revithoussa, au large de l&rsquo;Attique, pour l&rsquo;écouler vers l&rsquo;Europe centrale, tout comme le gaz en provenance d&rsquo;Azerbaïdjan grâce au gazoduc Trans-Adriatique. Cela reste néanmoins insuffisant pour couvrir les besoins des Vingt-Sept.</p>
<p>Régulièrement évoquée depuis le début de la guerre, l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un véritable retour de l&rsquo;Iran sur la scène économique mondiale avait gagné en crédibilité ces dernières semaines, à la faveur des dernières négociations relativement optimistes sur un nouveau <em>Joint Comprehensive Plan of Action. </em>Une levée des sanctions imposées à l&rsquo;Iran depuis mai 2018 permettrait en effet de pérenniser la baisse des cours du brut observée cet été. Possédant les quatrièmes réserves mondiales de pétrole, Téhéran pourrait en trois mois augmenter sa production quotidienne d&rsquo;un million de barils, et exporter plus de deux millions de barils de brut quotidiens, soit le double de son volume actuel. 44 millions de barils sont aujourd&rsquo;hui stockés en mer au large de la Chine et de Singapour, et pourraient rapidement revenir sur le marché en cas de levée des sanctions.</p>
<p>Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;économie européenne bénéficie encore d&rsquo;une période d&rsquo;adaptation avant la mise en œuvre effectif du sixième paquet de sanctions contre la Russie, qui prévoit à partir de janvier 2023 un embargo (avec des exemptions) sur son pétrole. L&rsquo;alternative représentée par l&rsquo;Iran serait alors bienvenue pour éviter une nouvelle flambée des cours, et l&rsquo;agence Goldman Sachs estime déjà qu&rsquo;un retour des hydrocarbures iraniennes permettrait de faire baisser le prix du baril, prévu autour de 125 dollars pour 2023, de 5 à 10 dollars.</p>
<p>Idéal sur le papier, l&rsquo;éventuel partenariat énergétique entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Iran reste une solution néanmoins marquée par de nombreuses faiblesses et inconnues. Dépositaire de la seconde plus grande réserve mondiale de gaz naturel, l&rsquo;Iran est en effet l&rsquo;un des trois principaux producteurs derrière les Etats-Unis et la Russie, avec un volume de 250,8 milliards de m3 en 2020, selon le BP Statistical Review of world energy 2021. Mais l&rsquo;essentiel de cette production reste destiné à un usage domestique, et son exportation extrêmement restreinte. Isolé, après quarante ans de sanctions internationales, de la plupart des grands circuits d&rsquo;acheminement énergétique entre l&rsquo;Asie centrale et l&rsquo;Europe, l&rsquo;Iran ne dispose pas des infrastructures nécessaires à l&rsquo;exportation vers le continent européen ou à l&rsquo;élaboration de GNL.</p>
<p>L&rsquo;aspect technique de la mise en œuvre d&rsquo;un éventuel accord sur le nucléaire est une seconde difficulté difficilement contournable. Les nouvelles conditions de l&rsquo;accord, et notamment la possibilité pour l&rsquo;Iran d&rsquo;exporter à nouveau ses produits énergétiques, demanderont vraisemblablement plusieurs mois pour être effectives et n&rsquo;interviendront pas, dans les faits, avant début 2023. L&rsquo;effet positif de la levée des sanctions ne sera donc pas ressenti en Europe dès cet hiver, même si un accord était signé dans les prochaines semaines.</p>
<p>Cette perspective elle-même devient très incertaine, alors que les détails du futur accord restent encore difficiles à déterminer. Washington avait jugé les avant-dernières contre-propositions iraniennes « ni constructives ni encourageantes ». Certes, la République islamique a déjà obtenu des contrats économiques garantis sur plusieurs années, et la possibilité de conserver son uranium enrichi sur son territoire pour redémarrer immédiatement son programme nucléaire en cas de nouveau retrait américain. Mais le régime iranien, désireux d&rsquo;attirer les investissements étrangers nécessaires à son développement économique, souhaite <em>in fine</em>des garanties solides pour la pérennité de l&rsquo;accord en cas d&rsquo;alternance politique à Washington. C&rsquo;est ce qui est juridiquement et politiquement difficile à obtenir de l&rsquo;administration Biden, à deux mois d&rsquo;une importante échéance électorale.</p>
<p>La négociation n&rsquo;en reste pas moins ouverte, et Téhéran a de nouveau renvoyé sa version du texte final aux Etats-Unis. L&rsquo;attente, encore une fois, est de mise. Mais ce serait une erreur de négliger ici le pouvoir de nuisance de l&rsquo;Arabie Saoudite. Alors que l&rsquo;OPEP + produit 2,7 millions de barils quotidiens de moins par rapport à ses objectifs, et que l&rsquo;Arabie Saoudite se refuse à combler le manque à gagner en dépit de l&rsquo;intense lobbying de l&rsquo;administration Biden, Riyad a signifié récemment qu&rsquo;elle pourrait diminuer drastiquement sa production afin de maintenir un cours du brut élevé, si d&rsquo;aventure l&rsquo;Iran réintégrait le marché mondial. Confrontés à l&rsquo;urgence, les Européens ne disposent donc d&rsquo;aucune solution satisfaisante et immédiate, ce qui les obligera nécessairement à faire des choix douloureux.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 04/09/2022.</strong></p>
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		<title>Signature du « Lion-Dragon Deal » entre l&#8217;Iran et la Chine : les Etats-Unis doublement perdants</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/signature-du-lion-dragon-deal-entre-liran-et-la-chine-les-etats-unis-doublement-perdants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Apr 2021 12:18:35 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8667 aligncenter" src="http://www.amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/Atlantico15-300x167.png" alt="" width="300" height="167" srcset="https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/Atlantico15-300x167.png 300w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/Atlantico15-150x83.png 150w, https://www.ardavan-amir-aslani.com/wp-content/uploads/2021/04/Atlantico15.png 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le monde est vaste et les Occidentaux n&rsquo;y pèsent plus lourd&#8230; tel est le message que Téhéran entend transmettre à Washington comme à Bruxelles. Négocié durant près de cinq ans, le fameux accord de coopération entre l&rsquo;Iran et la Chine, baptisé « Lion-Dragon Deal », a été signé samedi dernier, et devrait donc lier les deux pays sur le plan économique et militaire pour les vingt-cinq prochaines années. Cette signature tombe à point nommé, même si la situation commence à se débloquer entre l&rsquo;Iran et les Etats-Unis avec la reprise, la semaine prochaine, de discussions indirectes autour du <em>Joint Comprehensive Plan of Action</em> à Vienne. Joe Biden, qui observe depuis plusieurs années le rapprochement entre Téhéran et Pékin, a semble-t-il accueilli la nouvelle de sa concrétisation avec un certain dépit.</p>
<p>La nouvelle est en effet mauvaise pour le président américain, dans un contexte de tensions accrues avec la Chine et de dialogue toujours délicat avec Téhéran. Elle permet à la République islamique d&rsquo;envoyer plusieurs signaux, à la fois aux Etats-Unis pour leur prouver que, même sous le coup de sanctions, elle conserve des alliés et n&rsquo;est pas si isolée sur la scène internationale, mais aussi aux autres pays qui pourraient devenir des partenaires potentiels pour l&rsquo;Iran et lui éviter un tête-à-tête potentiellement toxique avec Pékin.</p>
