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	<title>Géopolitique &#8211; Amir Aslani</title>
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	<description>Éclairages et réflexions</description>
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		<title>Le Liban à la croisée des chemins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 09:03:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/le-liban-a-la-croisee-des-chemins/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Confronté à une crise économique sans précédent marquée par une inflation galopante, le pays du Cèdre se remet laborieusement de l’offensive israélienne contre le Hezbollah qui s’est soldée par un cessez-le-feu le 27&nbsp;novembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fraîchement élu en janvier 2025 après plus de deux ans de vacance présidentielle, Joseph Aoun s’était engagé auprès des Libanais à mener deux grands chantiers : redresser économiquement le pays et restaurer l’autorité de l’État en rendant à l’armée libanaise le monopole de la violence légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, le pays du Cèdre compte sur l’appui des États du golfe Persique et de Washington, dont il a impérativement besoin pour obtenir des financements internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Garants du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, les représentants américains enchaînent les déplacements au Liban depuis un mois. Lundi 21 juillet, l’envoyé spécial Tom Barrack entamait sa troisième visite pour accélérer le désarmement du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spectre d’une nouvelle guerre civile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, l’ambition jacobine du président Aoun se heurte à trois difficultés majeures : le refus des protagonistes d’appliquer sérieusement le cessez-le-feu, la crainte d’une nouvelle guerre civile et le retour du chaos syrien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah refuse de rendre son arsenal militaire. Ses députés ont fustigé la pression américaine, estimant que les Israéliens, en poursuivant leurs bombardements et en maintenant leurs troupes dans cinq positions du Sud-Liban, ne respectaient pas davantage l’accord de trêve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La classe politique libanaise est de son côté divisée sur la manière de procéder, entre ceux qui prônent un désarmement par la force s’il le faut et ceux, plus prudents, qui plaident pour un dialogue afin d’éviter que le pays ne bascule à nouveau dans la guerre civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient de ce risque, et malgré les pressions américaines qui réclament des actes concrets, le président Joseph Aoun, lors de sa visite au Bahreïn le 22 juillet, a rappelé vouloir agir avec “précaution afin de préserver l’unité du Liban et d’éviter toute atteinte à la paix civile”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque syrien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, côté syrien, les récents affrontements de Soueïda inquiètent au plus haut point l’exécutif libanais. La perméabilité de la frontière entre les deux pays, longue de plus de 300 kilomètres, fait craindre l’extension du chaos syrien sur le territoire libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant que le renvoi des détenus syriens, représentant plus de 30 % de la population carcérale libanaise, renforce les tensions entre les deux voisins. Le nouveau pouvoir de Damas exige leur retour immédiat alors que les autorités libanaises entendent bien garder en détention les auteurs de crimes de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la rencontre, à Djeddah, le 27 mars dernier, entre les ministres de la Défense libanais et syrien, l’Arabie saoudite, qui entend profiter du retour de ces pays dans le giron sunnite, pourrait de nouveau proposer ses bons offices pour faire avancer les négociations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner du temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les bombardements israéliens, les pressions américaines, l’instinct de survie du Hezbollah qui prend prétexte du chaos syrien pour conserver son arsenal, le nouveau président Joseph Aoun est condamné à gagner du temps pour préserver l’unité du pays et respecter à terme sa promesse de reconstruire l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/le-liban-a-la-croisee-des-chemins-127334/">Le nouvel Economiste</a> le 24/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<title>Syrie, une guerre civile renouvelée ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/syrie-une-guerre-civile-renouvelee/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sept mois après l’offensive éclair des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham qui a renversé le régime de Bachar al-Assad, la Syrie s’enlise dans la violence et les minorités en sont les premières victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Meurtri par treize ans de guerre civile, le pays est confronté à un engrenage de vengeances communautaires. Les nouvelles autorités, incapables d’assurer la sécurité du pays, sont dépassées par les milices qui les ont appuyées pour prendre le pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minorités décimées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en mars dernier, plus de 1 000 Alaouites – minorité dont est issu Bachar al-Assad – ont été massacrés dans la région côtière de l’est du pays, les enlèvements de femmes alaouites se multiplient, rappelant le terrible sort réservé aux femmes yézidies [minorité ethnique et religieuse kurdophone du nord de l’Irak, ndlr] par les bourreaux de Daech entre 2014 et 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juin dernier, ce sont les chrétiens qui ont été ciblés par un attentat sanglant contre l’Église grecque orthodoxe de Saint-Élie à Damas, faisant 25 morts et 63 blessés. D’abord attribué à l’État islamique, cet attentat a été revendiqué par le groupuscule terroriste “Saraya Ansar el-Sunna” qui, d’après les experts, serait composé d’anciens partisans de Hayat Tahrir al-Cham devenus dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la proportion de chrétiens en Syrie a drastiquement baissé depuis le début du conflit en 2011, passant d’environ 1,5 million à seulement 300 000 fidèles aujourd’hui, le patriarche orthodoxe d’Antioche a déclaré pendant la messe des victimes que le gouvernement du président Ahmed Al-Charra portait la responsabilité de ne pas protéger les minorités et que ses condoléances ne suffisaient pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affrontements et revirements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sud du pays est aussi confronté à de violents affrontements entre des tribus bédouines sunnites, la communauté druze et les forces gouvernementales, faisant plus de 500 morts depuis dimanche 13 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après être entrée mardi 15 juillet dans la ville de Soueïda, l’armée syrienne a été sommée de s’en retirer par Israël, qui a bombardé des sites des forces gouvernementales à Damas, affirmant protéger les minorités druzes tout en maintenant ses positions sur le Golan. Le président syrien, qui veut éviter un conflit ouvert avec Israël, s’est exécuté et a annoncé transférer “à des factions locales et des cheiks” druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’accord du 10 mars dernier entre Damas et les Kurdes pour l’intégration de ces derniers à l’administration syrienne n’est toujours pas appliqué. Mazloum Abdi, le dirigeant militaire des Kurdes, a renouvelé sa préférence pour une administration décentralisée, refusant de céder aux pressions américaines. Échaudés par le déchaînement de violence et le sort réservé aux minorités, les Kurdes, qui avaient noué des alliances de circonstance avec le régime d’Assad pour contenir les manœuvres militaires turques, rechignent à se désarmer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les États-Unis, méfiants jusqu’alors, conditionnaient leur appui à des garanties “d’inclusion”, la menace d’un chaos généralisé les conduit, pour rétablir l’ordre, à miser sur les islamistes qui ont investi le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affilié par le passé à Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Cham n’est plus considéré comme une organisation terroriste par le département d’État américain et le mandat d’arrêt contre son chef Ahmed al-Charaa – djihadiste relooké devenu président – est tombé. Les sanctions contre la Syrie ont été officiellement levées par Donald Trump à l’occasion de son déplacement en mai dernier dans les pétromonarchies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington est même revenu sur ce qui était jusqu’à présent sa ligne rouge&nbsp;: autoriser les 3 500 djihadistes étrangers à intégrer l’armée syrienne, afin qu’ils ne se jettent pas dans les bras de l’État islamique qui reconstitue ses forces dans certaines localités du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ne voient sans doute pas dans les nouvelles autorités syriennes des démocrates, mais ils espèrent éviter la désintégration de l’État syrien dont les conséquences géopolitiques seraient dramatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, rien n’indique pour le moment que ce pari puisse être gagné. Les nouvelles autorités syriennes disent vouloir réconcilier les Syriens pour obtenir la bénédiction de la communauté internationale, mais les faits sont têtus et trahissent pour l’instant leurs paroles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si la Syrie bascule à nouveau dans le chaos ou si la patience des Occidentaux et des États du golfe Persique avec le nouveau maître de Damas permet la stabilisation du pays. Mais à quel prix…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/syrie-une-guerre-civile-renouvelee-127151/">Le nouvel Economiste</a> le 17/07/2025</p>
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		<item>
		<title>Les Brics +, nouvelle alliance anti-US ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 13:03:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les 6 et 7 juillet derniers se tenait le 17e sommet des Brics&#160;+ à Rio, réunissant ses membres fondateurs, ses<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les 6 et 7 juillet derniers se tenait le 17e sommet des Brics&nbsp;+ à Rio, réunissant ses membres fondateurs, ses récents adhérents, des pays “associés” ainsi que plusieurs États “invités”. Les Occidentaux, longtemps habitués à distribuer les cartes, doivent à présent composer avec les Brics&nbsp;+ symbole d’un nouveau monde multipolaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Puissance économique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 2009 à l’initiative de la Chine, de la Russie, du Brésil et de l’Inde, le groupe s’est significativement élargi ces dernières années, représentant une véritable force d’attraction géopolitique sous-estimée par les observateurs européens. Après l’adhésion de l’Afrique du Sud en 2010, l’Iran, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Indonésie les ont rejoints en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’en 2000, les États-Unis et l’Union européenne représentaient respectivement 25 % et 22 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat (PPA), le rapport de force s’est, depuis, inversé. La part de l’Union européenne est tombée à 17 %, celle des États-Unis à 15 %, tandis que les Brics&nbsp;+ concentrent désormais 40 % du PIB mondial en PPA et la moitié de la population mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contournement du dollar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges commerciaux entre ses membres connaissent un bond sans précédent, au point d’amorcer le contournement du dollar en privilégiant des transactions en monnaie locale, à l’instar des échanges russo-chinois. Dans le sillage de ces nouvelles routes de la soie, la Chine a multiplié les accords bilatéraux d’échanges de devises. Pour cela, Pékin s’appuie aussi sur des partenariats commerciaux étroits. En mai 2025, Pékin et Brasilia ont renouvelé pour cinq ans leur accord d’échanges en devise locale. La Chine, premier partenaire commercial du Brésil depuis 2009, s’approvisionne massivement auprès de ce pays, devenu un véritable grenier alimentaire pour son marché intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux mesures douanières de Washington, les BRICS ont menacé de renforcer les mécanismes d’échange en monnaie locale, tout en écartant l’idée de créer une monnaie commune concurrente au dollar, à laquelle plusieurs membres — à commencer par l’Inde — restent opposés. L’organisation a aussi, à nouveau, réclamé une représentation plus équitable dans les structures internationales héritées de la Seconde guerre mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Force géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence des présidents russe, chinois, égyptien et iranien, ses membres sont parvenus à émettre des positions communes sur plusieurs dossiers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur déclaration finale, les dirigeants