<p>La signature de l&rsquo;accord coïncide également avec près d&rsquo;un demi-siècle de relations diplomatiques entre la République islamique et la République populaire de Chine, toutes deux liées par un ennemi commun, les Etats-Unis. S&rsquo;estimant sortie de l&rsquo;épidémie de Covid-19 et déterminée à relancer son économie, la Chine importe déjà plus de pétrole iranien que n&rsquo;importe quel autre pays au monde, et ce en dépit des sanctions américaines. Mais aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;ampleur des liens qui uniront les deux pays pendant un quart de siècle est effectivement colossale. La Chine obtiendrait grâce au « Lion-Dragon Deal » des hydrocarbures à tarif préférentiel et s&rsquo;engagerait en contrepartie à investir près de 228 milliards de dollars en Iran en vingt-cinq ans, l&rsquo;essentiel devant être cumulé les cinq premières années. Les projets d&rsquo;infrastructures et d&rsquo;usines chinoises en territoire iranien en feront un point stratégique des Nouvelles Routes de la Soie entre le Xinjiang et l&rsquo;Asie centrale, puis vers la Turquie et le marché européen. Le processus suit de près ce que Pékin a négocié avec d&rsquo;autres pays du Moyen-Orient, l&rsquo;Irak, les Emirats et l&rsquo;Arabie Saoudite, remplissant le vide stratégique laissé par les Américains.</p>
<p>L&rsquo;Iran et la Chine n&rsquo;ont cependant pas attendu ce traité pour accroître leurs efforts de coopération. En février dernier, les deux pays ont conduit des manœuvres militaires aux côtés de l&rsquo;Inde et de la Russie dans l&rsquo;océan Indien, et leurs services de renseignements respectifs entretiennent d&rsquo;étroites relations depuis plusieurs années, notamment au détriment des intérêts américains. Preuve de sa volonté de multiplier les partenariats stratégiques, l&rsquo;Iran a commencé la négociation du « Lion-Dragon Deal » au lendemain même de la signature de l&rsquo;accord de Vienne, dont faisait partie la Chine, en 2015. La décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l&rsquo;accord et d&rsquo;instaurer une « pression maximale » sur l&rsquo;Iran a donné raison à ce calcul. De cet accord avec la Chine, Téhéran tire un bénéfice politique certain et davantage de poids face aux Etats-Unis qui rechignent à céder à ses exigences. « Plan B » de l&rsquo;Iran, la Chine profite également de l&rsquo;occasion pour montrer à Washington que ses sanctions n&rsquo;entraveront en rien son agenda diplomatique.</p>
<p><strong>Par Ardavan Amir-Aslani. </strong></p>
<p><strong>Paru dans l&rsquo;Atlantico du 04/06/2021.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview d&#8217;Ardavan Amir-Aslani pour RT France</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-dardavan-amir-aslani-pour-rt-france-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 May 2018 18:47:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que l&#8217;accord sur le nucléaire Iranien est mis en péril par Donald Trump, Ardavan Amir-Aslani explique que les Iraniens<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-dardavan-amir-aslani-pour-rt-france-2/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l&rsquo;accord sur le nucléaire Iranien est mis en péril par Donald Trump, Ardavan Amir-Aslani explique que les Iraniens ne veulent absolument pas abandonner leur programme de missiles balistiques. Selon lui, l&rsquo;accord sur le nucléaire était respecté, et de nouvelles sanctions risqueraient d&rsquo;envenimer le conflit entre les Iraniens et ses soutiens, et les Etats-Unis et leurs alliés.</p>
<p>Regardez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;interview <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sF2SWI1Hj3U&amp;feature=youtu.be" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Graves dérapages militaires en vue ? Pourquoi les sombres présages qui s’accumulent sur l’accord sur le nucléaire iranien sont profondément inquiétants</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/graves-derapages-militaires-en-vue-pourquoi-les-sombres-presages-qui-saccumulent-sur-laccord-sur-le-nucleaire-iranien-sont-profondement-inquietants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Apr 2018 18:08:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron à Washington ce 24 avril s&#8217;inscrit dans une temporalité particulière pour l&#8217;Iran.<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/graves-derapages-militaires-en-vue-pourquoi-les-sombres-presages-qui-saccumulent-sur-laccord-sur-le-nucleaire-iranien-sont-profondement-inquietants/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron à Washington ce 24 avril s&rsquo;inscrit dans une temporalité particulière pour l&rsquo;Iran.<br />
Le 12 mai prochain, le président américain doit en effet annoncer s&rsquo;il impose de nouvelles sanctions économiques à l&rsquo;Iran ou s&rsquo;il les lève pour une nouvelle période de quatre mois. Nul ne semble savoir, pas même lui, ce qu&rsquo;il décidera effectivement le 12 mai. Ce que Donald Trump sait en revanche, et qu&rsquo;il n&rsquo;a cessé de clamer depuis sa campagne présidentielle, c&rsquo;est que l&rsquo;accord de Vienne, considéré comme l&rsquo;une des victoires internationales de son prédécesseur Barack Obama, est pour lui « le pire accord jamais négocié » par son pays.</p>
<p>Lisez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;article sur l&rsquo;<a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/graves-derapages-militaires-en-vue-pourquoi-sombres-presages-qui-accumulent-accord-nucleaire-iranien-sont-profondement-3375300.html" target="_blank" rel="noopener">Atlantico</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview d&#8217;Ardavan Amir-Aslani pour Arte</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-dardavan-amir-aslani-pour-arte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2018 19:07:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE : L’IRAN A-T-IL RENONCÉ À LA BOMBE ? Débat avec Agnès Levallois, maître de conférences à Sciences Po,<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-dardavan-amir-aslani-pour-arte/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE : L’IRAN A-T-IL RENONCÉ À LA BOMBE ? Débat avec Agnès Levallois, maître de conférences à Sciences Po, Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l’Institut Thomas More ainsi que Me Ardavan Amir-Aslani, spécialiste du Moyen-Orient.</p>
<p>Regardez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;interview <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/075223-169-A/28-minutes/" target="_blank" rel="noopener">ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Etats-Unis entrouvrent enfin la porte de l&#8217;Iran à Airbus</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-etats-unis-entrouvrent-enfin-la-porte-de-liran-a-airbus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 09:52:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Début janvier, l&#8217;Iran a signé un méga-contrat pour acheter 118 Airbus. Mais les Etats-Unis retardent la transaction, qui pourrait se<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-etats-unis-entrouvrent-enfin-la-porte-de-liran-a-airbus/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="chapo title_gamma">Début janvier, l&rsquo;Iran a signé un méga-contrat pour acheter 118 Airbus. Mais les Etats-Unis retardent la transaction, qui pourrait se révéler moins importante que prévu.</h3>
<p>Un petit pas de plus pour <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/airbus_1492140.html" target="_self">Airbus</a> en <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/l-offensive-diplomatique-de-l-iran_1091315.html" target="_self">Iran</a>. La fin des sanctions internationales après <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/accord-sur-le-nucleaire-iranien_1667895.html" target="_self">l&rsquo;accord sur le nucléaire</a> ne signifie pas un retour à la normale pour toutes les transactions commerciales. Les Etats-Unis viennent seulement de donner un premier feu vert à la livraison d&rsquo;une centaine d&rsquo;avions commandés en janvier dernier.</p>