des Brics ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza et ont condamné l’intervention militaire en Iran. S’agissant du conflit ukrainien, l’organisation a embrassé la position de la Russie en ne mentionnant pas sa responsabilité mais en condamnant les attaques ukrainiennes contre des civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Brics ont aussi pris soin de ménager les États-Unis pour poursuivre leurs intérêts respectifs. Si ses membres ont vivement dénoncé les pressions douanières américaines, ils ont fait preuve de retenue en évitant d’attaquer frontalement Donald Trump. Ce zèle n’a pas eu l’effet escompté puisque le président américain a immédiatement menacé de nouveaux droits de douane les États “s’alignant sur les politiques antiaméricaines des Brics”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indispensable coopération américaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants des Brics&nbsp;+ ne peuvent faire abstraction de l’influence commerciale et géopolitique des États-Unis, dont la coopération demeure indispensable à la préservation de leurs intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À commencer par la Russie, qui a absolument besoin de la neutralité américaine pour isoler Zelensky et ses soutiens européens afin de pouvoir gagner un maximum de territoires avant un cessez-le-feu en Ukraine. La Chine qui, en valorisant son monopole sur les terres rares, a réussi à obtenir de Washington un accord-cadre sur les droits de douane, reste aussi prudente à l’approche de prochaines négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran de son côté est dans une position délicate. Deux semaines après la fin de “la guerre des douze jours”, le président iranien Massoud Pezeshkian a fait preuve de bonne volonté en se disant prêt à reprendre les négociations avec les États-Unis dans un entretien exclusif réservé à l’animateur américain Tucker Carlson, proche de Donald Trump. Ses déclarations ont déchaîné le camp conservateur iranien, laissant planer le doute sur une éventuelle reprise des pourparlers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, représenté par le prince Faisal au sommet de Rio, l’Arabie saoudite hésite encore à rejoindre l’organisation, craignant de froisser son allié outre-Atlantique avec qui elle a signé des accords commerciaux titanesques et dont elle a besoin impérativement pour développer son programme nucléaire civil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’émergence des Brics ne doit pas être lue comme une nouvelle guerre froide et le rétablissement de la logique des blocs, mais davantage comme l’avènement d’un monde multipolaire rééquilibré dans lequel les nations souveraines aspirent légitimement à la défense de leurs intérêts nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us-126979/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/les-brics-nouvelle-alliance-anti-us-126979/">Le nouvel Economiste</a>, le 10/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Freepik</p>
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		<item>
		<title>Iran &#8211; États-Unis, la reprise des négociations en suspens</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 17:00:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une semaine après l’annonce du cessez-le-feu entre Téhéran et Tel-Aviv, l’avenir du Moyen-Orient reste en suspens. Bien que respectée, cette paix demeure fragile. L’ampleur des dégâts causés par les raids américains sur les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan est encore méconnue et le doute plane quant à la véracité du transfert sur des sites cachés par les Iraniens de 400 kilos d’uranium hautement enrichi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, malgré ses déclarations contradictoires, Donald Trump espère profiter de l’affaiblissement de l’Iran pour le forcer à revenir à la table des négociations. La raison commanderait que l’Iran accepte pour obtenir enfin la levée des sanctions qui asphyxient son économie et sa population civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture de confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la reprise du dialogue s’avère plus délicate que jamais. Tout d’abord, la fragile confiance qui régnait entre Washington et Téhéran est rompue. Après s’être retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Donald Trump a renoué avec sa politique de pression maximale. Alors que les négociations achoppaient sur le fameux taux d’enrichissement d’uranium et qu’une nouvelle réunion américano-iranienne devait se tenir à Mascate, le président américain a privilégié une solution militaire, prenant à rebours sa base électorale à qui il avait promis la fin des expéditions militaires nébuleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes joutes verbales entre Washington et Téhéran n’ont rien arrangé. Alors que le guide suprême déclarait avoir infligé une “gifle cinglante” aux États-Unis, Donald Trump lui a répondu en se vantant d’être celui qui l’avait épargné d’une mort “affreuse”, déchaînant les partisans du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inflexibilité côté iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la classe politique iranienne était déjà divisée sur le bien-fondé des négociations avec les États-Unis, les frappes américaines ont renforcé l’intransigeance du camp conservateur. Ce dernier, prenant exemple sur le Pakistan, est désormais plus convaincu que jamais que le programme nucléaire est son assurance-vie pour sanctuariser son territoire et se maintenir au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que toutes les inspections demandées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont été refusées, le parlement iranien a approuvé un projet de loi visant à suspendre sa coopération avec l’agence onusienne. Le régime reproche à la résolution de l’AIEA du 12 juin 2025, accusant l’Iran de non-respect de ses obligations nucléaires, d’avoir servi de prétexte à Israël pour conduire son offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président iranien Masoud Pezeshkian, qui jusqu’à présent restait prudent et laissait une possibilité à la reprise du dialogue, a pourtant ratifié mercredi 2 juillet la suspension de cette coopération. Abbas Araghtchi, son ministre des Affaires étrangères, a rappelé à plusieurs reprises que l’Iran ne négocierait pas sous la menace de bombardements et a exigé des garanties de Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël fauteur de troubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, si Tel-Aviv a accepté le cessez-le-feu sous la pression des missiles iraniens, Benjamin Netanyahu, qui ne cesse de militer en faveur d’un changement de régime en Iran, risque de compliquer la reprise des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de ces obstacles, Washington et Téhéran parviendront-ils à surmonter l’hubris ? Donald Trump en a besoin s’il veut rester fidèle à ses engagements de campagne et obtenir le prix Nobel de la paix qu’il convoite tant. Quant à Téhéran, sa situation économique exsangue et la détresse de sa population l’obligeront sans doute à faire des concessions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-etats-unis-la-reprise-des-negociations-en-suspens-126864/">Le nouvel Economiste</a></em> le 03/07/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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		<item>