<p>Le méga-contrat pour <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/visite-de-rohani-l-iran-s-engage-a-acheter-118-airbus_1758392.html" target="_self">la vente de 118 Airbus</a> conclu à Paris lors de la visite du président Hassan Rohani dépend en effet d&rsquo;un droit de veto des Etats-Unis, car les avions contiennent plus de 10% de composants américains.</p>
<h3 class="intertitre title_delta">Dans l&rsquo;intervalle, Boeing a placé ses pions</h3>
<p>« Airbus a demandé deux licences et la première a été accordée hier soir », a déclaré un porte-parole du groupe. « Nous pensons que la seconde licence sera accordée dans les semaines qui viennent. »</p>
<div id="inread_ms" class="pub_content_display">
<div id="sas_28990">Entre-temps, le concurrent américain d&rsquo;Airbus Boeing a passé en juin dernier <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/l-iran-et-boeing-parviennent-a-un-accord-pour-l-achat-de-100-avions_1803759.html" target="_self">un accord avec l&rsquo;Iran pour l&rsquo;achat de 100 avions</a>, grignotant l&rsquo;avance commerciale européenne. « Les États-Unis utilisent leur droit interne pour faire avancer l&rsquo;intérêt de leurs champions industriels »,<a href="http://www.france24.com/fr/20160619-iran-commande-boeing-tresor-americain-bloque-airbus-sanctions-americaines-teheran" target="_blank">expliquait à France 24</a> l&rsquo;avocat d&rsquo;affaires Ardavan Amir-Aslani.</div>
</div>
<p>Boeing vient d&rsquo;annoncer ce mercredi qu&rsquo;il avait lui aussi obtenu le feu vert des autorités américaines.</p>
<h3 class="intertitre title_delta">Le contrat d&rsquo;Airbus revu à la baisse?</h3>
<p>Par ailleurs, le contrat d&rsquo;Airbus ne sera peut-être pas aussi important que prévu. Alors que douze A380 figurent parmi les 118 avions prévus, un ministre iranien a déclaré en juillet que son pays n&rsquo;avait aucune « obligation ni engagement » de les acheter, <a href="http://www.air-journal.fr/2016-07-02-suspicion-sur-la-commande-da380-par-iran-air-5165720.html" target="_blank">relevait <em>Air-Journal</em></a>.</p>
<p>Mauvaise nouvelle pour l&rsquo;avionneur, dont les comptes sont plombés <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/dans-la-tourmente-airbus-n-exclut-pas-de-reduire-ses-effectifs_1832109.html" target="_self">par les investissements qui ont été nécessaires à la conception de l&rsquo;A380</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;article dans <a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/les-etats-unis-entrouvrent-enfin-la-porte-de-l-iran-a-airbus_1832922.html">l&rsquo;express.</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>10 décisions qui pourraient faire la différence sur les dossiers brûlants de 2016</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/10-decisions-qui-pourraient-faire-la-difference-sur-les-dossiers-brulants-de-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2016 11:24:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; On dit bien souvent que l&#8217;on apprend de nos erreurs. En 2015 les conflits ont été nombreux, en France<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/10-decisions-qui-pourraient-faire-la-difference-sur-les-dossiers-brulants-de-2016/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>On dit bien souvent que l&rsquo;on apprend de nos erreurs. En 2015 les conflits ont été nombreux, en France le chômage n&rsquo;a pas diminué autant qu&rsquo;on pouvait l&rsquo;espérer, aucune solution durable n&rsquo;a été trouvé à la crise des migrants&#8230; Quelques solutions qui, appliquées, pourraient changer durablement notre société.</strong></p>
<p><strong>1 &#8211; Rééquilibrer le rapport de force en Europe</strong></p>
<p>En octobre 2015, le taux de chômage de la zone euro s&rsquo;établissait à 10,7%. Un chiffre qui révèle l&rsquo;inefficacité des politiques d&rsquo;austérité menées depuis 2008 sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Allemagne.</p>
<p>Nicolas Gotezmann : La gouvernance européenne est aujourd&rsquo;hui déséquilibrée au profit de l&rsquo;Allemagne. Le couple franco-allemand a laissé place au jeu solo d&rsquo;Angela Merkel. Ce qui peut se voir aussi bien en termes de politique économique que sur la question des migrants, où la Chancelière allemande a pris une décision ayant des conséquences sur l&rsquo;ensemble des membres, et ce, sans aucune discussion préalable avec ses partenaires.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit même pas de juger de la nature de cette décision mais simplement de constater la forme. Le pouvoir est à Berlin, c&rsquo;est un fait. Le rééquilibrage est donc nécessaire et doit être mené par la France, tout simplement parce que c&rsquo;est son rôle. Notamment, parce que le glissement de pouvoir vers Berlin s&rsquo;est surtout réalisé pour combler le vide laissé par l&rsquo;exécutif français en Europe. Et ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la Grèce ou des migrants en ce qui concerne 2015.</p>
<p>En l&rsquo;espèce, le moyen le plus convaincant est de proposer une alternative crédible à ce qu&rsquo;est devenu l&rsquo;Union européenne, c’est-à-dire un projet commun ayant pour seul objectif la recherche d&rsquo;un intérêt général européen. Car à l&rsquo;heure actuelle, c&rsquo;est l&rsquo;intérêt du plus fort, l&rsquo;Allemagne, qui est préservé, ce qui ne se fait pas au bénéfice de chacun des membres de l&rsquo;Union.</p>
<p>Dans une telle optique, la France doit obtenir le soutien de l&rsquo;Italie ou de l&rsquo;Espagne. L&rsquo;enjeu prioritaire est de modifier l&rsquo;orientation économique de la zone euro, vers un continent de plein emploi. Et il ne s&rsquo;agit pas que de mots, il s&rsquo;agit de renégocier les traités fondateurs en ce sens, ce qui implique de revisiter les critères de Maastricht et le mandat de la BCE pour que l&rsquo;Europe soit enfin dessinée comme un continent responsable. Notamment sur le modèle américain, car les Etats Unis n&rsquo;ont pas « oublié » d&rsquo;inscrire le plein emploi dans le marbre, et d&rsquo;en faire un objectif prioritaire pour les autorités. En Europe, l&rsquo;objectif prioritaire actuel, c&rsquo;est de lutter contre la dette et les déficits. Le résultat, c&rsquo;est que l&rsquo;Europe garde les déficits et la dette, et elle y ajoute le chômage. Il est temps d&rsquo;en finir avec cette vision d&rsquo;un autre âge.</p>
<p><strong>2 &#8211; Les dépenses d&rsquo;infrastrucure</strong></p>
<p>Dans le cadre de la réduction des déficits et des dépenses publiques en Europe, l&rsquo;investissement public s&rsquo;est tari, notamment en ce qui concerne les dépenses d&rsquo;infrastructure.</p>
<p>Nicolas Goetzmann : Pendant que la majeure partie du spectre politique s&rsquo;excite sur les niveaux de déficits et de dettes, des organismes, pourtant orthodoxes, comme le FMI ou l&rsquo;OCDE, soutiennent l&rsquo;idée de dépenses d&rsquo;infrastructures dans la plupart des pays développés. La France n&rsquo;y fait pas exception. Le calcul est le suivant ; les taux d&rsquo;intérêt atteignent des plus bas historiques, le coût de l&#8217;emprunt est quasi nul. Dans un tel contexte, toute dépense ayant la capacité de générer de la croissance future peut se rembourser toute seule, et ainsi être neutre du point de vue de l&rsquo;endettement. Ainsi, le FMI indique : « le surcroît d’investissement public dans l’infrastructure donne au PIB une impulsion qui compense l’augmentation de la dette, de sorte que le ratio dette publique/PIB ne progresse pas. Autrement dit, l’investissement public dans l’infrastructure peut s’autofinancer s’il est correctement effectué ».</p>