		<title>Iran, et maintenant ?</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 10:18:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&#160;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-et-maintenant/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du lundi 23 juin, 48&nbsp;heures après avoir lancé des raids aériens contre les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, Donald Trump a imposé avec difficulté un cessez-le-feu à Tel-Aviv et Téhéran, mettant un terme à l’escalade qui menaçait la stabilité régionale et mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un trop coûteux conflit pour tout le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Donald Trump multipliait jusqu’à présent les signaux contradictoires sur les buts de guerre de l’intervention israélienne à laquelle Washington a participé, ses dernières déclarations sont sans équivoques. Après avoir exhorté Israël et l’Iran à cesser immédiatement leurs attaques, le président américain a refusé catégoriquement de céder aux ambitions israéliennes de changement de régime qui “n’apportent que le chaos”, selon ses mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington, Téhéran et Tel-Aviv semblent avoir intégré qu’en dépit de leurs ambitions respectives, l’aggravation de ce conflit ne profite à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci est tout d’abord trop coûteux pour la propre popularité du président américain. Élu sur la promesse de rompre avec l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs, Donald Trump a absolument besoin de rassurer sa base électorale du mouvement MAGA – Make America Great Again – qui, voyant se dessiner un scénario similaire à celui de la guerre d’Irak de 2003, réclame la fin des hostilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran et Israël fragilisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En difficulté, le pouvoir iranien n’a pas eu d’autre choix que d’accepter le cessez-le-feu pour assurer sa survie et limiter les dégâts des frappes israéliennes qui ont fait plus de 600&nbsp;victimes. Israël pareillement, qui contrairement à ses attentes, ayant été incapable d’enrayer le lancement des missiles iraniens et ayant subi des dégâts très importants à ses infrastructures, ne pouvait pas non plus persévérer dans ce conflit. Alors que l’armée israélienne est parvenue très rapidement à contrôler l’espace aérien de Téhéran, l’arsenal balistique et les installations nucléaires iraniennes ont été gravement endommagés. Redoutant un embrasement qui lui aurait été coûteux, le pouvoir iranien a parfaitement calibré sa riposte en informant en amont Washington de ses frappes symboliques contre ses bases au Qatar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Israël, malgré la tentative de profiter de l’affaiblissement du régime iranien pour le renverser, le rappel à l’ordre brutal de Donald Trump l’a un peu plus isolé sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, comme rappelé, bien que la supériorité militaire de l’État hébreu soit indiscutable, cette guerre “préventive” a révélé les failles du Dôme de fer [le système de défense aérienne mobile israélien ndlr] qui n’est pas parvenu à intercepter des missiles iraniens, causant d’importants dégâts matériels et près de trente victimes civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une reprise des négociations ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la question est de savoir si cette accalmie n’est qu’une trêve pour poursuivre en sous-main la déstabilisation du pouvoir iranien ou s’il s’agit de l’amorce d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien. Les dires selon lesquels 400 kg d’uranium hautement enrichi auraient été transférés sur d’autres sites gardés secrets obligeraient la communauté internationale à reprendre le chemin du dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après la dénonciation de Trump de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, puis son aval aux frappes israéliennes trois jours avant une réunion irano-américaine à Mascate, la confiance entre l’administration américaine et le pouvoir iranien sera laborieuse à restaurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-et-maintenant-126638/">Le nouvel Economiste</a> le 26/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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		<title>Iran-Israël, l’engrenage funeste</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-israel-lengrenage-funeste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 09:39:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans la nuit du 12 au 13 juin, tandis que Washington et Téhéran poursuivaient leurs négociations de l’accord sur le<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/iran-israel-lengrenage-funeste/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 12 au 13 juin, tandis que Washington et Téhéran poursuivaient leurs négociations de l’accord sur le nucléaire iranien, Israël a mené des frappes militaires sur le territoire iranien au mépris du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que son Premier ministre Benjamin Netanyahou fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le pays s’engouffre dans une guerre d’agression contre l’Iran, détournant l’attention médiatique du chaos humanitaire qui règne à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capotage des négociations sur le seuil d’enrichissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Signataire du Traité de non-prolifération, et contrairement à Israël qui n’autorise pas les vérifications de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Iran a respecté l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015, comme l’attestaient les rapports de AIEA, jusqu’au retrait