<p>La configuration actuelle des taux d&rsquo;intérêt est donc une véritable aubaine pour relancer une partie de l&rsquo;activité économique, notamment en ciblant les zones et les populations qui en ont le plus besoin, et ce, pour un effet totalement neutre sur le budget du pays. De plus, le FMI, mais également d&rsquo;autres sources, constatent le déficit actuel en dépenses d&rsquo;infrastructures depuis plusieurs années, ce qui porte un coup à terme sur le potentiel de croissance des pays concernés. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une véritable opportunité pour des gouvernements en manque de relais de croissance, aussi bien à court qu&rsquo;à long terme.</p>
<p><strong>3- Le besoin d&rsquo;une politique plus cohérente entre l&rsquo;Union Europénne et la Russie.</strong></p>
<p>Après le conflit Ukrainien, les sanctions européennes imposées à la Russie et désormais les différences d&rsquo;approches face à la crise Syrienne, on pourrait craindre une rupture de relation entre l&rsquo;est et l&rsquo;ouest et même parfois pire : un conflit.</p>
<p>Florent Parmentier : L’amélioration des relations entre l’UE et la Russie en 2016 n’a rien d’évident : l’Ukraine restera encore un sujet de division entre les deux entités pour l’année qui vient. Quant à la crise syrienne, tous en Europe ne partagent pas le désir des Français de travailler plus directement avec la Russie. Pourtant, chacun aurait à gagner à des rapports plus équilibrés, rendus inévitables par la géographie et la complémentarité des deux acteurs. Le respect des accords Minsk 2 (février 2015) reste une condition non-négociable pour la levée des sanctions contre la Russie, qu’il faudra veiller à ne lever ni trop tôt (pour ne pas perdre un levier), ni trop tard (pour éviter une rupture prolongée de liens économiques). A ce stade, une politique de petits pas est préférable, permettant d’avancer concrètement sur des enjeux techniques, en s’intéressant par exemple à l’Union eurasienne, zone économique en gestation.</p>
<p><strong>4- La nécessité de finaliser l&rsquo;accord sur le nucléaire Iranien.</strong></p>
<p>En juillet dernier un accord historique a été signé sur le nucléaire entre les Etats-Unis et l&rsquo;Iran. Le pays est désormais de retour dans l&rsquo;échiquier politique et sur la verge d&rsquo;un boom économique a mesure que se rapproche la suppression des sanctions européennes.</p>
<p><strong>Amir-Aslani Ardavan : L’Iran avance à grand pas vers la fin de son contentieux nucléaire. Il y a moins d’une semaine, ce pays a transféré plus de 10 tonnes de son uranium enrichi vers la Russie conformément aux dispositions de l’accord conclu le 14 juillet dernier à Vienne. Il ne reste plus que la modification du recteur à eau lourde d’Arak et la mise hors d’usage de la majeure partie de ces centrifugeuses d’ores et déjà entamée. Normalement, les sanctions seront levées à la fin de ce mois de janvier permettant à ce géant pétrolier de retrouver sa place dans l’économie mondiale. Le chemin n’a pas été facile et peut encore rencontrer des embûches comme la nouvelle loi votée par le congrès américain imposant l’obtention de visas pour des ressortissants principalement européens qui se sont rendus en Iran ces cinq dernières années ou encore des irruptions liées aux réactions iraniennes suite aux exactions saoudiennes contre la minorité chiite à l’instar de l’exécution samedi d’un membre respecté du clergé chiite saoudien, Al-Nimr. Cependant le besoin d’Iran est tel aujourd’hui, ne serait-ce que dans son rôle contre Daech, que tant l’occident que les iraniens feront tout pour empêcher les dérapages. 2016 sera donc l’année qui marquera le retour dans le concert des nations de ce pays après des années d’ostracisme.</strong></p>
<p><strong>5 &#8211; Obliger l&rsquo;Arabie-Saoudite et les pays du Golfe à sortir de leur hypocrisie sur leurs relations, principalement avec les groupes djihadistes</strong></p>
<p>Depuis plusieurs décennies, l&rsquo;Arabie-Saoudite et les pays du Golfe constituent des alliés occidentaux au Moyen-Orient, aussi bien sur le plan économique, commercial, énergétique que dans la lutte contre le terrorisme. Mais sur ce dernier point, ces pays jouent un double jeu, finançant en grande partie les groupes djihadistes qui sévissent au Moyen-Orient, en Afrique et également en Asie, au nom de l&rsquo;idéologie wahhabite.</p>
<p>Alexandre del Valle : Nous avons des moyens de pression sur l&rsquo;Arabie-Saoudite, notamment en matière de sécurité. Les Occidentaux et les Etats-Unis sont les garants de la sécurité du pays depuis 1945, en échange d&rsquo;un approvisionnement en pétrole produit à faible coût et de bonne qualité. On pourrait donc menacer les Saoudiens de rendre caduque ce pacte « sécurité contre pétrole » établi en 1945 entre Roosevelt et Ibn Saud, et donc de ne plus assurer la sécurité de l&rsquo;Arabie-saoudite contre des pays qui la menace, comme l&rsquo;Iran.</p>
<p>Quant au Qatar, celui-ci cherche à améliorer son image avec la télévision et l&rsquo;acquisition d&rsquo;un certain nombre de fonds et participations dans des sociétés occidentales en vue. Il faudrait donc que nos chefs d&rsquo;Etat aient la décence de ne plus accepter les investissements du Qatar dans nos sociétés (ce qui n&rsquo;est pas du tout préjudiciable pour l&#8217;emploi et notre économie), et de ne plus donner de fréquences d&rsquo;émission à Al-Jazeera qui est le véritable instrument du soft power du Qatar. Surtout que le Qatar a autant besoin de son soft power que nous du pétrole et de son gaz, si ce n&rsquo;est plus; car les Occidentaux pourraient tout à fait se tourner vers le gaz iranien ou turcophone de la Caspienne. Il y a donc des moyens de pression sur ces pays, mais nous ne les utilisons jamais parce que nous avons des hommes politiques qui sont islamiquement corrects, qui font des conférences à 150 000 euros au Qatar ou ailleurs, et qui sont donc personnellement engagés vis-à-vis de ces Etats.</p>
<p><strong><br />
6 &#8211; L&rsquo;Europe doit avoir des relations plus saines avec la Turquie, notamment en ce qui concerne l&rsquo;adhésion à l&rsquo;Union européenne, mais également sur la question des réfugiés et la lutte contre l&rsquo;Etat islamique</strong></p>
<p>Au cours des derniers mois, la crise des réfugiés a révélé les problèmes de collaboration existant entre l&rsquo;Union européenne et la Turquie, cette dernière exigeant une aide financière accrue des pays européens.</p>
<p>Pour convaincre davantage la Turquie, l&rsquo;Union européenne a décidé la reprise des négociations du pays à l&rsquo;Union. Une politique basée sur le chantage qui ne peut plus continuer, notamment au regard du soutien apporté par la Turquie à la survivance économique de l&rsquo;Etat islamique.</p>
<p>Alexandre del Valle : Il ne faut pas mélanger la question de l&rsquo;adhésion à l&rsquo;Union européenne et celle des réfugiés car l&rsquo;on tombe dès lors dans une politique basée sur le chantage. Cette politique est sans fin. En envahissant Chypre et en ne respectant aucune des conventions internationales régissant le statut de l&rsquo;île, en violant chaque jour l&rsquo;espace maritime et aérien de la Grèce, en refusant les frontières avec la Grèce et Chypre, en utilisant les réfugiés comme un moyen de racketter les Etats européens comme le faisaient auparavant Kadhafi, et en faisant le jeu de Daesh (car sans la Turquie, Daesh ne peut pas vendre ses différents trafics), la Turquie a prouvé qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas solidaire des instances occidentales. Menacer la Turquie d&rsquo;exclusion de l&rsquo;OTAN ou d&rsquo;autres organisations internationales permettrait d&rsquo;obtenir un certain résultat. Les Turcs font croire que nous avons besoin d&rsquo;eux, mais eux aussi ont besoin de nous, notamment en matière d&#8217;emploi : rappelons que la Turquie produit de nombreuses voitures européennes.</p>