des États-Unis en mai 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à la dénonciation unilatérale par Washington du JCPOA [Joint Comprehensive Plan of Action, ndlr], Téhéran s’est affranchi de ses engagements en accélérant l’enrichissement de son uranium, dont le taux avoisine à présent les 60 %. Selon les experts militaires, une décision politique et quelques semaines suffiraient pour passer aux 90 % nécessaires à l’arme nucléaire. Ensuite, sa vectorisation sur des missiles nécessiterait au moins un an et demi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs semaines, les négociations irano-américaines bloquaient sur cette question décisive du seuil maximal d’enrichissement d’uranium. Alors que Washington exigeait un taux zéro, Téhéran refusait de renoncer à un taux minimum nécessaire pour le développement de son programme nucléaire civil dont il a le droit en vertu du TNP. Israël a profité de l’affaiblissement intérieur du régime des mollahs et de la déroute de ses proxys pour lancer son offensive et faire capoter les négociations dont le prochain tour devait se tenir dimanche dernier à Mascate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectifs ambigus d’Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les buts de guerre israéliens sont ambigus, oscillant entre destruction des capacités nucléaires iraniennes et renversement du régime. Pourtant, les précédents géopolitiques de 2003 en Irak et de 2011 en Libye ont révélé les conséquences dévastatrices de telles ingérences extérieures, laissant les pays à feu et à sang et créant les conditions du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sites nucléaires et militaires ont été visés par les frappes israéliennes tandis que le bilan des victimes civiles s’alourdit. L’armée israélienne s’est aussi attaquée à des infrastructures énergétiques afin d’occasionner des pénuries d’électricité et de carburant, espérant entamer le soutien du régime et provoquer des mouvements populaires. Cependant, si la population iranienne, attachée à sa souveraineté, est excédée par le régime et sa répression sanglante, elle est loin d’approuver pour autant l’ingérence israélienne. Par ailleurs, l’opération risque d’être contre-productive et de pousser l’Iran à accélérer clandestinement son programme nucléaire en se retirant du TNP, comme il l’avait menacé si la ligne rouge de frappes militaires était franchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le lendemain, l’armée iranienne a riposté en lançant des premières salves de drones puis de missiles, dont plusieurs ont percé le Dôme de fer [le système de défense aérienne mobile israélien, ndlr], et fait d’importants dégâts matériels et des victimes civiles, révélant la vulnérabilité d’Israël malgré sa suprématie militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences en cascade sur la géopolitique et le commerce mondial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet embrasement inquiète au plus haut point les puissances régionales qui voient leurs intérêts compromis, à commencer par les pays du golfe Persique pour exporter leurs hydrocarbures et réussir leur transition économique post-pétrole. L’Arabie saoudite a d’ailleurs fermement condamné l’agression israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine de son côté a dénoncé la violation de la souveraineté iranienne et appelé à un cessez-le-feu immédiat, craignant que les attaques israéliennes ne visent les installations pétrolières iraniennes. L’or noir iranien, que Pékin achète au rabais, représente près de 15 % de ses importations de brut. Si Donald Trump, en négociant avec l’Iran, espérait aussi éloigner le pays de l’orbite chinoise avec qui il avait tissé d’étroits liens durant son isolement international, l’escalade risque au contraire de renforcer l’alliance sino-iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Pakistan, qui promet de soutenir Téhéran, réclame une réunion de l’Organisation de la Coopération islamique pour s’unir contre Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran, qui a la maîtrise du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des hydrocarbures mondiaux, menace de bloquer son accès, faisant craindre à la communauté internationale une déstabilisation historique des chaînes d’approvisionnement mondial et l’envolée des prix du baril.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voix trop discrète de l’Occident</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La suite du conflit est entre les mains de Washington. Tel-Aviv l’exhorte à lui fournir des bombes GBU-57 dont il a besoin pour frapper les sites nucléaires de Natanz et Fordo profondément enfouis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas plus tard qu’il y a un mois à Riyad, Donald Trump fustigeait l’interventionnisme tous azimuts de ses prédécesseurs. Respectera-t-il son engagement électoral de ne pas mener de guerres coûteuses et inutiles ? Ou au contraire cédera-t-il aux demandes israéliennes, faisant le choix d’une déstabilisation totale du régime iranien, au risque d’un embrasement dont la région ne sortirait pas indemne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 16 juin, les membres du G7 se sont réunis au Canada sur fond d’escalade militaire entre l’Iran et Israël, au point que Donald Trump a dû quitter prématurément le sommet. Alors que les pays européens ont fustigé l’agression russe en Ukraine, leur pudeur à propos de l’agression israélienne en Iran discrédite la voix de l’Occident, qui peine de plus en plus à résonner dans le monde du fait de son indignation à géométrie variable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations civiles, iraniennes comme israéliennes, victimes de l’engrenage de la violence, restent suspendues aux prochains arbitrages politiques qui décideront de l’issue du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-israel-lengrenage-funeste-126363/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/iran-israel-lengrenage-funeste-126363/">Le nouvel Economiste</a></em> le 18/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">@Freepik</p>