<p>Depuis quelques mois, les langues se sont déliés à propos de la Turquie et il est temps désormais de dire à ce pays que le racket n&rsquo;est pas la solution : la relation doit être donnant-donnant. Depuis l&rsquo;ouverture des négociations à l&rsquo;adhésion, je ne cesse de dire qu&rsquo;il n&rsquo;aurait jamais fallu leur promettre une adhésion dont personne ne veut véritablement. Tout le monde fait croire qu&rsquo;on relance un processus alors que de chaque côté, tout le monde sait que ce processus est presque impossible à réaliser. C&rsquo;est un jeu de menteurs réciproque. Comme le disait récemment Poutine, « le meilleur moyen d&rsquo;être respecté, c&rsquo;est de ne pas faire de faux-semblants et d&rsquo;avouer clairement à son interlocuteur quels sont ses intérêts ». Les Etats n&rsquo;ont pas d&rsquo;états d&rsquo;âme ou de sentiments, mais des intérêts : coopérer lorsque les intérêts convergent, ne pas le faire dans le cas contraire. L&rsquo;honnêteté permettrait d&rsquo;assainir les relations avec la Turquie. Ce qui énerve le plus les Turcs, c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;ait jamais osé leur dire que la Turquie n&rsquo;a aucune vocation à intégrer l&rsquo;Union européenne car la Turquie ne partage pas les valeurs de l&rsquo;Europe : elle est actuellement tournée vers le Moyen-Orient et l&rsquo;Asie, avec cette volonté de rétablir le califat ottoman. Le problème de l&rsquo;Union européenne, c&rsquo;est qu&rsquo;elle veut intégrer tout le monde, ce qui irrite la Russie et les Turcs. Le fait que l&rsquo;Union européenne soit, malgré tout, un empire souhaitant s&rsquo;élargir à tout son voisinage est un facteur déstabilisant; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui a déstabilisé le kémalisme en Turquie : depuis que l&rsquo;Union européenne a promis l&rsquo;adhésion de la Turquie, notamment avec des mesures démocratiques, ceci a donné une légitimité à Erdogan pour se débarrasser des structures militaires laïques kémalistes, et donc favoriser la réislamisation de la Turquie.</p>
<p><strong>7. Mettre en œuvre une coalition pour gérer le cas libyen, et parvenir notamment à la mise en place d&rsquo;un gouvernement d&rsquo;unité nationale</strong></p>
<p>Depuis l&rsquo;intervention militaire occidentale de 2011 et le renversement de Kadhafi, la Libye est profondément déstabilisée. Outre les divisions politiques qui rendent le pays ingouvernable, celui-ci est devenu un terrain d&rsquo;action et d&rsquo;opération de groupes djihadistes comme l&rsquo;Etat islamique.</p>
<p>Alexandre del Valle : L&rsquo;attitude des Etats-Unis visant à mettre à l&rsquo;écart l&rsquo;Egypte a été très préjudiciable. Il aurait fallu intégrer dans une vaste coalition l&rsquo;Egypte, ainsi que tous les autres pays de la région partageant les mêmes intérêts que les Occidentaux dans la lutte contre l&rsquo;islamisme radical. L&rsquo;Egypte était d&rsquo;ailleurs prête à intervenir pour mettre hors d&rsquo;état de nuire un certain nombre de groupes djihadistes. Dans ces conditions, on aurait pu associer, en plus de l&rsquo;Egypte qui a une armée performante, les Emirats arabes unis qui disposent de moyens financiers importants. Or, les Américains ont envenimé les relations avec l&rsquo;Egypte qui s&rsquo;est tournée vers la Russie.</p>
<p>Il est temps que les Occidentaux arrêtent de traiter tous les pays musulmans, qui ne sont pas islamistes, de pays dictatoriaux : depuis une vingtaine d&rsquo;années, on se rend compte que les Occidentaux démantèlent uniquement les pays musulmans relativement laïcs et veulent mettre au pouvoir des soi-disant démocrates qui, en fait, sont des Frères musulmans. Il faut réunir le plus de partenaires possible dans le cadre de cette coalition afin de ramener l&rsquo;ordre en Lybie, en éradiquant les mouvements djihadistes les plus fondamentalistes. Néanmoins, la tâche de parvenir à un gouvernement d&rsquo;unité nationale s&rsquo;avère difficile : il s&rsquo;agit de parvenir à réunir des anciens kadhafistes, des berbères anti-islamistes, des islamistes modérés et des islamistes radicaux. Sans associer l&rsquo;Egypte et les pays arabes qui ont intérêt à éradiquer la mouvance islamiste, cela va être encore plus difficile. Quand on considère les avancées de Daesh en Lybie, qui a pris le contrôle de plusieurs parties du littoral, ce qui menace directement l&rsquo;Union européenne, une intervention militaire en Libye contre Daesh s&rsquo;annonce indispensable.</p>
<p><strong>8- L&rsquo;urgence de coordonner la lutte anti-terroriste entre les différents pays européens.</strong></p>
<p>En novembre, Paris était frappé par des attentats terroristes. Quelques jours plus tard, on apprenait que des terroristes belges avaient également participé aux attentats du 13 novembre. Un des nombreux exemples qui illustrent l&rsquo;urgence d&rsquo;une politique anti-terroriste unie sur le front européen.</p>
<p>Jean-Charles Brisard : Les outils préventifs et répressifs de la lutte antiterroriste à l’échelle européenne pourraient être renforcés dans trois domaines essentiels :</p>
<p>Le choix de la suppression des frontières intérieures aurait dû aller de pair avec le renforcement des contrôles aux frontières extérieures, or il n’en est rien, les attentats de Paris l’ont rappelé. Il est donc indispensable de modifier l’article 7-2 du code frontières Schengen pour instituer des contrôles systématiques aux frontières extérieures pour les ressortissants de l’espace Schengen (seuls les ressortissants des pays tiers sont aujourd’hui soumis à des vérifications approfondies de manière systématique). Il sera également nécessaire d’étendre l’automatisation du screening aux frontières, 27% des Etats membres n’en disposent toujours pas.</p>
<p>Face à une menace terroriste transnationale et commune, il est devenu urgent de créer au sein d’Europol ou d’une autre instance européenne une véritable plateforme d’échange d’information en temps réel permettant à tous les Etats de consulter les bases nationales des personnes à risque ou des individus recensés comme djihadistes. Pour être efficace, l’échange systématique d’information doit inclure les passagers des vols intra et extra-communautaires (projet de PNR européen dont l’adoption est prévue en 2016), mais également les passagers de transports terrestres et maritimes.</p>
<p>Outre l’échange d’information opérationnelle, des avancées pourraient être réalisées visant à l’adoption du projet de parquet européen et conférant un rôle beaucoup plus opérationnel au coordinateur de l’UE pour la lutte antiterroriste. Enfin l’harmonisation des législations relatives à la prévention et la répression du terrorisme est une nécessité pour assurer une action commune.</p>
<p><strong>9 &#8211; Immigration : accepter de débloquer des fonds pour les aider dans leur pays d&rsquo;origine plutôt que de les faire venir en Europe</strong></p>
<p>L&rsquo;afflux massif de réfugiés en Europe ces derniers mois a révélé les difficultés d&rsquo;accueil auxquels sont confrontés les pays européens, mais également l&rsquo;absence de cohésion européenne dans la réponse à apporter à ce problème.</p>
<p>Jacques Barou : Cette décision a déjà été essayée par le HCR (Haut-Commissariat aux réfugiés) dans les années 1975-1980 : des camps avaient été installés dans les pays voisins des 3 pays d&rsquo;Indochine qui ont évolué vers des régimes totalitaires, faisant fuir un nombre important de personnes. Cela avait évité à un nombre significatif de personnes de se lancer à l&rsquo;aventure vers des pays trop lointains, une entreprise souvent risquée; néanmoins, cela n&rsquo;a pas empêché le phénomène des boat people. Pour que cette solution soit efficace, il faut une action militaire afin de sécuriser une partie du territoire, et ce grâce aux casques bleus, dont la mission serait de garantir la protection des populations locales face aux bombardements. Ces lieux seraient ainsi placés temporairement sous la protection de la communauté internationale, réservés uniquement aux populations civiles ; il n&rsquo;y aurait donc plus de possibilités pour les autorités locales de continuer à massacrer les populations.</p>