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		<title>Cette guerre du Soudan qui n’en finit pas</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/cette-guerre-du-soudan-qui-nen-finit-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 09:14:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis plus de deux ans, la guerre entre les FAS (Forces armées soudanaises), armée régulière soudanaise menée par le général<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/cette-guerre-du-soudan-qui-nen-finit-pas/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de deux ans, la guerre entre les FAS (Forces armées soudanaises), armée régulière soudanaise menée par le général Al-Bourhane, et les FSR (Forces de soutien rapide), milice paramilitaire du général Mohamed Hamdan dit Hemetti, ravage le Soudan dans l’indifférence générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au carrefour du Sahel et de la Corne de l’Afrique, ce pays riche en ressources et stratégique grâce à son littoral de 800 km sur la mer Rouge est malmené par les puissances étrangères, en dépit du tragique bilan humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, un soulèvement populaire renverse la dictature d’Omar El-Béchir. Après une courte tentative de transition politique, l’armée régulière dirigée par le général Abdel Al-Bourhane et les FSR, milice issue des Janjawids qui ont participé au génocide du Darfour en 2003, fomentent un putsch en octobre 2021. Mais, dès avril 2023, cette alliance est rompue et dégénère en guerre civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partition en germe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du conflit, les FSR ont progressé à une vitesse fulgurante et se sont emparées de Khartoum, obligeant l’armée régulière à se retrancher à Port Soudan et à y transférer toutes les institutions. Cependant, au terme de lourdes offensives menées depuis septembre, le général Al-Bourhane a revendiqué le 26 mars 2025 la libération de la capitale et a réinvesti le palais présidentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dorénavant, les FSR sont concentrées au sud et à l’ouest du pays, dans la région du Darfour, où elles sont accusées par le département d’État américain de mener des actes génocidaires, tandis que les FAS, auxquelles on reproche des crimes de guerre, contrôlent le nord et l’est du pays, faisant craindre une nouvelle partition du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre des drones a étendu le champ des combats. Début mai, des attaques aériennes ont frappé des infrastructures stratégiques de Port Soudan, capitale de facto par laquelle transite l’aide humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats en soutien à la milice des FSR</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à ces attaques, l’armée régulière soudanaise a immédiatement rompu le peu de relations diplomatiques qui lui restait avec les Émirats arabes unis (EAU), qu’elle a qualifiés d’“État agresseur”. Depuis le début du conflit, Khartoum accuse l’émirat de soutenir militairement les FSR en les approvisionnant via son allié tchadien, en contrepartie de quoi Abu Dhabi profiterait du pillage des ressources aurifères organisé par les miliciens d’Hemetti. En dépit des rapports onusiens et des sanctions américaines prononcées contre plusieurs entreprises basées aux Émirats et accusées de violer l’embargo sur les armes au Darfour, Abu Dhabi continue de nier fermement ces allégations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les FAS peuvent compter sur le soutien de la Turquie et de l’Iran qui l’approvisionnent en drones, et sur l’Égypte en matière de renseignement, qui, partageant sa frontière avec l’État soudanais, redoute l’extension du conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces sur la mer Rouge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement des combats à Port Soudan, ville côtière de la mer Rouge, inquiète de plus en plus les puissances avoisinantes qui voient leurs intérêts menacés. Large de seulement 300 kilomètres maximum, la mer Rouge, par laquelle transitent plus de 12 % du commerce mondial de marchandises, est un axe maritime cardinal. Alors que les attaques des Houthis ont révélé les coûts exorbitants et les retards significatifs du détournement des navires de leur itinéraire, l’extension du conflit soudanais préoccupe la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Moscou est parvenu, en février dernier, à décrocher auprès des autorités soudanaises un accord de principe pour l’établissement d’une base militaire à Port Soudan, anticipant une éventuelle perte de ses bases syriennes de Tartous et Hmeimim compte tenu de la chute de son allié Bachar al-Assad, les récentes attaques ont révélé la volatilité de la situation, mettant à mal les ambitions russes.<br>De son côté l’Arabie saoudite espère relancer le processus de Djeddah qu’elle avait parrainé en 2023, afin d’obtenir enfin l’accalmie régionale dont elle a impérativement besoin pour mener à bien ses ambitions économiques post-pétrole et ses projets touristiques sur la mer Rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident tente la réconciliation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’aggravation de la situation humanitaire, avec 150 000 victimes depuis avril 2023, plus de 12 millions de déplacés et la moitié de la population au bord de la famine, a conduit à la tenue d’une conférence à Londres le 15 avril dernier. À l’initiative du Royaume-Uni, de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la France et de l’Union africaine, celle-ci a réuni 14 pays, dont l’Arabie saoudite et les États-Unis, pour dégager une première manne financière de 800 millions de dollars et tenter de trouver un chemin de réconciliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le général Al-Bourhane a fustigé cette tendance de l’Occident à renvoyer dos à dos l’armée régulière et les paramilitaires. Le chef des Forces armées soudanaises a multiplié les déplacements à l’étranger – en Arabie saoudite en mars, en Égypte et Turquie en avril – afin de consolider ses alliances stratégiques dont il a impérativement besoin pour faire pression sur les EAU s’il veut, à terme, négocier une sortie de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/cette-guerre-du-soudan-qui-nen-finit-pas-125970/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/cette-guerre-du-soudan-qui-nen-finit-pas-125970/">Le nouvel Economiste</a> le 05/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;©SIPA</p>
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		<item>
		<title>Pepe Mujica, le guérillero devenu chef d’État</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/pepe-mujica-le-guerillero-devenu-chef-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 10:43:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Amérique Latine]]></category>
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					<description><![CDATA[José “Pepe” Mujica s’est éteint le 13 mai 2025, à l’âge de 89 ans, emporté par un cancer de l’œsophage.<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/pepe-mujica-le-guerillero-devenu-chef-detat/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">José “Pepe” Mujica s’est éteint le 13 mai 2025, à l’âge de 89 ans, emporté par un cancer de l’œsophage. Avec lui disparaît une figure rare de la politique mondiale, un homme dont l’existence entière fut dédiée à un idéal de justice sociale, de sobriété volontaire et d’humanité. Ancien président de l’Uruguay de 2010 à 2015, guérillero devenu chef de l’État, il aura marqué son époque par la radicalité tranquille de ses engagements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 20 mai 1935 à Montevideo, José Alberto Mujica Cordano embrasse très jeune la cause révolutionnaire. Membre du mouvement Tupamaros, il passe près de 13 années en prison sous la dictature militaire, dont plusieurs dans des conditions inhumaines. De cette épreuve, il sortira sans haine, mais avec la certitude que la vie doit se vivre simplement. Ce n’est pas une apologie de la pauvreté mais un choix éthique : “je ne suis pas pauvre, pauvre est celui qui a besoin de beaucoup” disait-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ascension politique guidée par l’humilité et la résilience</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Élu député en 1995, puis ministre de l’Agriculture en 2005, il accède à la présidence en 2010 sous la bannière du Front large (gauche et centre-gauche). À la tête de ce petit pays d’Amérique latine, il gouverne avec un mélange inédit de pragmatisme et de radicalité. Il légalise le cannabis, une première mondiale, il dépénalise l’avortement en 2012, ouvre le mariage aux couples homosexuels en 2013 et défend un socialisme ouvert à l’économie de marché, plaçant toujours l’être humain au centre. De ce fait, au travers de ces mesures, l’Uruguay se place à l’avant-garde des droits civiques en Amérique latine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, l’Uruguay sous son mandat maintient une croissance stable, avec un taux de chômage tombé à 6 % en 2014 et un salaire minimum revalorisé. D’une part, il encourage l’investissement dans les énergies renouvelables – en 2015, plus de 50 % de l’électricité provenait du vent et du solaire. D’autre part, le “Plan Juntos” fut renforcé sous son mandat, bâtissant des logements sociaux pour les plus démunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie de simplicité au service de la collectivité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais plus que ses réformes, c’est son mode de vie qui fascine. Surnommé “le président le plus pauvre du monde”, il refuse les fastes du pouvoir, vit dans une ferme modeste à Ricon del Cerro, roule dans une Coccinelle usée, reverse près de 90 % de son salaire à des programmes de logement social. Son austérité est un message : il veut incarner un autre rapport au pouvoir et au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, lors d’un discours retentissant à Rio+20, il fustige le consumérisme et l’idolâtrie du marché. L’année suivante, à la tribune de l’ONU, il accuse l’économie mondiale d’épuiser la planète au nom d’une croissance sans fin et exhorte à “repenser le dieu du marché”. Ces prises de paroles, rares et percutantes, ont fait de lui une conscience universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, Pepe Mujica n’a jamais cherché la gloire. Il aura pourtant inspiré bien au-delà de l’Uruguay, en démontrant que la politique pouvait encore être un acte de service et de sincérité. Jusqu’à la fin, il aura porté la voix des humbles et des oubliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Violette Froger</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/pepe-mujica-le-guerillero-devenu-chef-detat-125941/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/pepe-mujica-le-guerillero-devenu-chef-detat-125941/">Le nouvel Economiste</a></em> le 03/06/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">©SIPA</p>
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		<item>
		<title>La délicate reconstruction de l’État libanais</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Samedi 24 mai se tenait le dernier tour des élections municipales libanaises, une première pour la population qui n’avait pas été consultée localement depuis 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’allié gouvernemental, les Forces libanaises, a enregistré des victoires face à son adversaire le Courant patriotique libre dans les régions chrétiennes, à l’exception de la municipalité de Jezzine, le Hezbollah conserve un soutien populaire significatif, comme en témoignent ses victoires dans ses localités historiques du sud-Liban, malgré une forte abstention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le gouvernement s’attelle à la lourde tâche de reconstruire l’État libanais, la tenue d’élections a été perçue comme un signe positif. Dès son investiture en janvier dernier, le président Aoun, ancien commandant en chef de l’armée libanaise, s’est fixé un double objectif : restaurer l’État régalien en désarmant les milices et endiguer la crise économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président Aoun renoue les liens diplomatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient des fragiles équilibres politiques et sociaux et redoutant une nouvelle guerre civile, le président libanais s’est prononcé avec précaution en faveur du désarmement du Hezbollah, qu’il dit vouloir mener par “un dialogue bilatéral”. La milice chiite est largement affaiblie militairement depuis l’offensive d’Israël et la chute du régime de Bachar al-Assad par lequel transitait son approvisionnement auprès de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Joseph Aoun a renoué avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, en convenant les 21 et 23 mai derniers de désarmer, à compter de mi-juin, les camps de réfugiés palestiniens au Liban, administrés par les organisations palestiniennes. Mahmoud Abbas, dont la crédibilité pour incarner l’interlocuteur palestinien est souvent mise en doute, espère restaurer sa représentativité face aux autres factions comme le Hamas et le Jihad islamique dont l’influence progresse dans les camps de réfugiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise en main est fortement encouragée par les États-Unis et les pétromonarchies arabes du golfe Persique qui y conditionnent leur assistance économique. Lors de son discours devant le Forum économique américano-saoudien, le président Trump a fustigé le Hezbollah, se disant désormais “prêt à aider le Liban”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, le président libanais entend