<p>Cette solution permettrait également à la population civile de se regrouper dans des conditions meilleures que celles que l&rsquo;on connaît actuellement au Liban ou en Jordanie. Plutôt que l&rsquo;établissement de camps, on pourrait également songer à mettre cela en place dans des villes déjà existantes, qui connaissent une situation de calme, et pas trop vastes pour pouvoir être facilement contrôlables, où les gens pourraient continuer à vivre normalement. Il serait alors possible d&rsquo;offrir de meilleures conditions aux personnes concernées, avec des écoles, des services de santé, des réseaux de distribution alimentaire ; on pourrait envisager même la mise en place d&rsquo;activités salariales et de production. Cela me paraît être le meilleur moyen pour éviter que de nombreuses personnes se lancent à corps perdu en direction de pays lointains qui, d&rsquo;ailleurs, n&rsquo;ont pas forcément la volonté, ni les moyens de les accueillir, ou qui le feront mais dans des conditions très précaires ,ce qui n&rsquo;aura aucune influence positive dans le cadre de leur intégration éventuelle par la suite. Mettre cette solution en place suppose beaucoup de lobbying au niveau de l&rsquo;ONU, mais également un renforcement des moyens militaires de l&rsquo;organisation. Il convient de préciser que cette solution ne serait pas plus coûteuse que celle qui consiste à laisser les gens venir dans des conditions déplorables et à les accueillir ensuite, en les maintenant dans une oisiveté contrainte pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.<br />
<strong><br />
10 &#8211; Réussir le débat sur l&rsquo;identité nationale et le vivre ensemble</strong></p>
<p>Les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis n&rsquo;ont pas exacerbé les tensions entre communautés musulmanes et le reste de la population. Néanmoins, les récents évènements en Corse pourraient faire craindre un changement de la situation.</p>
<p>Guylain Chevrier : L&rsquo;identité nationale bien comprise est au fondement de tout vivre ensemble harmonieux. Cette identité a à voir avec la définition de la Nation, qui est un de nos plus beaux et essentiels acquis, communauté d&rsquo;histoire, de culture, de valeurs de de principes sur lesquels la volonté de s&rsquo;associer est venue dépasser les différences d&rsquo;origines, de couleurs, de religions. C’est cette volonté de s’associer qu’il s&rsquo;agit de bien poser, qui ne réside pas que dans des droits mais aussi dans des devoirs, sous le signe de notre République indivisible, laïque démocratique et sociale, qui précède l’affirmation du principe d’égalité de tous devant la loi, dans notre Constitution (Art. 1er).</p>
<p>La Charte des droits et devoirs du citoyen Français (Décret n° 2012-127 du 30 janvier 2012), qui renferme les principes et valeurs, explication des attributs et symboles de la République, Liberté-Egalité-Fraternité, devrait être au programme de toutes les écoles de France pour énoncer à côté des droits, politiques, civiques et sociaux, les exigences intangibles et incontournables qui en sont indissociables, fréquemment oubliées, tel le respect des droits d’autrui ou la responsabilité commune de nos libertés. Cette Charte est la référence à l’apprentissage de ce qui conditionne l’acquisition de la nationalité dans le Code civil. Malheureusement, Monsieur Ayrault, lorsqu&rsquo;il était Premier ministre, a remplacé le questionnaire à choix multiple s’inspirant de cette dernière, qui permettait d’évaluer l’adhésion du candidat à devenir Français, par un simple entretien, contribuant à banaliser cet acte essentiel. On pourrait souhaiter que l’on revienne à une plus haute conception d’être Français et de le devenir, en donnant toute sa place dans notre culture commune au rôle de promotion de notre identité que joue cette très belle Charte des droits et devoirs du citoyen Français.</p>
<p>Article issu d&rsquo;<a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/actes-plutot-que-voeux-10-decisions-qui-pourraient-faire-difference-dossiers-brulants-2016-amir-aslani-ardavan-florent-2518618.html/page/0/1">Atlantico</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interview sur Grand Soir 3</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-sur-grand-soir-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2015 12:20:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Sur le plateau du Grand Soir 3, mardi 14 juillet, Ardavan Amir-Aslani revient sur l&#8217;accord concernant le nucléaire iranien.<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/interview-sur-grand-soir-3/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Sur le plateau du Grand Soir 3, mardi 14 juillet, Ardavan Amir-Aslani revient sur l&rsquo;accord concernant le nucléaire iranien.</p>
<p style="text-align: justify;">Ardavan Amir-Aslani, avocat, spécialiste du Moyen-Orient, est l&rsquo;invité du Grand soir 3 mardi 14 juillet après que l&rsquo;Iran et les Occidentaux aient enfin conclu un accord sur le nucléaire iranien. Pour lui, « on voit aujourd&rsquo;hui sur la question iranienne, ce qui s&rsquo;est passé avec l&rsquo;affaire cubaine : des négociations confidentielles, discrètes, avant que ce ne soit rendu public, avec l&rsquo;éclat que l&rsquo;on connaît aujourd&rsquo;hui ».<br />
Vérifier que les Iraniens vont s&rsquo;en tenir</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, il s&rsquo;agit là d&rsquo;un accord, pas d&rsquo;un témoignage d&rsquo;amour. Il s&rsquo;agit avant tout pour la communauté internationale de se doter d&rsquo;un arsenal juridique et de moyens économiques permettant de vérifier que les Iraniens vont se tenir à ce à quoi ils se sont engagés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ardavan Amir-Aslani affirme par ailleurs que Netanyahu « n&rsquo;est pas crédible sur ces questions là ». Mais Israël peut toujours jouer un rôle néfaste dans cette affaire parce que l&rsquo;accord, du moins en ce qui concerne les États-Unis, reste à être approuvé par le Congrès qui dispose à partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui de 60 jours, 60 jours pendant lesquels les groupes de pression vont intervenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Visionnez l&rsquo;interview dans son intégralité <a href="http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/nucleaire-iranien/accord-nucleaire-israel-peut-toujours-jouer-un-role-nefaste_999173.html">ICI</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un pas fondamental franchi vers la paix</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/un-pas-fondamental-franchi-vers-la-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2015 13:45:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Ardavan Amir-Aslani nous explique ce que vaut l&#8217;accord sur le nucléaire iranien trouvé à Lausanne. Ecoute disponible sur Europe 1<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/un-pas-fondamental-franchi-vers-la-paix/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Ardavan Amir-Aslani nous explique ce que vaut l&rsquo;accord sur le nucléaire iranien trouvé à Lausanne.</p>
<p>Ecoute disponible sur Europe 1 <a href="http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/europe-1-vous-repond/videos/un-pas-fondamental-franchi-vers-la-paix-2418003">ICI</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2013 09:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[Genéve]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.amir-aslani.com/?p=586</guid>

					<description><![CDATA[Après dix ans de bras de fer, les Occidentaux sont finalement parvenus à un accord intérimaire avec la République islamique<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/moyen-orient/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div></div>
<div><strong>Après dix ans de bras de fer, les Occidentaux sont finalement parvenus à un accord intérimaire avec la République islamique d’Iran au sujet du nucléaire. Un plan d’action qui pave la voie à une redistribution des cartes dans la région, sur fond de  rapprochement entre Téhéran et Washington. Analyse.</strong></div>
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<p style="text-align: justify;">«Un accord historique». C’est par ces mots que la plupart des grandes puissances occidentales se sont félicitées, dimanche au petit matin, de l’accord intérimaire, enfin signé, entre le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et l’Iran, réunis à Genève. Mines fatiguées mais réjouies, les diplomates européens comme iraniens ne cachaient pas leur satisfaction. Depuis le coup de fil surprise de Barack Obama au nouveau président iranien, Hassan Rohani, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, fin septembre, tout s’est accéléré. Les réunions à Genève se sont succédées, tel un épuisant marathon diplomatique.<br />
Après dix ans de négociations et de pressions infructueuses sur le dossier du nucléaire iranien, un accord intérimaire de six mois aura finalement été trouvé dans la nuit de samedi à dimanche. Il prévoit, dans les grandes lignes, le ralentissement du programme nucléaire militaire de la République islamique. En échange, Téhéran obtient une légère mais substantielle levée des sanctions économiques qui étouffent le pays.</p>
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<p style="text-align: justify;">Dans le détail, le «plan d’action conjoint», arraché à Genève au terme de cinq jours de discussions intenses, prévoit un arrêt de l’enrichissement de l’uranium à 20%. L’Iran s’engage ainsi à retenir la moitié de son stock d’uranium existant enrichi à 20% en oxyde d’uranium pour fabriquer du combustible destiné à la recherche nucléaire civile iranienne. Le stock restant devra être dilué à moins de 5%. Dans le texte, Téhéran annonce aussi qu’il «n’enrichira pas d’uranium à plus de 5% pendant six mois». Quant aux activités des usines de Natanz, Fordow et celles du réacteur à eau lourde d’Arak − qui utilise du plutonium −, elles sont tout simplement stoppées… en tout cas pour six mois.<br />
La République islamique s’engage aussi à «ne pas ouvrir de nouveaux sites d’enrichissement» et à «ne pas construire d’installations capables de retraitement». Autre point-clé de ce plan, l’accord des deux parties sur une «surveillance accrue, effectuée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se verra communiquer, dans le détail, les plans des installations nucléaires, ainsi qu’une description de chaque bâtiment dans chaque site nucléaire». Les experts de l’AIEA bénéficieront également d’un «accès quotidien (…) et sans annonce préalable aux sites de Fordow et Natanz», tandis que «des données actualisées seront livrées sur le fonctionnement du réacteur d’Arak». Voilà pour les engagements iraniens.<br />
Du côté des six grandes puissances signataires de l’accord, on s’engage à alléger les sanctions prises au fil des années contre Téhéran.<br />
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<p style="text-align: justify;"><strong>Le chemin sera long</strong><br />
L’Iran obtient ainsi la «suspension des efforts pour réduire davantage les ventes par l’Iran de pétrole brut, permettant aux clients actuels du pays de continuer d’acheter en moyenne les mêmes volumes». Les Etats-Unis apportent leur pierre à l’édifice en «suspendant les sanctions sur l’industrie automobile de l’Iran et sur les services qui y sont liés». L’Union européenne, comme le Conseil de sécurité et l’Administration américaine, s’engagent à ne pas prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran, pendant la durée de l’accord. Le régime des mollahs obtient également des 5+1 l’établissement d’un système de financement permettant le commerce humanitaire pour satisfaire les besoins de l’Iran. Le secteur de l’or et des métaux  précieux − comme les services qui y sont liés −, les exportations pétrochimiques iraniennes voient aussi les sanctions en cours suspendues. L’Iran se voit autorisé à effectuer des réparations et des inspections pour certaines compagnies aériennes nationales. Sur un autre volet, le plan autorise Téhéran à payer les bourses d’études de ses étudiants à l’étranger pour 400 millions de dollars.<br />
Preuve si l’on en doutait encore que cet accord n’est que la première étape d’un long cheminement, la plupart des sanctions américaines et onusiennes, commerciales et financières, resteront en vigueur pendant la durée de l’accord. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, l’a lui même rappelé, «95% des sanctions se maintiendront». Toutefois, Téhéran devrait parvenir à récupérer une partie substantielle des 45 milliards de dollars d’avoirs, bloqués dans différentes banques mondiales.</p>
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<p style="text-align: justify;">Thierry Coville, chercheur spécialiste de l’Iran à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), estime que «cet accord prend en compte les intérêts des deux parties». L’important, note-t-il, c’est «qu’un peu de confiance a été rétablie mais le chemin reste long». <strong>Ardavan Amir-Aslani, spécialiste du Moyen-Orient et auteur d’un livre au titre visionnaire Iran/ Etats-Unis, les amis de demain ou l’après-Ahmadinejad, estime qu’«en tout état de cause il s’agit d’un accord intérimaire qui ne vise qu’à procurer du temps aux parties afin qu’elles puissent négocier sur les six mois à venir un accord définitif».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Très précis, l’accord trouvé à Genève n’en reste pas moins sujet à interprétations. Depuis Washington, Barack Obama a estimé qu’«aujourd’hui, la diplomatie a ouvert une nouvelle voie vers un monde plus sûr, un futur dans lequel nous pourrons vérifier que l’Iran a un programme nucléaire pacifique, et qu’il ne peut pas se procurer l’arme atomique». Tout en ajoutant que «si l’Iran ne respecte pas totalement ses engagements pendant cette phase de six mois, nous mettrons fin à l’allègement des sanctions et augmenterons la pression», sans doute pour calmer la colère israélienne.<br />
Côté iranien, l’accord de Genève signifie, avant toute chose, la reconnaissance internationale du droit iranien à l’enrichissement nucléaire. Hassan Rohani, qui célébrait opportunément les cent jours de son arrivée au pouvoir, a qualifié mardi cet accord de «la plus grande victoire diplomatique» et espéré que les sanctions seraient levées, «pas à pas», au terme d’un accord global. Là où les Occidentaux souhaitaient un démantèlement du programme nucléaire de l’Iran, ils n’auront obtenu qu’un gel. Et les Iraniens, que pas un gramme d’uranium enrichi ne quittera le territoire iranien.<br />
Au-delà de cet accord apparaît en filigrane, un véritable tournant dans les relations américano-iraniennes. D’ennemis jurés depuis la révolution islamique de 1979, les deux pays reprennent langue, comme l’a prouvé la tenue de négociations secrètes entre Washington et Téhéran, et ce, depuis huit mois. La journaliste d’al-Monitor, Laura Rosen, a ainsi révélé sur son blog The Back Channel, que des discussions avaient été menées par William Burns, vice-secrétaire d’Etat américain, Jake Sullivan, conseiller pour la sécurité nationale de Joe Biden, le vice-président des Etats-Unis, et Puneet Talwar, spécialiste de l’Iran, de l’Irak et des affaires du Golfe persique à la Sécurité nationale, avec des responsables iraniens depuis le début 2013. Alors que Mahmoud Ahmadinejad était toujours au pouvoir et avant même que le nom de Hassan Rohani ne circule comme possible présidentiable.<br />