bien profiter de la récente recomposition des rapports de force régionaux et du recul de l’influence iranienne pour restaurer des relations diplomatiques avec les pétromonarchies arabes du Golfe. Alors qu’il réservait sa première visite officielle à l’étranger au royaume saoudien, le président Aoun a enchaîné depuis les déplacements au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, espérant séduire des investisseurs et obtenir des aides financières dont dépend fortement l’économie libanaise, exsangue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement financier de 2019, l’explosion du port de Beyrouth, l’offensive israélienne et le blocage institutionnel jusqu’à la récente désignation du président Aoun en janvier 2025, ont plongé le pays dans une crise sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des efforts du nouveau gouvernement et de son jeu d’équilibre, l’avenir du Liban demeure incertain. Le gouvernement parviendra-t-il à imposer au Hezbollah l’abandon total de son arsenal militaire ? Quant à Israël, rien n’indique pour l’instant son respect total du cessez-le-feu de novembre dernier. Enfin, à la veille de l’arrivée d’une délégation du FMI, ce 28 mai 2025, le gouvernement libanais redouble d’efforts pour afficher sa bonne volonté, espérant enfin décrocher un accord de prêt tant attendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Sixtine Dupont</em> dans <em><a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-delicate-reconstruction-de-letat-libanais-125829/">Le nouvel Economiste</a></em> le 29/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph"> © SIPA</p>
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		<title>La suprématie militaire aérienne de l’Occident abattue en plein vol</title>
		<link>https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-suprematie-militaire-aerienne-de-loccident-abattue-en-plein-vol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ardavan Amir-Aslani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 11:40:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[L’affrontement aérien qui a opposé, le 7 mai dernier, des avions indiens et pakistanais au-dessus du Cachemire aurait pu n’être<a href="https://www.ardavan-amir-aslani.com/la-suprematie-militaire-aerienne-de-loccident-abattue-en-plein-vol/" class="small">&#160; ... <i class="fa fa-arrow-circle-right"></i></a>]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">L’affrontement aérien qui a opposé, le 7 mai dernier, des avions indiens et pakistanais au-dessus du Cachemire aurait pu n’être qu’un épisode de plus dans le conflit vieux de soixante-quinze ans. Mais la chute d’un Rafale français, abattu par un chasseur J-10C chinois, a transformé cet incident en un séisme stratégique. Pour la première fois, en presque un siècle, un appareil occidental de premier rang a été neutralisé en combat réel par un concurrent asiatique. Un symbole qui marque l’avènement d’un monde multipolaire dans l’industrie de la défense et qui interroge la supériorité technologique longtemps tenue pour acquise par les armées occidentales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vitrine inespérée pour son complexe militaro-industriel chinois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rafale, fleuron de Dassault Aviation, incarne l’excellence aéronautique européenne. Doté d’une avionique de pointe et d’une polyvalence reconnue, il figurait parmi les chasseurs les plus redoutés au monde. Son apparente vulnérabilité face au J-10C, un appareil de génération 4.5 développé par la Chengdu Aircaft Corporation, balaie des certitudes ancrées dans les états-majors occidentaux. Les détails de l’interception restent disputés : Islamabad affirme avoir abattu trois avions indiens, dont un Rafale, tandis que New Delhi minimise ses pertes. Mais les analyses concordent sur un point : le missile PL-15, d’une portée supérieure à 200 km, et le radar AESA du J-10C ont joué un rôle décisif. Cette première validation opérationnelle de ces systèmes face à un adversaire de haut niveau érode le mythe de l’invulnérabilité des avions occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Pékin, l’évènement est une aubaine. La Chine, déjà premier exportateur d’armes vers le Pakistan – 82 % des importations militaires pakistanaises en 2024 selon le Sipri (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm) – y trouve une vitrine inespérée pour son complexe militaro-industriel. Longtemps perçue comme une puissance “copiste”, la Chine démontre sa capacité à développer des technologies rivalisant, voire dépassant, celles de l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le J-10C, moins coûteux et sans contraintes politiques, séduit des pays africains et moyen-orientaux. La bourse de Shanghai a d’ailleurs enregistré une hausse de 8 % des actions de Chengdu Aircraft la semaine suivante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un nouvel équilibre des forces</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évènement a provoqué une onde de choc à Paris, Bruxelles et Washington. La supériorité aérienne occidentale, pilier des doctrines de l’Otan, se voit contestée. Les alliées des États-Unis en Asie-Pacifique pourraient réévaluer leurs achats d’avions de combat. Les performances chinoises obligent l’Occident à accélérer ses programmes de guerre électronique. Le projet européen FCAS (Futur Combat Air system) pourrait être redimensionné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde, humiliée, envisage d’acquérir des Awacs et des F-35 américains pour contrebalancer la menace. Une aubaine pour Washington dans sa stratégie d’endiguement de Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du militaire, l’incident consacre un basculement géopolitique. La Russie perd du terrain en Inde au profit de la France et des États-Unis. La Chine, elle, s’impose comme une puissance capable de fournir des armements compétitifs et désormais éprouvés au combat. Pour Pékin, le message est clair : la hiérarchie des puissances aéronautiques n’est plus figée. Un monde qui change…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ardavan Amir-Aslani et Violette Froger</em> dans <a href="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-suprematie-militaire-aerienne-de-loccident-abattue-en-plein-vol-125709/" data-type="link" data-id="https://www.lenouveleconomiste.fr/la-suprematie-militaire-aerienne-de-loccident-abattue-en-plein-vol-125709/"><em>Le nouvel Économiste</em></a> le 26/05/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">© SIPA</p>
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