Les rencontres, au nombre de cinq au moins, ont débuté à Mascate, Oman. Le sultanat avait par le passé, fait office d’intermédiaire entre les deux pays dans l’affaire des trois randonneurs américains détenus en Iran depuis 2009. Ces négociations bilatérales secrètes auraient, selon des officiels américains, été cruciales pour aboutir à l’accord signé le 23 novembre. D’autant qu’elles ont été engagées avec la bénédiction du Guide suprême Ali Khamenei, à qui le prédécesseur de Mohammad Javad Zarif aux Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, avait soumis un courrier recommandant «de vastes discussions avec les Etats-Unis».<br />
Au final, ces négociations parallèles ne sont pas si surprenantes. Lors de son arrivée à la Maison-Blanche, Barack Obama avait signifié la rupture avec la politique de George W. Bush et tendu la main vers l’Iran. Une attitude qui n’est pas sans rappeler celle initiée par certains néoconservateurs américains, au lendemain des attentats du 11 septembre. Déjà à l’époque, des contacts avaient été engagés entre les deux pays, avec l’objectif d’opérer un grand basculement, qui n’aura finalement pas eu lieu.<br />
Hormis le dossier nucléaire, ces négociations secrètes ont aussi abordé bon nombre d’autres sujets cruciaux. <strong>Dont «celui du rétablissement des relations diplomatiques entre l’Iran et les Etats-Unis, interrompues depuis 1980, et celui du rôle de l’Iran dans la région après son retour dans le concert des nations», juge Ardavan Amir-Aslani.</strong><br />
<strong>Le nouvel ordre iranien</strong><br />
Parmi les enjeux, figurent notamment «les crises régionales, avec la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan, ainsi que les échanges économiques», souligne Thierry Coville. «Les Etats-Unis espèrent trouver en Iran la puissance régionale qui pourra travailler avec eux pour stabiliser la région. Du côté américain, on veut tourner la page des années Bush, marquées par des engagements militaires très coûteux, et développer une politique d’influence plus efficace que par le passé», analyse le chercheur. <strong>Idem pour Amir-Aslani qui estime que «Washington sait qu’il ne peut y avoir de retrait américain de l’Afghanistan ni de paix en Irak ou en Syrie sans le soutien de l’Iran»</strong>. Les Américains compteraient sur les Iraniens pour faciliter le retrait de leurs troupes d’Afghanistan, dès la fin 2014. Notamment en sécurisant les zones frontalières.</p>
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<p style="text-align: justify;">Concernant l’Irak, Washington comme Téhéran travailleraient à consolider le pouvoir en place et surtout à éviter que le pays n’éclate.<br />
Autre dossier, et non des moindres: la Syrie. La signature de l’accord intervient à point nommé, alors que la conférence de  Genève II est annoncée pour le 22 janvier. La Russie souhaite déjà que l’Iran y participe. La chose n’est pas encore acquise, côté américain, même s’ils sont convaincus du rôle incontournable de l’Iran à ce sujet. A cela s’ajoute le fait que le dossier syrien reste pour l’heure, la chasse gardée des Pasdarans, beaucoup moins enclins aux concessions à tout crin.<br />
Autres sujets de contentieux, selon Thierry Coville, le soutien de l’Iran au Hezbollah, ou la position du régime vis-à-vis d’Israël. <strong>Ardavan Amir-Aslani ajoute à cela «l’enjeu des quelque quarante milliards de dollars d’avoirs iraniens bloqués aux Etats-Unis depuis la révolution iranienne». «Il y a aussi la question des sanctions frappant le secteur pétrolier iranien, ainsi que celles ayant entraîné la coupure du système bancaire iranien du système mondial. Sans oublier le patrimoine immobilier iranien gelé aux Etats-Unis ou encore le sort de l’ancien agent du FBI porté disparu en Iran», rappelle-t-il</strong>.<br />
Le rapprochement irano-américain, serait aussi, selon cet expert, lié à d’autres impératifs. <strong>«L’indépendance énergétique américaine prévue à l’horizon 2017 et sa prochaine qualité de pays exportateur de pétrole font que Washington a, de plus en plus, tendance à regarder les pétromonarchies du Golfe persique comme des concurrents et plus comme fournisseurs pétroliers indispensables. Obama n’a jamais caché que son mandat allait marquer un ‘‘pivot vers l’Asie’’</strong>. Les réserves minières de l’Iran et celles de l’Irak, c’est-à-dire le pétrole chiite, dépassent les réserves pétrolières des pays arabes sunnites», explique-t-il. «Globalement, il va y avoir un basculement américain du sud du Golfe persique vers le nord. Les Américains ont compris que le conflit de civilisation qui les menaçait n’était pas avec l’islam chiite mais avec l’islam sunnite dans sa version wahhabite. Ils se souviennent des quinze Saoudiens qui ont détruit les Twins Towers à New York en 2001. Enfin, l’Amérique a besoin de la puissance iranienne pour contenir la Chine et limiter son accès aux gisements d’hydrocarbures du Moyen-Orient».<br />
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<p style="text-align: justify;">La région est donc à l’aube de grands bouleversements. <strong>«La cartographie des pouvoirs sera modifiée», analyse Amir-Aslani. «C’est un retour vers les années 70 où la région était marquée par une alliance forte entre Washington et Téhéran. Les pétromonarchies qui s’étaient habituées à être seules récipiendaires du soutien de Washington devront se contenter de la deuxième place. Les pays chiites, minoritaires dans l’islam, deviendront dominants».</strong> Si la dimension économique n’est pas négligeable (voir encadré), <strong>Ardavan Amir-Aslani estime que c’est surtout «une nouvelle alliance politique qui se dessine. L’Amérique va compter sur l’Iran pour tenir le Moyen-Orient et y restaurer l’ordre. Un ordre iranien»</strong>, juge-t-il. Au détriment des pays arabes du sud du Golfe persique, comme l’Arabie saoudite, mais aussi la Turquie, qui pourrait être obligée de revoir ses ambitions de leader incontournable dans la région, à la baisse. Cela pourrait aller plus vite que prévu. <strong>«Souvenons-nous de la Birmanie, qui est passée en dix-huit mois, du statut de paria à celui d’allié militaire des Etats-Unis dans le Pacifique. Le retour de l’Iran suivra le même calendrier», prédit Amir-Aslani.  </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un eldorado pour le business?</strong><br />
La dimension économique de l’accord entre l’Iran et les 5+1 est non négligeable. La levée partielle des sanctions internationales devrait avoisiner les six à sept milliards de dollars. Une vraie bouffée d’air frais pour l’économie iranienne.<br />
<strong>En outre, un retour de l’Iran dans le système économique international serait, selon Amir Ardavan-Aslani, «le plus grand ajout depuis l’incorporation des pays du bloc de l’Est après la chute de l’URSS». «Les besoins iraniens en investissements se chiffrent à plus de 300 milliards de dollars».</strong> Une vraie manne que les entreprises américaines comme européennes ne comptent pas laisser passer.<br />
Dans Le Figaro, Georges Malbrunot, qui cite une source du Golfe, écrit que «les Iraniens auraient promis une centaine de milliards de dollars d’affaires aux sociétés américaines». En lice, Boeing, qui «lorgnerait le très lucratif marché des dizaines d’avions d’Iran Air à remplacer». General Motors serait aussi en embuscade, ainsi qu’Exxon ou Chevron pour la filière pétrolière et gazière. Côté  européen, les constructeurs français Peugeot et Renault, mais aussi Total, sont sur les rangs. La Grande-Bretagne et l’Allemagne ne sont pas en reste.<br />
Le vice-ministre iranien des Transports, Ali Mohammad Nourian, a déjà annoncé que plusieurs compagnies aériennes américaines souhaitaient organiser des vols directs à destination de Téhéran.</p>
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<p><strong>Jenny Saleh</strong></p>
<p>Article isssu du l&rsquo;<a href="http://magazine.com.lb/">Hebdo Magazine</a>.</p>
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